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Don't be afraid| Ralene
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 :: Flashback & Flashforward :: Les souvenirs
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MessageSujet: Don't be afraid| Ralene Sam 27 Aoû - 5:36

Don't be afraid
Jolene & Rafael
Les gardes de nuits sont imprévisibles. On ne peut jamais savoir sur quoi on va tomber. La nuit, les voyous sortent, les rues se transforment soudainement en un amas d'ombres plus suspectes les unes que les autres. Auparavant, je faisais partie intégrante de ces ombres, me disais-je à moi-même, regardant les ruelles par la fenêtre de la voiture de patrouille. De telles pensées me plongent dans mon passé et je finis par secouer la tête, essayant de chasser mes démons tant bien que mal. En réalité, on ne peut jamais savoir sur quoi on va tomber, peu importe le moment de la journée, quand on fait ce métier. Tous les jours sont bien remplies par des situations plus singulières les unes que les autres. La routine, ça n'existe pas dans la police. Par contre, la nuit a toujours été propice aux délits. Il faut croire que la noirceur de la nuit arrive à rassurer les criminels, leur faire croire que jouer avec le feu n'aura aucune conséquence.... Les humains peuvent êtres si stupides parfois -pas juste parfois, après mûre réflexion. Ce soir, nous n'avons pas eu d'appel majeur. C'est dans ces moments que je m'accorde le plaisir de penser à ma fiancée, l'amour de ma vie. Ouais, je n'en ai pas forcément l'air, mais je suis fou amoureux d'elle. Elle est policière, tout comme moi, mais elle ne travaille pas aujourd'hui. Buvant une gorgée de café,  j'essaie de ne pas tout recracher sur le tableau de bord lorsque mon coéquipier me sort une blague. Je suis encore un bleu, une recrue, alors je dois faire équipe avec un ancien. Heureusement, je suis tombé sur un mec sympa.

Les rues se succèdent et je garde l’œil ouvert, cherchant le moindre détail suspect. Je préfère rester sur les gardes, au cas où. Puis, une voix familière résonne dans la voiture, on nous signale une situation d'agression à seulement quelques rues de notre position actuelle. Mon coéquipier s'empressa répondre que nous nous rendons immédiatement sur les lieux, activant gyrophares et pesant sur le champignon. Je me prépare mentalement à avoir à gérer ma première agression alors que nous arrivons rapidement à l'endroit indiqué un peu plus tôt.  White stationne rapidement la voiture de patrouille et se tourne vers moi. Alors,  Santos, c'est ta chance de m'impressionner. Il choisit se moment précis pour sortir de la voiture, me laissant les yeux écarquillés et le cœur battant la chamade. Une fois avoir pris une grande respiration, je me lance à mon tour. Je lève la tête, marche avec assurance et me dirige vers un petit attroupement de personnes, espérant y trouver la victime.

Pour toi ma douce:
 
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MessageSujet: Re: Don't be afraid| Ralene Mar 30 Aoû - 11:44

Don't be afraid
Jolene & Rafael
Je suis à San Francisco depuis un mois maintenant et je commence enfin à prendre marque dans cette grande ville. Je me suis habituée aux cables cars, à marcher trois kilomètres dans une rue en pente sans finir essoufflée tout en haut, à ne pas confondre les différentes lignes de métro dans la précipitation et surtout, je ne me suis pas perdue pour aller à la fac. Je viens de vivre plus d’un an en cavale, à parcourir le monde à pied avec un seul sac à dos comme simple bagage. Et m’installer de facon sédentaire pour l’université me semble irréaliste. Mais Mamie voulait que j’aille à la fac. Elle m’a dit que c’était important, que j’en avais besoin.  Alors j’y vais. Majeur en communication événementielle, mineure en littérature. La semaine des confréries vient de se terminer, et même si les Monroe sont alléchants, les Parks m’ont conquise. Pour être sincère, je ne sais pas encore si je vais intégrer une confrérie. Mais si je dois, mon choix se porte indéniablement chez les Parks. Ils correspondent en tout point à ma façon de penser, ont les mêmes idéologies que moi, défendent les mêmes valeurs. Et je crois que dans le fond j’ai besoin d’appartenir à une confrérie, vous voyez ? D’avoir un semblant de famille, une stabilité qui m’empêcherait de tout claquer sur un coup de tête. Ce n’est pas ce que je recherche dans l’immédiat, mais les différents voyages que j’ai pu faire cette année, puis rentrer à Santa Fe pour déménager, m’ont rappelé que ce n’est pas parce que je n’ai plus de famille sur le sol américain que je ne peux m’en trouver une. Au contraire. Et, ne plus dépendre que de moi-même, avoir quelqu’un sur qui me reposer, bh ça me manque un peu. À seulement dix neuf ans, fatiguer comme je le fais, ce n’est pas normal.

