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Los chicas de l'ananas • caroline & nate.
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 :: University of San Francisco :: South East Quad
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MessageSujet: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Mar 20 Sep - 0:00
Los chicas de l'ananas

Aujourd’hui est une bonne journée. Je commence par trois de littérature moderne, et j’enchaine avec deux heures de droit et sécurité. J’ai ensuite trente minutes pour manger, et je reprends avec quatre heure de scénographie. Quatre putain d’heure à se prendre pour un metteur en scène. Après ces quatre heures douces qui vont marquer mes cernes comme deux oeils au beurre noir, j’enchaine avec une heure de soutien pour un première année – argent de poche, on le trouve où on peut. Et après cette heure, je vais probablement remplacer une collègue dans un bar. J’attends sa confirmation ce soir. Je prie pour qu’elle me dise qu’elle n’a pas besoin de moi, mais en même temps j’espère qu’elle me laissera sa place, j’ai besoin d’argent, mon voyage en Afrique m’a ruiné. C’est également une bonne journée parce que je viens d’entamer ma deuxième journée sans dormir. Dans quelques heures, je serai à cinquante heures, et comment dire... je suis fatiguée. Je n’ai qu’une envie, c’est sécher la journée. Au moins les quatre heures de scéno. Seulement, j’ai une interro en littérature, un cas pratique en droit, et un dossier à rendre en scéno. En groupe, évidemment, ça ne serait pas marrant sinon. Je n’ai pas dormi et dans cette barraque, il n’y a plus de café. On doit être cinq je crois, et personne ne s’est dit, je vais racheter du café. Et je ne suis pas la seule à en boire, je le sais. Je suis fatiguée, irritée, irritable, de très mauvaises humeur, et j’ai faim. Donc non. Aujourd’hui n’est pas une bonne journée. Le pire ? C’est qu’on est que lundi. J’aime les rentrées. Si vous saviez à quel point j’aime les rentrées.

Je me dirige lentement, très lentement vers le cours de scénographie. La matinée m’a achevée et je viens de manger très rapidement. En soi, ce n’est pas la charge de travail qui m’a achevé. Je me suis chopé une migraine –d’où ma lenteur – en pensant. À comment réussir à ne pas dormir en cours et réussir à dormir cette nuit. À ce qu’il fallait que je fasse pour améliorer l’ambiance à la maison, parce que bordel, on marche sur des braises entre Nik et Sid. À comment réussir à payer tous les prochains loyers parce que le bar où je travaillais de temps en temps a fermé et que ne faire que des remplacements ne me permettra pas de vivre à l’année. Il faut aussi que je règle cette histoire de psychologue que je suis censée voir chaque mois de septembre et octobre, que je n’ai toujours pas contacté. En même temps, j’en ai marre de toujours ressassé les mêmes choses. Oui, je serai traumatisée à vie de ce que j’ai vécu, oui j’ai réussi à refaire confiance aux hommes après ça, la preuve j’ai un faible pour mon plan cul. Non. Effacez ce que je viens de dire de votre mémoire. Je ne suis pas encore prête à l’assumer. J’ai bien trop peur. Bref. Du coup, j’ai aussi ça à régler. À tenter de me poser avec moi-même pour qu’on se décide est-ce que oui ou non, je tente le diable, je me remets dans le mal, je fume la white widow avec lui et je lui dis tout ce que j’ai sur le coeur ? Ou j’attends que les sentiments ne partent, qu’il s’évapore comme la fumée de ma clope coincée entre mes deux lèvres ? Et ça m’énerve que ce soit mon plus gros problème actuellement. Parce que j’ai l’impression de ne vivre que si Nate :flag: m’y autorise. Que tant qu’il ne m’a pas dit « sois heureuse », je n’y arriverai pas. Où est passé la Jolene indépendante, celle qui parcourt le monde en ne se demandant qu’une chose, à quand le prochain voyage ? Cette Jolene me manque. Pourtant, aujourd’hui, je ne vois plus ma vie sans lui. Bordel de merde, dans quel pétrin me suis-je encore engouffrée ?

J’avance lentement et passe devant le panneau d’affichage. Je passe devant en marchant, le regardant distraitement. Et je m’arrête violemment en voyant le nom de McFerty d’écrit dans la colonne des absents. Pas de fausses joies, à tous les coups c’est pour demain, quand je ne l’ai pas. Je regarde... et non ! Je ne l’ai pas aujourd’hui ! Je n’ai pas scéno ! Je suis libérée, délivrée. Je me retourne vivement et me prends une bouille blonde en pleine figure. Aoutch. Tellement heureuse de ne pas avoir cours que je n’ai pas fait gaffe où j’allais. Je baisse les yeux et vois une petite blonde qui se frotte le front. Elle s’est prise mon collier en pleine tête, ça fait mal. Je reconnais cette tête ! « Caroline chériiie ! » Je suis toujours heureuse de voir Caroline, mais n’ayant pas cours, je suis doublement heureuse. Je la prends rapidement dans mes bras et regarde son front. Non c’est bon, ma Newton préféré ne sera pas défigurée à cause de mon pendentif. Mes mains toujours sur ses épaules, je lui fais un énorme sourire. « Tu n’as pas cours ? Non ? Parfait, allons nous poser dehors, ça fait un bail qu’on ne s’est pas vues ! » Il y a quelques minutes, j’étais migraineuse, fatiguée, au bout du rouleau, et maintenant je me comporte comme si je venais de gagner au loto. Tout à fait normal. J’entraine Caroline en dehors du bâtiment et je nous emmène sur vers un coin ombragé, sous un arbre – ma migraine est toujours présente, pas de soleil. J’enfile mes lunettes de soleil et m’assois en tailleur, face à mon intello préférée. Caroline me fait toujours sourire. C’est une gamine – on a que deux ans de différence, mais en nous regardant, on dirait plus. Aujourd’hui, je suis seulement habillée d’un crop top ainsi que d’une salopette en jean noir. Avec cette chaleur, l’envie de venir en maillot de bain m’est passé par la tête. Je ne suis pas maquillée, parce que je suis une flemmarde de première. J’ai enfilé mes converses blanches les plus usées – mes préférées. Je ne sais pas du tout à quoi ressemble ma coiffure, parce que j’ai passé l’heure de droit dans mes bras, à compter les moutons. Et  en face de moi, il y a Caroline, tirée par quatre épingles. J’ai presque eu peur de la froisser. Enfin froisser ses vêtements. Et ça me fait sourire. Parce que je suis le genre désabusée de la vie, et Caroline pense encore que je suis Miss Parfaite avec Vie Parfaite. Bullshit. « Bon alors. Comment va la vie chez ma Newton préférée ? »

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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Mar 11 Oct - 12:17

❝ Los chicas de l'ananas… + ❞FT JonateLa rentrée est déjà passée mais, je suis toujours complétement excitée et stressée. Je découvre tous les jours la vie étudiante, mes profs et mes camarades de classe. La journée s'annonce chargée, j'ai trois de droit ce matin, suivit  d'une pause d'une heure et de deux heures de science sociale. J'ai pris une demi-heure d'avance ce matin, pour être sûre de ne rien louper. Comme chaque matinée à vrai dire. Je reconnais être un peu maniaque et je ne supporte pas d'être en retard. Pour moi c'est la pire faute au monde. Le retard. Ceux qui me connaissent bien me compare toujours au lapin d'Alice aux pays des merveilles, le fameux lapin qui est toujours en retard. Excepté que je ne le suis jamais mais, je cours quand même. Mon cours de droit s'est déroulé à la perfection.J'aime beaucoup mon professeur, il est très intéressant et explique parfaitement bien les notions vues en cours. J'ai encore remplies sept pages de mon cahier. Je suis la seule dans mon cours à ne pas avoir d'ordinateur. Je préfère écrire avec un stylo, j'ai toujours préféré. J'aime sentir le papier glisser sous ma main droite et voir l'encre se dessiner et former des mots. Et puis je peux bien plus personnaliser mon cahier qu'un ordinateur. J'ai des stylos de plusieurs couleurs. Certains font des paillettes, je les utilise uniquement pour les gros titres. Mes notes sont colorées et vivantes. Je préfère largement ça à un ordinauteur lumineux et gris. De toute manière, ça ne m'empêche pas de travailler et heureusement. Chacun sa technique. Les trois heures de cours sont passées très vite, à la fin du cours j'ai rangé toutes mes affaires et a décidé d'aller manger rapidement mon petit sandwich que j'ai méticuleusement préparé ce matin. Une fois chose faites j'ai décidé de partir me balader un petit peu dans les différents bâtiments de la faculté. Je quitte doucement le bâtiment de droit et de criminologie pour faire un petit tour. Je regarde les gens se presser, discuter, rigoler et aller en cours. L'université est pleine de vie et tout le monde fait quelque chose. C'est ça qui est intéressant. Chaque étudiant vient d'un horizon différent. On ne trouvera jamais le même profil d'étudiant. Je suis heureuse d'être ici, car je peux rencontrer n'importe qui. Certains personnes me ressemblent mais, je n'ai pas à m'entendre qu'avec ceux qui sont comme moi. Surdoués et coincés. Et heureusement. Sinon, ma vie serait bien ennuyante. Je me sens déjà un peu plus à l'aise dans mes baskets, même si ce n'est pas encore ça niveau timidité. Peut-être que dans les prochaines années je serais plus à l'aise pour discuter avec des inconnus. Ma petite balade continue doucement, je profite de couloirs de l'université. Lorsque soudainement je reçois un gros coup dans la tête.