Ce soir, j’ai assisté à une nouvelle soirée mais je ne me sentais pas à ma place. Quelque chose me gênait dans l’ambiance alors j’ai préféré partir. Un couple sympa m’indique que je dois rejoindre la grande route si je veux trouver un taxi. J’en ai pour quinze minutes à pieds. J’enfile ma veste, récupère mon sac et je sors sans avoir dit au revoir. Il n’est que vingt-deux heures et ils sont déjà tous défoncés. Dehors, je mets mes écouteurs, mon GPS en route et je prends la route. Je sens derrière moi une présence, mais ne me retourne pas. Au contraire. Mieux vaut que je continue de marcher sans leur prêter attention. Tant qu’ils ne m’adressent pas la parole, je ne risque rien n’est-ce pas ? Je la sens mal cette histoire. Je coupe carrément la musique et accélère légèrement le pas. Il ne faut pas que je montre que j’ai peur parce que pour le coup, je flippe salement. Je ressers ma veste autour de moi et tourne dans une rue un peu plus éclairée. Il ne fait pas froid et pourtant, j’ai frissons sous mon jean et mon t-shirt. De mauvais frissons. J’entends siffler. J’avale difficilement et continue d’avancer. « Hé miss, tu veux pas faire un peu de route avec nous ? » Ne pas répondre, continuer d’avancer. « Hé, tu pourrais répondre quand on te parle non ? » Je tente de sourire et me retourne, tout en continuant de marcher. Si je leur réponds, ils me laisseron tranquille ? Je sursaute presque en voyant qu’ils sont quatre. Ne pas afficher ma peur. Continuer d’avancer. « Désolée les gars, je suis pressée ! » Je reprends mon chemin, et je n’ai pas le temps de souffler que l’on m’attrape le bras. « Non, s’il vous plait, les gars... » « Quoi, on n’est pas assez bien pour toi, poupée ? » Je tremble. Un gars fait un mouvement brusque et c’est mon nez qui se mange son coude. Je sens le sang couler, et des larmes qui coulent. Ça fait mal, mais je me retiens. Ça m’a légèrement assommée, et je commence à somnoler. J’ai l’impression d’assister à la scène. Je vois le gars me donner des claques pour me tenir éveillée, un autre me donner des coups dans les côtes. La douleur se fait de plus en plus vives. J’entends les insultes qui pleuvent en même temps que les coups. Et par dessus, j’entends une voix plus grave, plus vieille, qui gueule, et des gyrophares au loin. Cessez ce boucan, mon crâne me fait mal.

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MessageSujet: Re: Don't be afraid| Ralene Sam 10 Sep - 16:32