Un choc violent, ma pas trop non plus. J'ai reçu un coup métallique sur la tête. N'ayant pas trop fait attention, je regarde dans quoi je suis rentrée ou plutôt dans qui. C'est Jolene, une fille que j'ai rencontré à la rentrée. Elle est très gentille, je l'admire beaucoup. Elle semble complétement contente de me voir. Après avoir frotté ma tête elle me prends dans ses bras. Je dis alors en répondant à ses mots ; "Oh coucou Jolene !" Je l'observe un cours instant, elle semble vraiment contente. On dirait qu'elle a appris une bonne nouvelle. En tout cas elle est toujours aussi belle, je la trouve vraiment magnifique. J'ai développé comme une sorte d'admiration envers elle. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je la trouve admirable sur tous les points. Elle est le genre de fille que je ne serais jamais. Belle, intelligente, indépendante, aventureuse. J'aimerais être comme elle, mais je me contente de lui parler lorsque j'en ai l'occasion. Elle me demande alors si j'ai cours, à peine ai-je eu le temps de dire "Non, je…" qu'elle m'emporte avec elle en dehors du bâtiment. Elle veut discuter. Je la suis gentiment, après tout je l'apprécie et j'ai peut-être besoin de discuter aussi. Nous nous dirigeons dehors, le temps est agréable. Le soleil est caché par de léger nuage, je m'assois en face de Jolene. Genou contre poitrine. Elle met ses lunettes de soleil et je prends le temps de l'observer un peu plus. Je dois faire tâche à côté d'elle. Je porte une chemise et un pull bleu-marine col serré. Un pantalon droit et des baskets usées. Je remet en place une mèche de cheveux qui s'est échappée de ma barrette puis je me concentre sur mon amie. Elle porte une salopette et un petit haut. Jamais je ne pourrais porter cela. C'est alors qu'elle me demande comme je me porte. Je réponds tout sourire ; "Et bien ça va super ! J'adore mes cours et les gens de ma confrérie sont très gentils." Je suis encore un bizut, je ne connais pas beaucoup de monde en dehors des Newton. Jolene est une exception. J'ai beaucoup de mal d'aller vers les étudiants des autres confréries. Ce n'est pas évident de faire le premier pas, surtout pour moi. Je dis ensuite ; "Et toi, tu vas bien ?" Malgré l’engouement de Jolene, j'ai l'impression qu'elle est fatiguée ou du moins quelque chose la travaille. Peut-être qu'elle m'en diras plus. Après tout, c'est elle qui voulait discuter.


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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Dim 16 Oct - 15:50
Los chicas de l'ananas

Caroline Miller est un soleil. Vous savez, ce genre de personne qui illumine votre journée par un sourire, une parole. Ou juste par sa présence. C’est ce qu’est pour moi Caroline. Un petit soleil portatif que l’on aimerait avoir à portée de main tout le temps afin d’être sûr de passer une bonne journée. Égoïstement, on aimerait avoir une Caroline à ses côtés tous les matins. Probablement a-t-elle elle aussi ses journées où elle aimerait avoir son soleil portatif, mais quand je la regarde, je ne vois pas ce côté obscur de l’être humain. Je vois une boule de lumière, que ce soit, débilement par sa chevelure blonde, soyeuse –comment fait-elle ?!-, par son intelligence et sa culture immense –cet enfant est né Newton- mais surtout par la dose de fraicheur qu’elle apporte juste avec son sourire. C’est un être pur, qui mérite d’être protégé. Honnêtement, je ne sais plus comment j’ai rencontré Caroline. A tous les coups, comme tout à l’heure, j’ai dû lui rentrer dedans, éparpiller ses cours par terre, renverser le chocolat qu’elle avait dans la main... chocolat oui, je ne vois pas la jeune Miller boire du café. Ou peut-etre du thé. Il faudrait que je lui demande. Je ne vois pas comme aurais-je pu la rencontrer autrement. Certainement pas en soirée. Cela fait quatre ans que j’arpente les rues et soirées de San Francisco, je sais qui participe aux soirées, qui n’y va pas. Et Caroline est loin, loin, loin d’assister aux soirées dans lesquelles je me trouve. Bref j’ai dû rencontrer Caroline grâce à ma meilleure amie, Maladresse. À peine un pied posé sur le campus que je suis la Maladresse même. Je suis probablement rentrée dans tous les étudiants et professeurs au moins une fois depuis mon arrivée tant je ne fais jamais attention où je vais. Concentrée sur mon téléphone, distraite par un détail au loin, passionnée par une conversation, ou tout simplement tête en l’air. J’en ai remboursé des cafés, payé des passages aux pressing. Et ils sont tellement habitués qu’il se contente d’une excuse –sincère- de ma part. Je disais tout ça pour quoi ? Ah oui. Caroline est un soleil et je bénis le ciel d’être tombée sur elle aujourd’hui. Ma santé n’est pas des plus belles ces dernières semaines et mon corps a besoin de soleil. Mon mental avait besoin d’une Caroline. Je lui offre mon plus beau sourire, attendrie par son attitude typique du bizut. Ces nouveaux étudiants, ces jeunes adultes qui découvrent la vie des grands. « C’est bien beau tout ça, mais parlons de choses plus intéressantes que les cours, dans lesquels tu vas évidemment exceller. Les Newton, ils sont cools, tu verras. »

Je penche la tête sur le côté, et mon sourire attendrie se mue en un sourire malin. « Comment trouves-tu la gente masculine qui peuple notre belle université ? » Sa réaction ne se fait pas attendre, ses joues rosissent, non, rougissent à une vitesse impressionnante et Caroline se met à balbutier. J’éclate de rire en la voyant tenter de se cacher. « Moh, Caro, voyons, n’ai pas honte de me dire que... le brun là-bas est pas mal. » Je pointe du doigt le brun en question à Caroline pour qu’elle voit de qui je parle. Et mon doigt retombe, tout comme mon sourire. Il a fallu que le brun que je désigne au hasard soit lui. Même de dos, je le reconnais. Son éternelle casquette vissée sur le crâne, ses cheveux qui en ressortent. Sa façon de se tenir, droit, le port lâche, les mains dans les poches de son jean brut noir, tout comme son t-shirt, sa veste. Seule couleur présente sur lui, ses baskets. Même de dos, je le trouve toujours aussi beau. Je le fixe. Je ne sais pas combien de temps il s’est écoulé depuis qu’on ne s’est pas vu. Menteuse, Jolene, menteuse, tu sais exactement depuis quand tu n’as pas croisé son regard. Ça fait vingt putain de jours. Vingt jours que je n’ai pas eu l’honneur de croiser son regard bienveillant, d’entendre sa voix, de le faire rire, de le toucher. Vingt jours que je ne respire pas. Si on m’avait dit qu’être amoureuse à sens unique faisait aussi mal, j’aurai demandé à ce qu’on m’éteigne mon humanité pour ne pas en souffrir. Je sursaute quand il se retourne, et je deviens aussi rouge que Caroline. Je mets mes cheveux devant moi. Je suis en train de me cacher telle une adolescente. Je reporte mon attention vers Caroline, qui me regarde étonnée. Caroline est la première à me voir dans cet état. Même moi, je ne me suis jamais vu dans cet état. Pathétique. Surtout quand on sait comment ca s’est fini. Quand on sait les horreurs qu’on s’est balancé à la gueule. Comment on a osé détruire le coeur de l’autre pour garder notre masque de fierté en place. Comment on a osé brisé la confiance qu’il y avait entre nous. Et l’amour restera le plus gros mystère de la vie à mes yeux. Comment peut-on aimer une personne qui peut penser si bas de nous, qui n’a pas peur de nous détruire en nous balançant ce qu’ils pensent de nous ? Je comprends mieux l’expression « l’amour rend aveugle. » J’inspire et offre un sourire bancal à Caroline. « Mh, sinon, t’es en quelle filière déjà ? » Pathétique, Jolene. Du coin de l’oeil, je reporte mon attention sur Nate... qui s’approche ?!?

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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Lun 17 Oct - 19:16
Los chicas de l'ananas

Mal de crane qui m’habite depuis des jours, j’ai l’impression de vivre en répétition la même journée horrible. Parfois l’envie de me taper la tête contre des murs se fait ressentir tant j’ai mal. J’ai l’impression qu’on m’a jeté un putain de sortilège. Aucun cachet ne calme la douleur. Je suis obligé de prendre mon mal en patience en plus d’avoir une humeur de chien et ça depuis une bonne quinzaine de jours. Un rapport avec une belle brune avec qui je me suis disputé ? Non. Du moins, c’est ce que j’essaie de me faire croire. J’essaie de rester dans la même optique depuis ce jour-là. Je sais que j’ai eu grosse partie de tord mais je me terre dans mon mensonge, dans l’illusion qu’elle est la seul qui a tout fait foirer alors je brouille mon esprit dans les fumées absinthe que je consomme dans ma chambre, une chambre que je quitte rarement. Pas l’envie de faire la fête. Pas envie de jouer les sociables pour le moment. Peut-être par crainte de la croiser. Alors je me barricade dans ma tour d’ivoire sans donner d’explication à mes frères et sœurs Monroe qui ne comprennent pas ce qu’il peut bien se passer. Ça aussi j’essaie de me le faire croire, qu’ils ne savent pas la situation car j’ai moi-même eu une vague des rumeurs qui cours sur le campus en allant d’un cours à l’autre. Depuis, j’essaie de me faire petit. Flemme d’être le gars drôle, le gars sympa que tout le monde attend. Depuis, en cours j’suis toujours placer au fond, je ne pipe pas un mot. Je ne suis que l’ombre de moi-même depuis quelques temps et ça commence à être fort dérangeant il parait. C’est ce que mes potes me disent. « Nate, tu saoules il t’arrive quoi ? », « Nate tu fais d’la merde t’abuse, t’as raté la soirée du siècle » Toujours les mêmes réflexions qui se répètent dès que je suis pas là où ils souhaitent que je sois. Comme si ils ne comprenaient rien, comme si on avait pas le droit d’être une foi en six ans pas bien dans sa tête.

Casquette vissée sur le crâne les trois quarts du temps depuis quelques jours pour deux simples bonnes raisons qui n’ont aucun rapport avec le style que je me donne habituellement : Cacher les cernes de mes nuits troublés par mon mal de tête et cacher aussi ma dernière folie capillaire une connerie … Une belle connerie de demander à Jaeden de s’occuper de mes cheveux, qu’elle idée que de faire confiance à un Monroe même ? J’aurai dû voir à sa tête de vicelard qu’il allait me faire un coup tordu et ce fut complètement dépité que je me retrouvais les cheveux jaune pisse sur la moitié de la tête …. Désespoir, sourcil froncé il n’avait pas manqué de se prendre un gros coup dans le ventre une foi que j’avais vu sa tête mort de rire quand j’avais fini de me rincer la tête. Ne sachant que faire de mes cheveux je m’étais donc résolue à porter une couette et une casquette pour cacher l’horreur. Je feintais que c’était le commencement de ma transformation pour Halloween mais non …. La réalité c’est que j’sais pas quoi faire sauf me teindre les cheveux en brun … Alors j’attends, j’attends de voir ma petite Angela pour qu’elle répare les dégâts. Elle va surement demander imploration à dieu d’avoir un frère aussi con mais bon, on a qu’une vie si j’fais pas n’importe quoi maintenant quand est ce que je pourrais le faire ? Alors avant même que le cours finisse j’me hâte à enfiler ma casquette et je sors rapidement des lieux, j’avoue j’ai honte de ma nouvelle coupe alors je m’enfuis comme un con… Puis ça créer du mystère hein ? Alors je marche dans la cours Sud de la fac avec ma bande, les ‘’reufs’’ comme on aime s’appeler.

Ils parlent tous entre eux et moi j’suis le vilain petit canard en ce moment. Ou le vilain petit connard, celui qui abandonne ses potes, celui qui n’est pas assez là pour sa famille et celui qui a dit des horreurs à la fille qu’il aimait … ça dépend comment on me place dans l’histoire en fait, mais j’suis souvent le connard. Mains dans les poches à la recherche d’un coin tranquille pour fumer l’interdit dans l’enceinte d’une faculté. Vilain petit élève qui ne respecte rien, élève qui a besoin de sa dose pour planer et oublier ses péchés et ses regrets. J’trace ma route, j’avoue j’abandonne même mes potes pour me retrouver un peu seul sans qu’ils ne s’en rendent compte. J’ai besoin de mon espace de tranquillité, de mon havre de paix. Alors j’me pose sur un banc et j’commence à rouler mon joint de bonheur, les yeux plissés totalement concentré sur mes gestes, des gestes répétés maintes et maintes fois et je glisse le joint entre mes lèvres pour l’allumer. Première bouffée qui vient se perdre en face de moi et je tourne la tête un peu dans tout le sens car je m’emmerde et que je suis un curieux du monde qui m’entoure. Et c’est un pur hasard, une pure coïncidence que mes yeux se perdent sur la fille en face de moi. C’est-à-dire toi, toi Miss Fran… C’est pas croyable que sur un campus de dix mille étudiants la seul personne qui capte mon regard c’est toi. Tu baisses le regard, je sais pas si tu m’as vue mais ça ne m’étonnerait pas que ça soit le cas et j’sais pas si c’est le joint que j’ai fumé avant d’aller en cours, celui-ci que j’ai entre les lèvres ou ma tête complètement embrumé par la douleur qui font que je me lève et je me dirige vers toi et la petite Caroline, redoutable demoiselle qui empiète sur le terrain des très bons élèves. Elle n’est plus à présenter la gamine, non elle fait partie de l’élite des Newtons, les intellos du campus. Cercle prisé que j’aurai pu intégrer. La petite blonde j’me rappel j’lai connu à une intervention sur les droits de l’homme et de la femme. Une option facultative ou on s’est retrouvé dans le même groupe par hasard. Elle me faisait rire la petite blonde toujours la main levée et les joues rosies. Alors j’lavais taquiné, et on avait sympathisé par la force des choses et depuis j’aime bien continuer de l’embêter, aller la voir comme si nous étions les meilleurs amis du monde quand je la croise sur le campus. Et là, elle me sourit presque encourageante pour que je vienne à vos côtés. Alors je m’avance jusqu’à vous, ou plutôt jusqu’à elle. Comme un félin une main dans la poche et l’autre qui tient mon roulé et je souris à la petite blonde, je fais semblant de pas te calculer, comme si toi Jolene t’étais transparente. « Salut petite blondinette » Je m’assois à terre, à même le sol comme vous sous cet arbre, à ses côtés et je la regarde. « Ça va ? » Je tire une bouffée que je recrache devant moi une nouvelle foi.

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    Nate Eden Martinez
    Ma plume : N'oublie pas que le pardon se nourrit d'aveux d'un œil accusateur, tous les passants scrutent nos disputes mais, ça ne les regarde pas, l'amour est aveugle. Rien d'plus dangereux qu'une fille au cœur brisé...Mais ta haine c'est ma seule lumière dans ce tunnel car si tu m'détestes c'est qu'tu m'aimes  ©️endlesslove
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Bizut Newton
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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Dim 30 Oct - 23:10

❝ Los chicas de l'ananas… + ❞FT JonateJe crois que Jolene est un modèle pour moi. Je n'ai pas trop rencontré de fille comme elle encore. Des filles aussi douée et belle qu'elle. Le genre de fille qui me donne envie d'être comme elle. Cela peu paraître stupide mais, pour une fille comme moi, lorsque je vois Jolene je suis émerveillée. Elle dégage quelque chose, une confiance incroyable, une sorte d'aura qui rayonne à travers le campus, où qu'elle aille. Elle illumine chaque personne rencontrés. Peut-être que je suis la seule à voir cette onde positive qu'elle dégage. Ou peut-être pas. Assise à ses côté, tout sourire je la regarde parler. Je discerne un semblant de fatigue sur le visage de Jolene. Les cours lui en font peut-être voir de toutes les couleurs, je sais qu'elle est impliquée dans ses études et ça m'encourage d'ailleurs à continuer sur cette voie. C'est peut-être pour cela qu'on s'est tout de suite bien entendu elle et moi. Même si elle a fait tous les efforts du monde pour que je prononce un simple "Salut" et engage ensuite la conversation. Ma timidité me tuera des fois. Mais, avec le temps et la rentrée j'ai appris à la connaître et désormais je suis très heureuse de connaître Jolene et de pouvoir lui parler de temps à autre. Comme ce moment que l'on partage. Je l'écoute attentivement, elle semble très contente de me voir. Tout sourire je lui parle rapidement de mes cours, de mes profs et à quel point ils me passionnent. Seulement, mon amie sembla vouloir changer de sujet de conversation. Je l'écouta attentivement. Puis lorsqu'elle en vint au sujet mes joues se mirent à chauffer d'un coup. Jolene veut parler des garçons ? C'est… c'est bien la première fois qu'elle aborde ce sujet avec moi. Je ne peux m'empêcher de rougir, c'est plus fort que moi, voir naturel. Ma main gauche attrape une mèche blonde que je range derrière mon oreille. Mon regard se baisse sur l'herbe pour remonter sur le doux visage de Jolene, je m'éclaire la gorge et dis ; "La gente masculine ? Euh et bien, je… Je n'y fais pas trop attention tu sais." Un rire gêné m'échappe. Je rougis encore plus et détourne à nouveau le regard. Jolene éclate alors de rire, j'essaie de me cacher, je suis vraiment pas douée pour mentir. Ce ne sera jamais mon point fort. Elle parle à nouveau, pour pointer un garçon du doigt. Me demandant ensuite si je le trouve beau. Mon regard se dirige timidement vers la personne que fixe Jolene. Je tente de deviner qui elle vise mais, je ne vois qu'un garçon de dos avec une casquette vissée sur la tête. Il m'est donc difficile de répondre à la question de Jolene, même si cela m'arrange énormément. Je n'aurais pas aimé y répondre, surtout si le garçon en question m'aurait vu. Je souffle rapidement et réponds alors ; "Et bien, je ne sais pas trop il est de dos."

Je n'ai même pas fais attention à Jolene, elle est soudainement silencieuse. Je me tourne alors vers elle pour la regarder. Son expression faciale a complétement changée. Elle paraît surprise, voir choquée. Comme si elle venait de voir un fantôme. Sa main est tombée par terre, sans trop comprendre je vois qu'elle regarde toujours le garçon qu'elle a désigné. Je regarde à nouveau, pour voir ce qu'il se passe. Rien, il est toujours planté dos à nous. Cette fois, je regarde plus en détail et il me semble connaître cette personne. C'est alors qu'il se retourne et enfin je distingue son visage. Bien-sûr que je le connais, c'est Nate ! Je l'ai rencontré lors d'une intervention en cours, j'étais dans le même groupe que lui. Au début il m'intimidait mais, il s'est avéré être très gentil. J'en garde un bon souvenir même si je ne le connais pas plus que cela. C'est à ce moment que je comprends ce qu'il se passe. Jolene se met à sursauter et détourne le regard rapidement vers moi. Elle se recoiffe bizarrement et devient… rouge ? Je crois comprendre ce qu'il se passe mais, je ne suis pas sûre de moi. Jolene semble en tout cas connaître Nate. C'est alors qu'elle me pose une question sortie de nul part, je lui réponds aussi-tôt en disant ; "Euh et bien tu sais, je suis en droit et science-po." Son comportement est vraiment étrange, je lui parle tout le temps de mes cours, comment-a-elle pu oublier ? Nate me regarde une fois retourné, un sourire naturel se dessine sur mon visage. Et, c'est alors qu'il s'approche de nous deux. Une fois à notre hauteur, il s'assoit à mes côtés et tout sourire me salut. Je dis ; "Oh salut Nate, c'est rigolo de te voir par ici !" Mon regard se tourne vers Jolene, qui semble complétement mal à l'aise. On dirait qu'elle ignore clairement le nouvel invité. Je dis ensuite ; "Je vais bien et toi ?" Puis, pour briser le léger blanc je m'adresse aux deux ensuite et dis ; "J'ai complétement oublié de vous présenter ! Nate, Jolene. Jolene, Nate." Ces présentations ne servent à rien, ils se connaissent c'est évident. Mais, je préfère prétendre à une nouvelle rencontre plutôt que de laisse la gêne s'installer. Gêne dont j'ignore l'origine. Je reste souriante et agréable. Mes joues rosées se sont dissipées, j'ai retrouvé mes couleur normales. Tout en regardant Jolene et Nate, je profite du temps agréable. Le soleil réchauffe l'herbe et le vent vient caresser mes cheveux. Pour continuer sur le fil de la conversation entamé je m'adresse à Nate ; "Tu n'as pas cours cet après-midi ?"