Don't be afraid
Jolene & Rafael
Les gens ont toujours la fâcheuse habitude d'empiéter sur l'espace vitale de la victime. Je veux bien croire qu'ils n'ont que de très bonnes intentions, mais la pauvre doit avoir besoin de calme. Il est toujours délicat d'intervenir dans des situations d'agression. Personne ne réagit de la même façon face à une telle situation : état de choc, déni, panique et même de la violence. Je n'ai pas l'impression que la petite soit sur le point de frapper quelqu'un, mais sait-on jamais. J'aperçois de loin une chevelure brune. J'accélère le pas. Du coin de l'oeil, je vois déjà White qui parle à un homme -probablement celui qui a appelé les secours. Le temps que l'homme appelle la police et que nous soyons avertis, il est clair que le ou les agresseurs sont malheureusement déjà très loin. Cela ne nous empêchera pas de tout faire pour les retrouver. J'espère que nous pourrons dresser un portrait robot digne de ce nom. Je me racle la gorge en arrivant tout près et je parle d'une voix ferme sans être agressive. Écartez-vous Messieurs Dames. Que ceux qui ont vu la scène se mettent à ma droite, d'autres policiers arriveront pour prendre vos dépositions. Les autres, vous pouvez rentrez chez vous, la situation est sous contrôle. Merci. Ils finissent par s'écarter et j'arrive enfin à voir les dégâts. Mettant un genou à terre, je serre les dents en voyant son visage en sang. Jamais je n'arriverai à comprendre. Non, je n'arriverai jamais comprendre pourquoi l'humain est un être si cruel et empathique à la fois. Au fond, nous ne sommes pas mieux que les animaux. En quelques secondes à peine, j'arrive à évaluer en partie l'état physique de la jeune femme. Du sang s'est écoulé de son nez, signe qu'elle a eu un sacré coup. Elle est amochée, mais le pire est à venir. Demain, des ecchymoses commenceront à se former sur sa peau. Elle passera d'une peau laiteuse à des taches violacées pas très jolies à voir.  

En évitant de la toucher, j'essaie d'avoir un contact visuel. Genou à terre, je me suis abaissé à sa hauteur. Il est primordial qu'elle comprenne que je n'exerce aucune forme de domination sur elle. Plus important encore, elle doit savoir que je n'en ai aucunement intention. La voix dont j'ai usé un peu plus tôt se transforme. Les mots sortent de ma douche comme une caresse. Salut ma belle, moi c'est Rafael. Tu es en sécurité maintenant. L'adrénaline créée par son agression doit encore être fortement concentré dans son système sanguin. Elle doit prendre de grandes respirations et se détendre... ce qui n'est pas chose facile après un tel événement. Tout va bien aller. L'ambulance est en route. Ils vont bien s'occuper de toi et, nous, on va s'occuper de choper le ou les responsables. Mon cœur se serre et je sens l'empathie déborder de partout. Je dois faire quelque chose. Instinctivement, j'enlève ma veste et la pose sur ses épaules pour la réchauffer, la réconforter. Dis-moi, ma belle, comment t'appelles-tu? Toujours d'une voix calme et douce,  je continue à lui parler, j'essaie de lui changer les idées. Tu te sens assez forte pour te lever? On va aller dans un endroit plus calme. Du coin de l'oeil, je vois l'ambulance arriver et je leur fais signe de la main, histoire qu'ils viennent à notre rencontre.

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MessageSujet: Re: Don't be afraid| Ralene Sam 17 Sep - 11:00

Don't be afraid
Jolene & Rafael
J’entends des cris, une voix grave. Elle ressemble pas à celles des gars. Non cette voix est plus grave, plus imposante. Elle fait frissonner. Pourtant, elles ne sonnent pas comme le glas de mon existence. Au contraire. Comme la sirène qui vient me sauver. Elle m’empêche de sombrer cette voix. J’essaie de me concentrer dessus. Je tente de déchiffrer ses paroles. C’est dur parce qu’il a un accent du sud. Mississippi, je dirais. Les gars, ils sont en train de gueuler, mais j’entends le mot police ? Et batte de baseball ? Je ne comprends pas. Les flics arrivent avec une batte ? C’est improbable ! Je reçois un dernier coup dans les côtes et la voix ténir hurle cette fois. Elle est très proche. J’ai l’impression qu’il est au dessus de moi. J’essaie d’ouvrir les yeux, mais je n’y arrive pas. J’ai mal. Merde. Qu’est-ce qu’ils m’ont fait ? Je sens ma respiration se saccader et je n’arrive pas à lui faire reprendre un rythme normal. Ma respiration s’accélère et je m’étouffe avec ma propre salive. En fait, c’est mon corps entier qui ne veut pas répondre. Merde, je fais quoi ? Y a un silence autour de moi, c’est encore plus flippant. Je me concentre de toute mes forces et j’arrive à ouvrir mes yeux. Pas entièrement, parce que ça fait trop mal, mais assez pour voir. Les lampadaires m’agressent les pupilles et je vois flou. Très flou. Une personne, un homme, s’approche de moi. Je ne sais comment mon corps réussit à bouger mais je me retrouve assise sur le trottoir alors que je me trouvais allongée. L’homme lève les bras en l’air, signe qu’il vient en paix. Quelques secondes plus tard, j’entends une sirène au loin, qui se rapproche rapidement, et des gens qui arrivent. Malgré la douleur, j’arrive à mettre mes jambes contre mon torse, vaine tentative à me protéger. Les gens se rapprochent et je les entends murmurer. Dégagez. Laissez moi mourir.