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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Mar 1 Nov - 12:54
Los chicas de l'ananas

Droit et science po ? Pourquoi elle me dit ça ? Ah oui. Je lui ai demandé dans quelle filière elle était. Je connais les matières qu’elle étudie, pourquoi encore je lui ai demandé ça ? Ah oui. Nate. Et rien que ce prénom suffit à expliquer mon comportement bizarre. Le coeur qui bat un peu plus rapidement que la normale, qui fait mal au thorax, les joues qui rosissent et surtout, ma perte de moyen. Quiconque me connaitrait un minimum saurait que je ne suis pas le genre à perdre mes moyens. Encore moins devant un homme. C’est plutôt l’inverse. Je connais l’effet que j’ai sur les autres. Tous sont impressionné, à tort, de l’assurance dont je fais preuve, de la manière que j’ai, en un sourire, d’obtenir ce que je veux de l’homme en face de moi. Oh s’il savait à quel point sourire ne me suffit plus avec l’homme que je veux. Vingt jours, et quelques heures plus tard, je le revois. Et bordel, Nate t’es toujours aussi beau que dans mes souvenirs. Évidemment qu’il s’approche de nous. Évidemment qu’il connait Caroline. Qui ne connait pas Nate Martinez ? Quelle fille ne connait-il pas ?! Une partie de moi est rassurée, ce n’est pas en ouvrant les cuisses qu’elle a connu Nate, ce n’est absolument pas son genre. Au deux d’ailleurs. Sauf s’il se lance dans la petite preppy intello. Mais il est libre de faire ce qu’il veut non ? Je n’ai jamais eu mon mot à dire sur ses fréquentations, encore moins dans quoi il trempe son objet. Une autre partie de moi me frappe intérieurement la tête. C’est comme ça que j’ai connu Nate. J’ai ouvert les cuisses, et je les ai ouvertes, encore et encore. Jusqu’à il y a deux mois. Mais merde, pourquoi est-ce que je disserte là-dessus ? Nate et moi c’est fini. Je dois m’y faire, passer à autre chose. Rencontrer de nouvelles personnes ? Hahahaha non. Non je ne suis pas prête à rencontrer de nouvelles personnes, encore moins de nouveaux gars, et oser voir au delà de l’amitié. Parce que, comme le montrent si bien mes joues et mon incapacité à parler normalement, je suis raide dingue de lui. Encore. Et je ne sais même pas si un jour ça va passer. Quand il sera diplômé ? Quand il quittera le campus ? Ou avant, quand j’apprendrai qu’il a une copine, que j’ai enfin une bonne raison de moi-même tourner la page ? Parce que je suis bien partie pour cette connerie. Attendre patiemment qu’il me déteste moins, attendre patiemment qu’il ait une copine pour me faire à l’idée que lui et moi, jamais nous n’aurions pu dépasser le stade de plan culs, et que je n’étais encore que cette gamine qui a beaucoup trop regardé de films à l’eau de rose. T’es déprimante Jolene. Resaissis-toi.

Et là, j’éclate de rire. En une phrase, Caroline a réussi à me faire oublier toute gêne, tout malaise qui aurait pu subsister entre nous. Nate a fait exprès de se mettre à côté d’elle mais seulement dans le sens où Caroline serait son seul interlocuteur. Sans compter l’insouciance de ma belle, innocente et pure qui ne se doute pas du fossé, du ravin qui s’est créé entre Nate et moi alors que le seul espace qui existait entre nous se résumait la plupart du temps à l’épaisseur de nos vêtements. Ça ne m’étonne qu’à moitié que Caroline ne connaisse pas notre relation. Elle n’est pas du genre à gossiper, encore moins à lire et écouter le Cisco Show. Et elle traine encore moins avec les filles qui pourraient parler de mon lien avec le Monroe. J’observe en détail Nate, et quand Caroline nous présente, il est obligé de me regarder. Alors je joue le jeu qu’à involontairement instaurer la Newton. Je lui souris, de toutes mes dents, et lui tend la main. « Salut Nate ! Enchantée. Je ne t’ai jamais croisé dans le coin, t’es un nouveau ? » Il tourne la tête et je vois ses cheveux. Je porte automatiquement ma main à ma bouche, me mordant la joue pour ne pas éclater de rire encore une fois, et pourtant, je ne manque pas. Et je me contrefous qu’il soit blessé, vexé, après ce qu’il a pu me balancer, je je veux plus faire attention à ses sentiments. Surtout que là, c’est vraiment, vraiment moche. « Sympa ta couleur. T’as perdu un pari ? » Et je viens de réveiller la bête. Je le vois dans son regard, je connais ce regard. Ce regard qui ne demande qu’à faire sortir la bête qui sommeille en lui, celle qui ne demande qu’à jouer, à me renvoyer la balle encore plus fort. Vas-y Nate, renvoie la balle, j’ai pris des forces depuis les vingt-jours qui ont séparé notre séparation. Et je m’excuse en avance auprès de Caroline, innocente dans la partie, qui va devoir compter les points.

Je le regarde, sourire espiègle aux lèvres, et dans le fond, je fonds, dégouline, je me liquéfie. Même avec sa couleur ratée, Nate reste beau. Vous savez cette beauté, inébranlable, même par la fatigue qui écrase ses yeux, d’un marron vert profond. Cette beauté qui impose le respect et nourrit l’admiration. Je le regarde un peu trop. Je vais me faire cramer. Je tourne la tête vers Caroline et je suis étonnée. Elle le regarde avec une pointe d’admiration. En même temps, qui Caroline ne regarde pas avec cet air ? Nate est plus âgé, que nous deux, il a un QI très développé, fait parti des meilleurs de sa promo, et en plus de ça, fait parti des meilleurs fêtards de sa confrérie, qui réunit déjà les meilleurs fêtards du campus. Nate est en somme parfait. Bon élève, bon ami, bon plan cul, bon fêtard, il est bon dans tout ce qu’il fait. Ah ouais. Il est aussi parfait pour piétiner des coeurs à vos pieds. « Du coup, Caroline, tu ne m’as pas dit comment tu le trouvais ? » Masochisme adoré.



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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Mer 2 Nov - 0:26
Los chicas de l'ananas

Je croise son regard par inadvertance en me penchant pour mieux voir Caroline. Ultime erreur que de faire ça. Le choc des titans, premier regard qui se croise depuis un moment. Une demi seconde qui pourrait devenir des heures tant je la dévore du regard. Belle comme toujours, fatigué l’air épuisé même, mais elle est indéniablement superbe même au naturel. Mon cœur rate un battement, inattendu. J’en fronce les sourcils. Je suis censé la haïr, ne plus jamais lui parler. Pourtant dès que je l’ai vue je me suis avancée. Je fais le fort, le mec qui va bien tandis mon corps hurle la haine, la détresse et ne cherche que son regard à cette fille. Cette envouteuse. Je me recule soudainement pour arrêter de la fixer en profitant pour passer une main sur mon visage. Si seulement Caroline avait raison, si seulement la situation était drôle. Mais non, elle n’a rien de drôle depuis une vingtaine de jours. Rien de marrant lorsqu’il s’agit de sentiment et de relation. Lorsqu’il s’agit d’une relation qu’on a soi-même voué à l’échec, d’une amitié qu’on vient de briser. Je souris à Caroline et jette la cendre de mon roulé dans l’herbe. « Ça va comme toujours ! » Comme toujours, c’est beau de le dire mais c’est encore mieux de le penser et actuellement ce n’est pas tellement ça. J’suis plus une ombre de moi-même. Une version peu complète. La carcasse visuelle est là, le sang mexicain est là, le côté macho est là aussi. Il est là pour se confronter à son erreur, à sa hantise aussi. Il est là pour tester ces limites. Combien de temps faudra-t-il pour que je ne ressente plus rien vis-à-vis d’elle ? Combien de fois faudra-t-il que je la croise pour ne plus la détester ? Des questions qui restent pour le moment sans réponses. Ou bien des réponses que je veux ignorer car elles ne me plaisent pas. Douce Caroline qui innocemment nous présente l’un à l’autre, je pince mes lèvres pour ne pas rire ironiquement et tend ma main lorsque Jolene me présente la sienne. J’aurais très bien pu lui mettre une crampe et juste hocher la tête mais non, mon corps a agi plus vite que ma pensée et je me retrouve avec un sourire espiègle à serrer ta main de haut en bas. « De même Jodlène, nouveau ? Pas du tout je suis ici depuis toujours et toi ? » Six longues années que je fais mes études, que je suis un Monroe, que je suis ici sans réel but mais avec beaucoup d’aisance dans les études entamant la dernière année estudiantine normalement sans embûche, si tout se passe bien. La fin d’une époque, la fin d’un cycle de vie pour entamer les choses sérieuses alors que toi ça ne fait que quatre ans que t’es là, quatre ans qu’on passe à se tourner autour comme deux cons. Quatre ans qu’on couche ensemble et c’est que maintenant que je me réveil. Du grand n’importe quoi. C’est tout moi ça. Je lâche ta main et tourne le visage vers Caroline qui vient de me demander si j’avais cours plus tard. « Je reprends dans deux heures j’ai le temps et toi ? » Je demande poliment ça à la blonde sans poser mon regard vers la brune. Non fini, je ne te ferai pas le plaisir de te fixer, de faire semblant d’être gentil même le temps d’une blague.

Rire qui se fait entendre, douce mélodie qui s’ancre dans ma tête. Voix que je connais trop bien ; voix qui a bien souvent ris à cause ou grâce à moi. Voix qui criait mon prénom sous les draps. Je tourne instinctivement la tête pour voir de quoi elle rit l’égérie et elle se rit de moi, elle rit de ma couleur que j’essaie tant bien que mal de cacher mais elle remarque tout. Les yeux de la vipère ne manquent rien alors je grimace, grimace que seul elle ne peut voir mais je me reprends bien rapidement avec une tête bien plus sérieuse en disant haut et fort. « Non c’est pas un pari, c’est une copine qui a trop joué avec mes cheveux » Visage qui se décompose, qui arrête de sourire dès que j’ai fini ma phrase et le diable en moi est fière, le diable en moi jubile de ta réaction je ne peux m’empêcher d’étaler une couche pour te clouer une bonne fois pour toute. « ‘’Mince j’ai pas vue le temps passé hihi’’ elle m’a dit ça quand je suis allé rincer les cheveux en catastrophe » Sourire ultra Bright en haussant les épaules. Couteau que j’enfonce dans la plaie pour mieux t’assassiner, pour enlever pour toujours les traces de sourire d’entre tes lèvres que je ne peux plus embrasser et finalement je sais pas qui c’est qu’à le plus mal entre nous deux. Moi qui suis obliger de te faire du mal pour ne pas être le seul dans la situation ou bien si c’est toi qui encaisse encore une foi mes conneries alors je m’arrête, je ferme ma gueule avant de regretter mes actions et je te fous la paix une bonne fois pour toute. « Bref, un raté je change ça bientôt ce n’est pas le résultat officiel que je voulais ! » Je fais un clin d’œil à Caroline qui me regarde avec un grand sourire, toujours un très bon public cette fille. Je termine mon joint et envoie le mégot loin devant moi d’une pichenette en écoutant le charabia entre les deux filles je fronce les sourcils lorsque Jolene se met à parler d’un gars que je cherche du regard discrètement. Gauche droite, derrière moi mais je ne vois personne dans les parages et je me permets enfin de demander un peu trop intrigué « De qui vous parlez ? » La curiosité est un vilain défaut Nate tu devrais le savoir. Surtout lorsque tu vois les joues de Caroline se teindre en rouge sous tes yeux.