Un homme se positionne devant moi. Ce n’est pas le même que tout à l’heure. Je me recule encore et un peu plus mais le moindre geste me fait mal. J’entends des murmures et la voix du nouvel homme. Elle est imposante, ferme, autoritaire. Il doit exercer une autorité dans le coin, je ne sais pas, je ne vois quasiment, c’est toujours flou. J’ai l’impression de respirer, de moins étouffer. Je crois que les gens se sont écartés. Sauf le gars. Il est toujours là. Je ferme les yeux et les réouvre. Je vois un peu mieux. Le gars, c’est un jeune. À peine plus âgé que moi. Comment se fait-il qu’il ait une autorité sur les gens ? Je remarque son insigne. C’est un policier. Je suis à deux doigts de pleurer mais mes glandes refusent de verser une seule larme. Du coup, ce sont des sanglots désastreux qui s’échappent, des tremblements bizarres qui font mal aux côtes. Sa voix est douce d’un coup. Je respire tant bien que mal. Rafael. Il s’appelle Rafael. Je suis en sécurité ? Je crois. Je ne sais pas. J’entends un bruit derrière moi, et je sursaute violemment. Oh merde. J’ai peur. Reprends toi Jolene ce n’était qu’un chat. Je sursaute de nouveau quand je sens qu’on me touche. Qui. Pourquoi. Ne me touchez pas. Je me calme tant bien que mal quand je remarque que c’est Rafael qui vient de me poser sa veste sur les épaules. Respire Jolene. Choper les responsables. Je ris, mais c’est plus un rictus. Mes joues me font trop mal. Ma mâchoire. Oh les fils de pute. Je touche ma mâchoire, et mes yeux pleurent de douleur. « Jolene. Je m’appelle Jolene. ». Parler me fait mal. Respirer me fait mal. J’ai envie de dormir. Ma tête me fait un mal de chien. Ambulance ? Il faut me lever ? Je ne sais pas si j’ai la force. Je capte le regard de Rafael. Je n’ai pas la force de me lever. Même plus la force de vivre en fait. Rester ici sur ce trottoir jusqu’à ce que je devienne un légume me semble une bonne idée. Rafael a dû lire dans mes yeux ou par je ne sais quelle télépathie ma détresse. Il me tend la main et je l’attrape. Son toucher me fait mal mais je sais que je suis en sécurité avec lui. Il m’aide à me relever et tant je tremble, je manque de tomber. Alors je m’accroche à son bras. Je crois que je lui fais mal tant je sers fort. Mais j’ai trop peur. De faire un pas. De tomber sur eux. À leur pensée, j’ai envie de vomir. Et ça ne manque pas. Je m’arrête pour vomir sur le bas côté. L’acide me brûle la gorge, et c’est bien pire que tout ce que j’ai pu connaitre. La bile me rappelle à quel point j’ai été souillée. Je me dégoûte. Je marche tant bien que mal vers l’ambulance où il m’attende. Ils m’allongent sur une civière et leur lumière me fait mal. Elle est trop lumineuse. Je revois flou. Je les entends demander au policier de descendre. Non. Non. J’attrape sa main avant qu’il me monte dans le camion. « Reste avec moi s’il te plait. » Parler me fait mal. Je lui serre la main, un peu trop fort. Mais il a dit que j’étais en sécurité avec lui. Alors s’il te plait, reste avec moi.


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MessageSujet: Re: Don't be afraid| Ralene Dim 2 Oct - 18:22

Don't be afraid
Jolene & Rafael
Nerveuse, elle l'est. Un simple bruit fait sursauter la petite brunette, tremblante de peur après cette expérience des plus traumatisantes. La pauvre, personne ne devrait vivre ça. La colère s'empare de moi. J'ai envie de cogner sur quelque chose, histoire de me défouler avant de reprendre le contrôle de l’intervention. Non, je ne le ferai pas. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Qui sait ce qu'elle a réellement vécu? Le plus important n'est pas ce que je ressens, mais bien ce qu'elle ressent. Je dois l'aider. Je veux l'aider. Son état en dit long, certes, mais il peut se passer tellement de choses avant que les secours arrivent... tellement de choses. J'ai hâte de démystifier tout ça, hâte de passer les menottes aux coupables. Peut-être ont-ils tentés de la violer? Peut-être ont-ils réussi? Une telle penser me fait frémir de dégoût et de colère. J'essaie tant bien que mal de prendre la situation en main. Lorsque je pose ma veste sur ses épaules, elle sursaute et mon cœur se serre alors que je fige, incapable de respirer. Je me reprends très vite, reprenant un regard tendre. Bien que ce soit la première fois que j'interviens dans une telle situation, je ne dois pas oublier ce que j'ai appris auparavant.  Putain calme-toi Rafael! Tu es policier! Je note intérieurement de ne pas faire de mouvements qui puissent être ambiguë à son égard. Je veux qu'elle se sente en sécurité. Jolene. Elle se prénomme Jolene. Voilà, ça c'est une très bonne chose. Elle est en état de choc, mais elle est au moins capable de se rappeler de son prénom. Dans un coin de mon esprit, j'entends une voix chanter : « Your beauty is beyond compare with flaming locks of auburn hair... with ivory skin and eyes of emerald green.» Voilà un prénom facile de retenir, pensais-je. L'ambulance arrive rapidement et je dois demander à la victime de bien vouloir me suivre. Dans l'état dans laquelle elle se trouve, je doute qu'elle en ait la force, mais je tente tout de même. Un simple regard suffit. Les yeux sont le miroir de l'âme dit-on. Je vois très bien de quoi il s'agit en cet instant précis. La jeune femme réussit à me transmettre sa détresse en un seul regard et je sens ses émotions m'envahir comme s'ils étaient miens. Je hoche la tête en silence pour lui dire que j'ai compris. Puis, je lui tends la main lentement.

La pauvre s'accroche à moi comme à une bouée de sauvetage, trop faible pour parcourir la distance toute seule. Vu son état, elle doit avoir mal partout - et pas qu'un peu. Si je n'avais pas peur de la brusqué, je lui aurais évité un tel supplice en la prenant tout simplement dans mes bras, mais je n'irai pas jusque-là. Non. On s'arrête un instant pour la laisser vider ses tripes au sol, alors que je tiens ses cheveux pour éviter un dégât. Je préfère ne pas la toucher, caresser doucement son dos, car cela lui ferait plus de mal que de bien malheureusement. «On y est presque ma belle», dis-je pour l'encourager. En effet, l'ambulance n'est qu'à quelques pas et elle sera enfin arrivée. «Voilà» Les ambulanciers prennent la brunette en charme, la couchant sur la civière et l'emmitouflant dans une couverture en laine. Le responsable me dit qu'ils prennent la relève et que je peux sortir maintenant. Je hoche la tête respectueusement en m'écartant un peu pour qu'ils puissent monter la civière en arrière. Je n'ai aucun doute là-dessus, l'ambulancier saura gérer la situation. Cependant, c'est alors que je sens une main frêle serrer la mienne. « Reste avec moi s’il te plaît. » Du coin de l'oeil, je demande une permission silencieuse de la part de l'ambulancier et il finit par hocher la tête quelques secondes plus tard, avant de monter une bonne fois pour toute la jeune femme dans le véhicule. Le professionnel s'installe à côté du lit et commence son inspection pour évaluer l'ampleur des dégâts. Moi, je suis à côté, essayant de ne pas nuire à l'ambulancier. Ma main toujours dans la sienne, je garde le silence. Le mec poursuit son évaluation en auscultant avec son stéthoscope les poumons, en faisant de la percussion pour déceler des anomalies et en finissant par la palpation, qui semble très douloureux pour Jolene. Sérieux, l'ambulancier lui demande si elle a été violé. Je n'ai pas envie d'entendre la réponse... Nous arrivons rapidement à l'hôpital où ils l'installent dans un lit à l'urgence. Je soupire, m'assois sur une chaise tout près. Mon boulot serait de prendre sa déposition, de lui poser des questions sur les événements, mais je ne crois pas que ce soit le bon moment. «Tu devrais te reposer. Profites de ce moment, parce qu'il sera bref. À moins que tu tiennes à parler des événements tout de suite...?» Je resterai patient, peu importe ce qu'elle choisira, car nul devrait avoir le droit de la forcer à faire quoi que ce soit. «Voudrais-tu que j'appelle des membres de ta famille, pour les prévenir?»