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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Mer 2 Nov - 16:30

❝ Los chicas de l'ananas… + ❞FT JonateLa situation est déplaisante, voir gênante. Je ne sais pas pourquoi mais, j'ai l'impression que l'atmosphère est pesante entre Nate et Jolene. À ma connaissance ils ne se connaissent pas, j'ai peut-être faux sur tout. Je pense même avoir faux. Leur échange est étrange, ils se sert la main en silence. Jolene affiche un sourire crispé et Nate la fixe droit dans les yeux. Bon à première vue ce n'est pas forcément alarmant mais, ça sonne faux, complètement faux. Leur geste, leur mimique leur parole. J'écoute Nate parler, il va bien et n'a pas cours de l'après-midi. Il est bien chanceux, il me reste un peu plus de quarante minutes avant mon cours de sociologie. Je lui réponds ; "J'ai deux heures de cours dans moins d'une heure." Ensuite, Jolene fait une remarque sur sa couleur de cheveux. Je souris lorsqu'elle ris. Sa réaction est étonnante, une personne qui vient d'en rencontrer une autre ne s'esclafferait pas comme ça, non ? Je suis certes naïve lorsqu'il s'agit de relation humaine mais, lorsqu'il s'agit des comportements d'individus je ne le suis pas. Je suis même tout l'inverse. La gestuelle ne trompe pas, on peu en apprendre beaucoup sur une personne rien qu'en l'observant. Encore plus grâce à ses mimiques. On pourrait penser que c'est mon intelligence qui me donne un avantage, mais non je suis simplement observatrice. Et à l'heure actuelle, Jolene n'arrête pas de faire pleins de petits mouvements qu'elle ne fait pas en temps normal. Je le vois mais, ne dis rien. Alors, je souris et regarde la nouvelle couleur de Nate. Il s'est décoloré les cheveux pour avoir désormais une crinière blonde quelque peu orangé. Je ne peux pas dire que je n'aime pas, car après tout j'ai les cheveux blonds. Je dis alors ; "Je trouve que ça te va bien, enfin ça te change !" Il explique ensuite ce qu'il s'est passé. Et lorsqu'il mentionne et explique qu'une "copine" lui a fait ça, j'ai senti Jolene trembler. Du moins s'immobiliser. Comme si elle se sentait pleinement visée. Je la regarde rapidement, ses yeux sont rivés sur Nate et elle ne bouge absolument pas. Elle n'a vraiment pas l'air d'aller bien, il y a deux minutes elle était rayonnante et toute contente de me retrouver. Depuis que Nate est là elle a complètement changé d'attitude. J'essaie de passer outre cette sensation et je me concentre à nouveau sur la conversation. C'est vrai que son histoire est rigolote alors, je souris encore plus. Je ne me suis jamais fais de coloration, je ne pourrais absolument pas conseiller Nate pour rattraper cette couleur. Je dis alors ; "Et tu vas rester sur cette couleur ou bien retourner au brun ?" Jamais j'aurais pu penser un jour parler de coloration ou bien de coiffure avec un garçon et encore moins Nate.

Mais, bon, il faut croire qu'il est bien plus ouvert qu'il ne paraît ! Nate est loin d'être bête, il est même très intelligent. C'est pour ça que je l'aime bien aussi. Il peut me comprendre et je peux le comprendre. On peu discuter de sujets plus profonds que d'autres mais, aussi parler de nos peines à rester normaux. Nate y arrive très bien d'ailleurs et puis il a une expérience en plus que je n'ai pas. Peut-être qu'un jour je serais aussi à l'aise que lui.La conversation continue et c'est lorsque Jolene me pose une question que tout prends une tournure différente. Et c'est le retour du malaise, mes joues rougissent instantanément. Je regarde Jolene suprise puis, Nate lorsqu'il demande de qui on parle. Je reste bouche-bée, sans savoir quoi dire. "Euh… On parlait de…hum…" Impossible de parler, comme si j'étais bloquée. Je ne suis pas vraiment sûre de vouloir dire à Nate que Jolene me demandait si je le trouve beau. C'est complétement gênant. Surtout qu'il est là. À côté de moi et il me regarde en plus de ça. Ma voix tremble, je continue de balbutier ; "Avant que t'arrive… Jolene m'a demandé si…Je…" Pourquoi c'est si difficile de parler ? Bon sang Caro, fait un effort c'est pas difficile ! "Si je te trouvais bea… Enfin, je savais pas que c'était toi hein…" La catastrophe totale, je n'arrive pas à placer un mot devant l'autre. M'exprimer dans ce genre de situation est toujours très difficile. J'ai beau essayer, lutter ça ne marche jamais. J'ai juste envie de me cacher, de partir en courant afin de réussir à me calmer. Alors, je regarde Jolene en détresse complète. Elle peut comprendre la situation, d'autant plus qu'elle me connaît un peu quand même. Et puis, ça ne doit pas passer inaperçu, je suis rouge comme une tomate et j'ai très chaud. Le regard de Nate m'intimide, il ne doit rien comprendre. Ou peut-être que si, il a tout compris. C'est encore pire si c'est le cas. Dans un moment de panique je dis une fois de plus ; "Enfin, c'est pas vraiment important hihi." Mon état ne s'améliore pas, plus je parle, moins je suis crédible. Je décide donc d'arrêter pour le moment et d'essayer de calmer la gêne en moi. Du moins de penser à autre chose comme… Mes cours de droit. Voilà, il faut juste que je me concentre et tout ira mieux. Le rouge de mes joues s'efface petit à petit, la chaleur quitte mon corps et je reprends enfin un peu plus le contrôle de mes émotions. Un souffle court et tout va mieux, je me concentre à nouveau sur la conversation et regarde encore une fois Jolene, dont j'attends grandement l'intervention.


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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Mer 2 Nov - 18:31
Los chicas de l'ananas

Quand Nate prononçait mon prénom, c’était de différentes façons. Ma préférée, c’est quand il le susurrait, empli de désir. Souvent après avoir salement fait l’amitié, encore étonné qu’on en arrive à ce résultat alors qu’on a déjà tout exploré. Aparté, mais très très bizarre de penser à nos parties de jambes en l’air alors que l’allégorie de la sagesse et de la pureté se trouve entre nous deux. En même temps, c’est ce à quoi se résumait la majeure partie de notre relation. Tremper des draps. Si un jour on me demande comment est-ce que j’ai vécu mes années fac, je répondrais collée aux lèvres de Nate. On se comportait comme un couple, sans en être un. Là était notre problème. Nous avons franchi la ligne de l’impardonnable. Les sentiments n’ont rien à faire dans une relation de cul. Revenons à mon prénom. Il lui arrivait de le dire de manière un peu dure, parce que je partais souvent très loin dans mes délires de Parks et que ça l’énerve, que je sois autant engagé. Bh oui, souvent ça m’arrive quand on est sur le point de passer à l’acte, et que lui m’attend, bâton au garde à vous. En même temps, il balance toujours une phrase qui me fait réagir au quart de tours. Balançait, Jolene. Il faut parler au passé maintenant, c’est fini tout ça. Il y avait les fois où il m’appelait en riant. Parce que je suis très marrante comme fille, voyez-vous. Je suis maladroite, un peu trop spontanée, et une gaffeuse hors-pair. Il m’arrivait de le faire rire, oui. Incroyable quand on sait que ce gars fait plus la gueule qu’un Warhol en crise existentielle. Il connait mon prénom. Depuis quatre ans que nous nous connaissons, il connait mon prénom, il l’a murmuré, parlé, hurlé, joui, et ce jusque dans ses rêves. Alors l’entendre écorcher mon prénom, volontairement, parce qu’il sait que je ne supporte pas ça, ça fait grincer des dents. Le sourire aux lèvres, je lui réponds. « Jolene. Sans D, Ned. » Je souffle, blasée. La journée commençait bien, putain. « Oh, tu fais partie des murs donc ? J’entame ma première année de liberté, on va dire. » Mentalement, je passe mon temps à m’excuser auprès de Caroline. Elle n’est au courant de rien, et assiste à une guerre froide, regarde les lances aller d’un camp à un autre. Elle ne comprendra pas ce qui signifie cette année de liberté. Mais Nate sait très bien de quoi je parle. C’est la première rentrée que je ne passerai pas avec lui. Même mon entrée à l’université, je l’ai faite avec lui. Non, ce n’est pas ma première année. C’est tout le contraire. Aller au bagne serait plus supportable que de passer un an sans lui dans mon champ de vision. Ce n’est en rien la liberté. Je me crispe légèrement quand ils échangent leur emploi du temps. Dans quarante minutes, Caroline se lèvera pour aller en cours. Et Nate n’a cours que dans deux heures. On se retrouvera donc seul à seul. Le malaise. Non. Je trouverai une excuse, je partirai en même temps que Caroline, et j’irai me réfugier à la bibliothèque. Cachée loin de tout le monde. Loin de lui.