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MessageSujet: Re: Don't be afraid| Ralene Dim 16 Oct - 3:53

Don't be afraid
Jolene & Rafael
Jolene. Je m’appelle Jolene. Je viens d’avoir vingt-et-un an. Je suis originaire de Santa Fe, je reviens d’un voyage d’un an à travers l’Europe. La semaine prochaine, je commence les cours à la San Francisco State University, première année undergraduate en communication. Et je me répète ce paragraphe en boucle parce que c’est la seule chose que je connais sincèrement et qui n’est pas souillé. Je m’appelle Jolene Fran Larsen et je viens d’être agressée pour avoir dit non à des gars dans la rue.

Mes côtes me rappellent à l’ordre et me ramènent sur la terre ferme où je viens d’être prise en charge par les ambulanciers. Rafael est resté avec moi et sa main n’a pas quitté sa place, c’est-à-dire, accrochée à la mienne. C’est plutôt le contraire. Je suis accrochée à lui, et je dois probablement lui faire mal avec mes ongles. Si c’est le cas, il n’en dit rien. Je ne sais comment je pourrai lui faire de mal. C’est déjà un exploit que j’arrive à lui serrer la main tant je me sens vidée d’énergie et de force, alors lui faire mal.. au delà de mes capacités au moment présent. La lumière de l’ambulance est beaucoup trop forte pour mes yeux qui ne voient déjà rien. Je pense à la migraine de demain, à la douleur lancinante qui me donnera envie de gerber mes tripes encore et encore, de taper ma tête contre le mur jusqu’à ce que je m’endorme. Je ne pense pas correctement. Mon corps entier me hurle de l’abandonner et je ne pense qu’à ma migraine de demain. Mon dieu, mon corps. Je n’ose imaginer à quoi ressemble-t-il en ce moment. Chaque contact, même léger, que la main de l’ambulancier fait sur ma peau est une décharge électrique qui me donne la sensation de me faire électrocuter en pleine centrale. Le choc froid du stéthoscope contre ma poitrine me donne des frissons violents qui m’hérissent l’échine en quelques micro-secondes et je sens ma tête tourner de plus en plus vite. Les secousses du camion n’arrangent rien et c’est un miracle que je ne déverse pas ma bile sur les chaussures propres de celui qui s’occupe de moi. Je sers plus fort encore la main de Rafael quand il me palpe le torse. Que cette torture finisse, s’il vous plait. La douleur est si vive, j’ai l’impression que l’auscultation dure des heures et pourtant, cela ne dure que quelques secondes. Je respire quand je ne sens plus ses mains sur mon corps. Et je me rends compte que je retenais ma respiration tout le long. « Avez-vous été violée ? » Des frissons d’horreur apparaissent sur tout mon corps et je sens la bile me brûler l’estomac, l’oesophage pour finalement ne pas sortir. Mes yeux se remplissent d’eau plus vite qu’il ne faut de temps pour l’écrire. Ma respiration se saccade. Je secoue la tête vivement, rejetant cette hypothèse. Non. Non je n’ai pas été violée. Mais. Si le barman n’avait pas été là ? L’aurais-je été ? Non, je ne peux pas penser à ça. Non. Je n’ai pas été violée.