Je profite qu’il regarde Caroline pour le regarder lui. Cela fait vingt jours que je ne l’ai pas vu. Alors je me rattrape. Je détaille chacun de ses traits. Son sourire faible. Ses yeux fatigués. Son front légèrement plissé. Cette voix rocailleuse. Les paroles de Nik me font écho. On ne peut pas dire que bien soit ce qui le qualifie le mieux. Et pourtant, quand on le regarde, on ne dirait pas. Encore moins quand il parle d’une copine. Je pince des lèvres, je sens la bile me monter, le chaud me monter aux joues, les poils s’hérisser. T’es sûr Nik qu’il n’allait pas bien ? T’es sûr ? Parce qu’il ne laisserait aucune fille toucher ses cheveux, surtout les colorer, sauf si la fille est sa soeur ou une fille qu’il apprécie, énormément. Et j’entend déjà Angela hurler en mexicain quelle pacte avec le diable a-t-il signé pour avoir cette couleur désastreuse. Reste donc la copine. Parfait. Je vois que certains n’ont pas perdu leur temps. Et en plus, elle sort ses hihi. QUI DIT HIHI À VOIX HAUTE ? Sérieusement ? Depuis quand fait-il dans la gamine ? Je suis outrée. Blessée. Cela signifie-t-il donc que je suis une gamine ? Non, impossible, je ne sors pas des hihi à voix haute. « Si elle oublie qu’elle te fait une coloration, je n’ose imaginer ce qu’elle oublierait d’autre. » Je mime une quinte de toux et je glisse les mots « pilule » et « capote ». Lui qui est si maniaque, si préventif, manquerait plus que la capote craque, qu’elle ne prenne pas la pilule, et boum, un mini Martinez ! Non, cette situation ne me fait absolument pas rire. À deux doigts de me rouler par terre en l’imaginant avec une fille qui parlerait en hihi. Je suis mauvaise langue n’empêche. Parce que cette couleur, elle lui va bien. Ce n’est que le début. Le temps que la couleur s’atténue, il sera encore plus sexy. Je me retiens de grommeler que oui, bon, elle n’est pas si raté que ca. Mais je me retiens surtout de dire que s’il me l’avait demandé, il aurait eu une belle couleur. C’est horrible, de se rendre compte qu’on a perdu sa place, qu’on n’est plus la bienvenue pour faire telle ou telle réflexion, d’agir de telle ou telle sorte. Ca fait mal. Ca rappelle à quel point la vie n’est qu’une droite et que nous sommes que des points sur la ligne des autres. Problème : Nate n’est pas un point de ma vie, il est devenu le zigzag, celui qui fout en l’air ma vie. J’étais bien moi, pas amoureuse !

Je suis une saleté, d’avoir mis Caroline dans cette position. Mais je ne pouvais pas être la seule gênée, égoïste que je suis, je l’ai embarquée avec moi. Il faut que je sauve la Newton du pétrin dans lequel je l’ai mise. Nate la regarde, dans l’incompréhension totale. « Je lui ai demandé si elle te trouvait beau, sauf que je ne savais pas encore que c’était toi. Je ne t’aurai pas désigné sinon. » Parce que égoïstement, personne ne devrait poser ses yeux sur toi mis à part moi. Parce que je viens de me cramer que oui, on se connaissait d’avant. Que oui, il y a un problème entre nous deux. Bravo Jolene, t’es la meilleure. Et depuis tout à l’heure, ca fait beaucoup trop de égoïstement. Vois ce que tu as fait de moi, Nate. « Mais j’aurai dû lui montrer le brun qui était à côté de toi, beaucoup plus baisa.. attirant. » J’entends un hihi. Hihi ? Non, Caroline, tu n’as pas osé. De l’urticaire invisible prend possession de ma peau. Et l’instant d’une seconde, je vois Caroline poser la couleur sur les cheveux de Nate... non, c’est pas possible. Ça ne peut pas être elle. N’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Mer 2 Nov - 20:23
Los chicas de l'ananas

Qu’entend-elle par première année de liberté la poupée brisée ? J’hausse les sourcils en la regardant avec dépit, mes yeux passant de ses opalescences jusqu’à ses lèvres et descendant jusqu’à ses pieds croisés en tailleur au sol. Je la toise, je la regarde avec méprit. L’avais-je ne serait-ce qu’un seul jour enfermé dans notre relation ? Etre un plan cul pendant trois ans était donc pour elle une cage dorée dont elle ne pouvait s’échapper ? Je n’en crois pas un mot. Nous étions libres comme le vent, libres comme l’air. Cette relation nous convenait à tous les deux. Chacun faisait de son côté ce que bon lui semblait et si nous voulions stopper nous n’avions qu’à le faire. Sauf que nous l’avons jamais fait. Jamais l’un d’entre nous n’a pris la décision de stopper les entretiens torrides entre deux cours, les caresses qu’on s’inculquait l’un à l’autre lorsque nos langues valsées ensemble pour s’embrasser plutôt que de parler. Tu les voulais toi aussi les nuits entières dans mes draps, dans mes bras lorsqu’on se voyait pour coucher et pour rouler de la beuh. Tu venais, t’attendais devant ma porte parfois pour remettre le couvert donc sérieusement Jolene si t’as souffert avec moi c’est que tu le voulais un peu. « C’est ma dernière année sur le campus perso, je pense que je vais m’amuser aussi. » Palabre sèche, coupant net cette discussion. J’ai du mal à contrôler mon ton car c’est le vrai moi qui parle, j’men contre fou qu’elle s’amuse comme moi à écorcher mon prénom car je sais qu’au fond elle saurait l’écrire à l’envers, qu’elle l’a criée bien trop de foi pour l’oublier. Ce n’est pas ça qui me met la rage, c’est les mots qu’elle emploi contre moi, elle se joue de moi et je ne le supporte pas. Elle me fait bien plus de mal que je ne peux lui en faire avec son regard émeraude et sa fausse innocence. Ce n’est finalement pas elle la poupée brisée mais moi qui ne suit qu’un vieux jouet dont elle s’est séparé.

Dans moins d’une heure Caroline ne sera plus là et ne sachant pas quand Jolene reprend je ne vais pas me risquer à rester planter avec elle. D’ici une demi-heure, je trouverais un prétexte pour me casser loin de tout ça, loin de la propre erreur que j’ai commise en venant prendre place à leurs côtés. « J’vais rejoindre mes potes après, si tu veux je t’accompagnerai ! » Pas mal comme idée, comme ça je bougerai en même temps qu’elle. Je lui fais un clin d’œil et pose ma main sur son épaule en instant en souriant alors que Jolene me regarde et se moque de moi, Caroline elle regarde ma couette en souriant la bonté pure qu’elle est lui fait dire que ça me va bien, que ça me change et je ricane en bougeant doucement la tête de gauche à droite. Elle est adorable, vraiment. Mais sérieusement de tout ce que j’ai pu expérimenter cette couleur-là, c’est vraiment la pire ainsi j’enlève ma casquette pour lui montrer l’ampleur des dégâts et ne pas l’obliger à mentir juste pour ne pas me faire de peine. « Je voulais que ça soit blond platine donc j’sais pas trop comment faire pour arriver à ce résultat là … J’pense que je vais devoir encore décolorer, on verra bien. » J’hausse les épaules avec cet éternel petit sourire en coin, j’remets la casquette sur le haut de mon crane, la visière qui cache presque mes prunelles brunes et je sors mon portable pour occuper mes yeux, ne pas succomber à l’envie de les tourner vers elle et de détailler chaque détail de sa peau d’ivoire que je connais trop bien mais elle, cette reine des emmerdeuses elle en a pas fini avec moi, bien au contraire elle est toujours là pour mettre son grain de sel alors je lâche assez fort pour qu’elle l’entende. « On était occupé à autre chose que mes cheveux à ce moment-là … J’regrette pas. » Caroline prépare ton tableau pour compter les points je crois que la match va être long.

Toujours personne dans les parages, mais de qui parlaient-elles pour être dans cet état les deux garces ? Yeux qui s’ouvre grandement devant une Caroline timide qui me balbutie doucement qu’il s’agit de moi. Je suis étonné. Je n’aurais jamais cru être le sujet de leur discussion. J’étais bien loin du compte. Alors je tourne la tête vers le diable, l’investigatrice de cette interrogation qui sème le malaise avec la question qui rend si timide la blonde entre nous deux, la question qui fait rosir ses joues d’une teinte pivoine. Elle est mignonne la blonde dans cet état-là. Elle me rappelle l’une de mes sœurs, la seul qui est réservé dans le lot des mexicaines. La rose parmi les orties, Angela Martinez la pudeur et la sagesse incarnée. Retour à la réalité, retour des flammes contre la glace lorsque je rencontre de nouveau son regard. Alors elle m’avait bien vue, elle m’avait remarqué avant même que je ne la vois. Elle avait parlé de moi à sa nouvelle copine pour mieux me vendre comme un objet. Après tout, elle en avait fini avec moi donc pourquoi pas revendre son sextoy vivant à une autre hein ? C’est connu sur le campus que Nate n’est qu’un gars sans sentiment, une bête de sexe qui ne trouve pas son bonheur. Ou peut-être qu’il l’avait trouvé son bonheur dans sa vie de séducteur, peut être que Cisco a raté la dernière rumeur peut être qu’il n’a pas remarqué que Nate il n’était plus comme avant. Que les nanas étaient de moins en moins fréquente. Que son regard ne cherchait que celui d’une brune qu’il a conquis depuis déjà longtemps mais ça ce n’était pas le genre de ragot que tout le monde voulait entendre. C’est tellement plus amusant de savoir avec combien de fille j’avais pu coucher durant une année entière car oui, Cisco lui avait fait le décompte à la fin de l’année passée et il avait même diffusé le tableau de chasse pour amuser la galerie mais maintenant que tout était calme bizarrement plus rien ne se faisait entendre, les histoires de cœur c’était surement pas la came des investigateurs de cette radio. « Bah oui ? Pourquoi me désignait moi ? Trois ans déjà à me mater, faut effectivement regarder la viande fraiche, le morceau qui va t’occuper lorsque moi j’serais plus là pour le faire. » Limite franchise, haine qui se déverse par flow jusqu’à toi. Le volcan est allumé, le volcan vient d’entrer en éruption et il n’est pas prêt de s’arrêter. « Un de mes potes te plait ? C’est cool je lui donnerai des leçons lui montrer ou il faut taper pour te faire rugir Jolene. » Je me tourne vers Caroline qui a l’air complètement choqué de l’ampleur de la discussion alors je souris à pleine dent, essayant de la rassurer. « T’inquiète pas Caroline, la question est pas très intelligente venant d’elle, il n’y a rien d’autre de plus intéressant pour elle que de parler de garçon, comme si elle n’avait pas déjà fait le tour du campus. » Bien évidemment qu’elle a compris qu’on se connaissait, bien évidemment que ça se lit sur mon visage que je ne la supporte plus cette commère. Elle me rend dingue, je perds le nord je perds la tête. J’en perds mon sang froid et je me demande de quel gars parle-t-elle le quel peut-il lui plaire plus que moi ?

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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Mer 2 Nov - 22:44

❝ Los chicas de l'ananas… + ❞FT JonateNate a l'air d'aller bien, lorsqu'il précise qu'il lui reste une année d'études, je me rends compte qu'on a vraiment pas le même âge. Mais, ça prouve bien que l'âge ne compte pas forcément dans les relations humaines. C'est pareil avec Jolene, elle est plus âgée que moi et pourtant il n'y a pas un grand écart au niveau des mentalités. C'est ce que j'aime particulièrement à la faculté, on peu parler avec un peu tout le monde, des personnes avec des horizons différents. Nate me propose ensuite de m'accompagner tout à l'heure lorsque je partirais en cours. Je dis alors ; "Oui pourquoi pas !" Le sujet tourne autour de ses cheveux, il confirme ne pas être satisfait du résultat et aurait espéré une couleur encore plus clair. Je ne suis pas une pro mais, il doit y avoir des risques pour le cuir chevelu. Quand je vois certaines filles se décolorer sans cesse les cheveux, les colorer etc. Leur cheveux sont bel et bien abîmés. Je dis donc ; "Ce serait peut-être mieux d'aller chez le coiffeur plutôt que de te le faire toi-même non ?" Encore une fois, je joue la mère poule. La fille inquiète pour un rien. Nate est assez grand pour prendre ses propres décisions après tout. Et puis bon, les cheveux ça repousse vite. Le fil de la conversation se déroule normalement lorsque les choses s'enveniment tout à coup. Je commence à me rendre compte que Nate et Jolene se connaissent peut-être déjà. Même très bien, entre les gestuelles et les regards échangés. Maintenant les paroles, je commence à réaliser la nature de la situation. J'ai l'impression d'assister à combat de coqs, Nate envoi des piques, insistent bien sur sa "copine". Jolene réagit aussitôt. Comme touchée en pleins cœur. Je commence à croire qu'ils ont vécus une relation, à longue durée ou courte, je ne sais pas. Ce qui est sûr c'est qu'ils se connaissent intimement. Et cela me met mal à l'aise, je les ai présentés bêtement, j'aurais du m'en rendre compte. C'est trop tard pour revenir en arrière, il faudrait que je réussisse à calmer le jeu ou bien à changer de sujet. Passer du coq à l'âne ! Ça pourrait éventuellement marcher. En vu des regards qu'ils se lancent je n'en suis pas sûre. Qui ne tente rien à rien. "Et sinon vous avez vu ce que la doyenne a envoyé par mail ? Il y aura un bal de Noël à l'université cette année, c'est sympa nan ?" Une phrase sortie de nulle part et complétement inventée. Il n'y a eu bien évidemment aucun mail et aucun bal de Noël de planifié. Mon objectif était juste de changer de sujet, d'attirer leur attention, de cesser cette bataille inutile. Mais, apparemment cela ne fonctionne absolument pas. Ma question est passée dans un coup de vent. J'aurais pu dire n'importe quoi, ça n'aurait rien changé. Au moins j'aurais essayé.

Je ne sais pas où me mettre, j'aimerais pouvoir me cacher, m'enterrer ou me téléporter. Après ma question inutile la situation a empiré, évoquer la question de Jolene, regarder Nate dans les yeux, rougir comme une tomate. Je ne suis clairement pas à l'aise, mon balbutiement l'a laissé entendre à Nate et Jolene. Heureusement, cette dernière est venue à ma rescousse et a repris le fil de la conversation. Seulement, elle m'a sauvé la mise et en a profité pour envoyer de nouvelles attaques à Nate. Évidemment ce dernier ne s'est pas laissé faire. J'écoute leurs paroles piquantes, leur réflexions déplaisantes et en même très intimes. Je reste affreusement silencieuse, la bouche entre-ouverte. Les mots m'échappe. Je comprends mieux maintenant, ils ont été ensemble, du moins ils se connaissent au lit. D'où les regards. Mais, ça n'a pas du bien finir. Le pourquoi du comment, je ne saurais le dire, du peu d'expérience que j'ai, ça ne me paraît pas avoir été une rupture très douce. Du moins si on peu parler de rupture. J'ose enfin dire ; "Mais, vous avez été ensemble ? Pendant combien de temps ?" J'essaie de mettre mes idées en ordre, la situation devient de plus en plus clair pour moi. Je reprends mes esprits même si je suis choquée par les propos de Nate et de Jolene, ils n'y vont pas de mains morte. Je reste perplexe quant à la découverte des informations, selon les mots de Nate ils se connaissent depuis au moins trois ans. Enfin ce n'est qu'une supposition. J'ose ensuite demander timidement après les mots sanglants de Nate ; "Mais, si vous connaissez déjà, pourquoi ne pas l'avoir dit au début ?" Tout d'un coup j'ai l'impression d'être de trop, je ne sers à rien, à part servir de spectatrice à ce petit spectacle et au mieux à compter les points. Sauf que je n'ai pas envie de tout cela.  Je n'aime pas voir les gens se déchirer, vider leur sac remplis de sentiments refoulés. J'ai l'impression que ça ne me regarde pas. Alors, en prenant une inspiration et attrapant la lanière de mon sac à dos je dis ; "Je vais peut-être vous laisser tranquille. Vous avez sûrement besoin d'espace et de temps pour parler… de tout ça. Enfin, régler vos soucis, ça ne me regarde pas après tout." Je commence alors à bouger, attrapant ma veste ensuite tout en baissant le regard. La gêne est partie, je suis juste triste pour eux, triste de devoir les quitter car je les apprécie autant l'un que l'autre et triste de voir leur relation détruite qui semblait pourtant assez forte. Du moins, leur réaction piquantes le laissent à penser. Triste de les voir s'attaquer et se bombarder de mots les plus horribles les uns que les autres alors, que leur regard en dit tout autre chose. Partir me semble être la meilleur option peut-être que ça les calmera mais, surtout ça me permettra de souffler un bon coup.


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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Jeu 3 Nov - 1:30
Los chicas de l'ananas

Que m’avais dit la psy, en cas de début de crise de nerf ? Ah oui. On inspire, pendant dix secondes, on expire pendant dix secondes. Et entre les deux on se dit « je suis zen. » Sauf que non, je ne suis pas zen. J’ai envie de le détruire encore plus fort à chaque parole qu’il sort. À partir de quel moment on s’est permis de se haïr à ce point, Nate ? À partir de quel moment il est devenu acceptable de détruire l’autre ? À partir de quel moment notre relation est passé de la tendresse à la violence ? À partir de quel moment nous sommes devenus des étrangers ? Sincèrement. Parce que je suis perdue là, je ne sais plus si je dois renchérir ou si je dois rendre les armes. Enfin si, je sais que je dois renchérir parce que, Nate ou pas Nate, je ne me laisserai jamais marcher dessus de cette manière. Et s’il voit que je ne réponds pas, il prendra mon silence pour une invitation à taper plus fort. Je connais chaque expression de Nate. Chacun de ses tics. Le regard qu’il vient de me lancer me donne des frissons dans le dos, et pas les plus agréables. J’ai libéré la Bête, et encore, elle se retient de ne faire de moi qu’une bouchée. J’ai inconsciemment, innocemment espéré que ne pas se voir pendant vingt jours apaiserait nos esprits, nous permettrait de faire le point chacun de notre côté pour que lorsqu’on se revoie, on puisse en parler calmement. Quand il m’a quitté, m’a tourné le dos, que je pleurais comme je n’ai jamais pleuré de ma vie sur un banc du campus, j’étais la détruite. La fille qui aime la gloire qui se rend compte qu’elle vient de perdre l’homme qui représentait tout pour elle. J’ai déprimé encore quelques jours en rentrant. Je ne voulais parler à personne. Me rendre compte de ce qu’il venait de se passer revenait à accepter la situation et je n’en avais pas les forces. Et quand j’ai enfin pris le temps d’y repenser, j’ai pris la chose positivement. Que Nate et moi sommes deux caractères bien trempés, qu’il était normal qu’à un moment donné, l’un de nous, nous deux en même temps, éclations, nous entrechoquions. Depuis mon retour du Danemark, nous étions une bombe à retardement, et la Mystery Party son détonateur. Je m’étais dit que quand nous allions nous retrouver, tout irait mieux. J’ai nourri cet espoir, mes colocataires ont nourri cet espoir. Des conneries. Je tombe de haut, et la chute est mortelle. Nous n’irons pas mieux. Le ravin creusé entre nous devient un océan de plus en plus tumultueux à la force et la violence de nos mots. Après vingt jours à l’aimer de plus en plus, je découvre que Nate lui, a nourri une haine viscérale contre moi. Que si je venais malencontreusement à le toucher, il hurlerait qu’on le brûle. Et chaque mot qu’il me lance est une pique aiguisé au feu des Enfers. Ils laissent des traces invisibles sur mon corps mais mon coeur refuse de battre normalement. Chaque battement du palpitant l’entraine à sa crémation. Mon coeur ne sera que cendre d’ici son départ. Je te déteste Nate Eden Martinez. Je déteste de m’empêcher de te détester correctement. Je te déteste de m’obliger à t’aimer encore et encore, malgré tout. « Ok, ravie de le savoir gars. » Absolument pas ravie, non. C’est sa dernière année et comment la commence-t-on ? À se détruire comme si nous étions en guerre.

Non seulement il m’a haï, me déteste de toute son âme, Nik m’a menti sur toute la ligne. Et j’ai du mal à croire que l’anglais m’ait dit qu’il allait tout aussi mal juste dans le but de me réconforter sur le moment. Non. Plutôt parce qu’il en avait marre d’avoir une loque comme colocataire, le fantôme d’une loque même, qui laissait planer son échec et un vieux goût d’amertume partout dans l’appartement. Ouais. Raison plus plausible. Donc non. Nate n’allait pas bien. Nate allait très bien. Nate a repris son activité préféré, celle dans laquelle il excelle le plus. Nate a repris son tableau et ça m’étonne que CISCO n’en ait pas encore parlé. Parce que en vingt jours, il avait le choix ! Entre les soirées des Monroes, les soirées en sur le campus, les soirées sur la plage, les soirées dans le centre-ville, les soirées un peu partout en banlieue, il n’avait qu’à sourire pour que six filles soient à genoux face à lui, la bouche ouverte. Classe, Jolene. Mais c’est la vérité. Si moi j’ai un pouvoir sur les hommes, l’effet qu’un simple sourire de Nate peut avoir sur la gent féminine nécessite de savoir tomber en PLS sans l’aide de personne. Et je tuerai pour avoir le droit à un sourire, un vrai. Je ne réponds même pas sa provocation. Savoir autrefois que je le partageais avec d’autres me donnait des frissons de dégoûts, la jalousie prenant possession de mon corps à mon insu. Mais jamais ne s’en était-il venté en ma présence, même lorsque nous étions en soirée, défoncés et bourrés avec ses potes qui étalaient leur plan et tableau de chasse. Jamais ne m’avait-il manqué de respect de la sorte. Bien. Baise donc ta copine qui balance des hihi à voix haute autant que tu veux. Ta bite est libre de faire ce qu’elle veut.