Je sens l’ambulance ralentir, puis s’arrêter. Tout se passe très vite. Je suis descendue du véhicule et autour de moi les paramédicaux transmettent les informations sur mon état aux médecins de garde cette nuit aux urgences. J’ai perdu Rafael, sa main a quitté la mienne et je suis à deux doigts de faire une crise d’angoisse tant tout bouge en accéléré autour de moi. On me place dans un coin et je cherche partout des yeux le policier. Je me flagelle mentalement. Sois plus forte Jolene. Tu peux y arriver sans lui. Tu n’as besoin de personne. Seulement, là, je suis trop fatiguée. J’ai besoin que quelqu’un me donne sa force, ou devienne mon proxy, soit fort à ma place. Je n’ai plus l’énergie pour. Je tourne la tête et je vois Rafael assis sur une chaise, tout près. Ma respiration reprend un rythme à peu près normal, à cause de la douleur au niveau des côtes. Je regarde un peu mieux Rafael. Il doit être à peine plus âgé que moi. Il sort probablement de l’Académie. Je suis très certainement son premier cas d’agression. Il doit probablement espérer rentrer au plus vite chez lui.

Je tousse, plusieurs fois afin de réveiller mes cordes vocales et là encore, elles ont du mal. Ma voix est faible, rocailleuse, à peine inaudible et compréhensible. Est-ce que je veux en parler ? Je dois en parler maintenant, je sais que je dois en parler maintenant, que j’en finisse le plus vite avec cette histoire. Mais j’ai besoin de dormir. « Non.. non, je veux me reposer avant, s’il vous plait. » J’ai dans la gorge ce goût amer de faiblesse. Ce n’est pas moi. Je viens de passer un an à voyager toute seule en Europe, seulement accompagnée de mon sac à dos. Et à peine arrivée sur San Francisco, on me détruit tout espoir de vivre correctement. Karma’s a bitch. À la question de Rafael, je fonds en larmes. Littéralement. Je suis prise de hoquet. Des membres de ma famille.. ils sont tous morts ou habitent au Danemark ? Je ne connais personne sur San Francisco, ou du moins, pas encore assez bien pour qu’ils viennent assister à ma déchéance. Je m’arrête, tant bien que mal, et attrape un mouchoir. Je me mouche, aussi élégamment qu’un poilu et me redresse sur le lit, difficilement, oubliant que je souffre littéralement à chaque geste. « Je.. non, je n’ai personne. Je suis seule. » Quelle triste réalité. Quelle triste vie ma pauvre Jolene. Seule. Tu es seule.

Des infirmiers viennent me prendre en charge. Je dois passer plusieurs scans et autres examens, je ne comprends rien. Je suis assommée par les différents cachets et doses de morphine que l’on m’a injecté et c’est à peine si je me rends compte de ce qu’il se passe. On me pose des questions, je réponds machinalement. On me demande de faire quelque chosd, j’agis sans réfléchir. Les connards m’ont enlevé toute envie de me battre. Je ne vis plus. Je survis. La batterie d’examen se poursuit et ce n’est qu’en voyant Rafael faire les cents pas devant mon lit que je me rends compte que je suis dans une chambre. J’ouvre un peu mieux les yeux, et je me sens faiblement plus légère. Je me sens toujours souillée, détruite, mais dans une propreté médicinale. Mes plaies sont couvertes, je suis reliée à des perfusions, et surtout, je suis changée. Quand je vois l’heure affichée sur le cadran, je me rends compte que j’ai dormi. Je ne suis pas plus en forme que tout à l’heure. Je n’ai toujours pas d’énergie. Je me redresse sur le lit. « Si vous ne les retrouvez pas, il se passe quoi ? »
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