Je n’hésite même pas à me facepalm. C’est dingue comme jamais il ne changera. Toujours il ne retiendra que la partie qui l’arrange. Ne lui ai-je pas dit juste avant que je n’avais pas remarqué que c’était lui ? Que justement, si je l’avais reconnu, jamais je ne l’aurai désigné ? Je suis blasée, sincèrement fatiguée de son égo mal baisé. Change de niaise s’il te plait, tape toi une intelligente, peut-être que ta réflexion grandira en même temps que ton érection, putain. « Eh, ça te dit d’écouter autre chose que ta propre voix par moment ? » Je me tourne vers Caroline pour répondre à sa tentative de changement de sujet mais l’enchainement de Nate ne me laisse absolument pas de marbre. Il a osé. Il a osé me poser l’étiquette de pute sur le front quand il sait que justement, je ne suis pas ce que CISCO peint de moi. Quand il sait qu’il est le dernier et unique homme à m’avoir connu intimement ces dix-huit derniers mois. Qu’avant lui, je ne connaissais ce terme de plan-cul. Quand il sait que dans le fond, la réputation que me fait CISCO me blesse bien plus que je ne laisse paraitre. Je me tourne vers lui, et mes yeux lancent d’autant plus d’éclairs que lui. J’hésite entre lui envoyer la gifle de sa vie, mais même cette claque ne le remettrait pas assez à sa place. Tu veux jouer Nate ? Jouons. Mais sache que je ne connais pas la signification du verbe regretter. « Ah non, pas la peine. Ils ne t’ont pas dit ? J’ai crié encore plus fort avec eux. D’autant plus que je préfère Elwyn. Tu comprends, j’ai besoin d’un homme mature, pas d’un gamin. » Si tu penses que je viens de te faire mal, Nate, regarde moi bien dans les yeux : tu y verras mon âme se briser en acceptant le pacte avec le diable que tu viens de me forcer à prendre.

Des frissons de dégoût me traverse le corps et c’est un haut-le-corps qui me prend. Jamais je ne pensais en arriver à ce point une fois dans ma vie, encore moins avec une personne qui réussirait à briser toutes mes barrières, m’obligerait à m’ouvrir, à accepter qu’une personne fasse partie de ma vie, devienne littéralement ma vie. Jamais je ne pensais être capable de ressentir autant de haine pour une personne, et le groupe de gars d’il y a quatre ans était pourtant bien parti. Je regarde Caroline, me rendant presque compte qu’elle était là. J’ai honte. De m’etre abonné à autant de violence devant une âme aussi innocente qu’elle. D’avoir montré mon visage le plus détestable. D’avoir mis dans une position gênante et inconfortable une amie qui n’a clairement rien à voir dans notre histoire. Je lui rattrape le bras avant qu’elle ne puisse s’enfuir, me laissant face à Nate. Je regarde Nate, le regard ancré dans le sien, mes yeux vides d’émotions. « Non, nous n’étions pas en couple. Grave erreur de ma part d’avoir espéré un jour que oui, nous en deviendrons un. » Je tourne mon regard vers Caroline, tente de lui sourire. Ou plutôt de lui grimacer sans lui faire peur. Je lui tire un peu le bras, qu’elle se rassoit à nos côtés. « Je suis désolée que tu aies dû assister à cette scène, ce n’était pas glorieux. Mais nous sommes civilisés, n’est-ce pas, Nate ? Nous pourrons tenir jusqu’à ce que chacun de nous reprenne le chemin de sa vie. Tiens, dites moi comment vous vous êtes rencontrés ? » Je tourne la tête vers le Monroe. Mon regard lui intime de me suivre dans cette trêve, pour Caroline. On a déconné, on n’aurait pas dû.

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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Jeu 3 Nov - 15:40
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Les mots de Caroline restent en suspens dans ma tête quand la voix de l’autre se fait entendre. Comme si elle n’en avait pas assez dit et assez fait. Comme si elle ne m’avait pas déjà assené de plusieurs coups de couteau depuis tout à l’heure. Alors que l’une essaie de calmer les choses, de retourner à un sujet bien plus dérisoire pour ne pas voir le feu se propager l’autre fait l’extrême contraire. Elle nourrit le feu de braise et de buchette. Donc en résumé j’étais le pire mec qui existait en soit si nous écoutions la brune. Car en plus de l’avoir ‘’soi-disant’’ bloqué pendant près de trois ans dans notre relation occasionnelle sexuel Jolene se permettait maintenant d’allonger la liste de mes défauts en insinuant que je n’écoutais personne sauf moi-même. Moi égocentrique ? Si seulement. J’aurai adoré l’être pour ne pas avoir de remord, ne pas peser mes mots quand il s’agit de toi. Essayer de ne pas te faire trop de mal. J’aurais pu être bien plus violent que ça dans mes mots tu sais, mais je ne l’ai pas fait car malgré tout j’peux pas aller plus loin que ça. Mais je n’étais pas toi visiblement. Toi tu n’as aucune limite c’est ça qui nous différencie. Si seulement elle s’en était arrêté là cette vipère de Larsen, à indéfiniment rajouter des adjectifs à la liste des défauts. Non, ce n’était pas suffisant de me descendre. Elle avait en un seul coup sec enfoncé le clou dans le bois. Elle avait assené le dernier coup de massue sur mon crane. Si l’instrument de torture devait être symbolisé sous nos yeux je pense qu’il aurait pris la forme d’une batte de base-ball entourée de fil barbelée. Une torture que de se recevoir ce coup en pleine tête de façon inattendue et pourtant je restais là stoïque. La tête droite, le regard fixé vers le banc ou j’étais assis il y a moins de cinq minutes comme si rien ne m’atteignait, comme si je ressentais pas la douleur dans mes entrailles. Elwyn, prénom qui tourne en boucle dans mon crâne, je le vois, je l’imagine. Je les imagine ensemble, leurs corps suant collé l’un à l’autre pour réaliser le coite. Je ricane amèrement en chassant ce dessin au trait, contour net de mes pensées. Décidément on en apprend tous les jours dès que la haine s’immisce entre deux personnes. Un professeur qui couche avec son élève, pourquoi ça ne m’étonne pas ? Pourquoi je n’ai pas de mal à imaginer l’écrivain le plus renommé de San Francisco, celui que j’estime coucher avec une fille plus jeune que lui. Une élève, son élève et aussi celle que j’ai pu aimer. Je n’ose même pas la regarder car elle me répugne, elle me dégoûte. Sa voix qui s’éternise dans mes oreilles me fait frissonner d’horreur tant je la hais. Non, il ne vaut mieux pas que je la regarde. Elle s’enfuirait de peur, ça lui ferait bien trop mal que tout le désir que j’ai pu ressentir pour elle s’évapore en un seul regard, à chaque mot qui pourrait sortir d’entre mes lèves. Alors je me mords la lèvre pour m’empêcher de lui répondre, m’empêcher de la traiter de salope car c’est ça qu’elle attend. Que les mots sortent d’entre mes lèvres pour me faire passer pour le méchant mais je ne lui ferais pas ce plaisir. Je préfère goûter le sang entre mes dents que de prononcer un mot de plus. Je continue de fixer droit devant moi en me jurant que c’est la dernière fois que je te vois.

Ce qui n’était qu’une allumette craquée, une petite flamme inoffensive s’était transformé en incendie incandescent entre nous. Ce n’était plus un fossé qui se creusait mais un monde entier. La petite Caroline tournait machinalement sa tête entre nous deux recollant elle-même chaque élément de la conversation pour reconstruire le puzzle que nous étions, un puzzle avec des pièces déchiquetés, des pièces qui n’arriveront plus jamais à s’emboiter. Je prends mon sac à dos et le met entre mes jambes pour récupérer à l’intérieur mon paquet de cigarette, un paquet qui ne fera pas long feu et qui achève mes résolutions d’en consommer de moins en moins. La blonde pose une ribambelle de question qui ne font qu’amplifier mon mal de crane. J’allume ma cigarette et en extirpe la première inspiration qui brule un peu plus mes poumons surement trop noircis pour mon âge. Jolene fait sa Jolene, un classique de l’histoire. Elle se pose en victime en pleurnichant des mots qui sonnent faux ; tellement faux que même fumée m’écœure je laisse donc la fumée sortir bien plus rapidement d’entre mes lèvres et laisse le cylindre se consumer entre mes doigts tout seul. « Ça changeait quelque chose qu’on dise qu’on se connaisse de toute façon ? Car franchement d’ici quarante minutes la mascarade sera terminé, on fera exactement comme si nous ne nous étions jamais connu. » Je croise le regard de Jolene pour bien lui faire comprendre que cette foi elle n’aura plus jamais à revoir ma gueule qui lui a tant fait chier, qui l’a tant empêché d’exister pendant les trois dernières années. La blonde se lève et je soupire, j’ai indéniablement gâcher le moment les deux filles en arrivant. Voilà à quoi mon intervention de venir vers elles a servi. Strictement rien sauf foutre la merde. « Aller Caroline reste ça va, profite de nous voir tous les deux ensemble une dernière fois ! » Mon ton se fait ironique alors que je tapote ma cigarette pour en faire tomber la cendre à terre. Jolene elle, elle y met plus de conviction, plus de force dans ses paroles pour retenir son amie alors je la laisse faire et je n’interviens pas. Du moins jusqu’à qu’elle ne m’oblige à le faire alors que la petite Newton debout face à moi essaie de voir si je vais tenir l’engagement, la trêve civilisée que Jolene vient d’instaurer. Son coté Parks en bois qui ressort surement. « Nous nous sommes connues à l’intervention sur les droits de l’homme et de la femme dans le grand amphithéâtre si ma mémoire ne me fait pas défaut. » Non jamais ma mémoire ne me fait défaut je m’en rappel très bien que Mademoiselle Miller elle jouait les miss je-sais-tout devant tout le monde, elle montrait son savoir au reste des élèves. « Comme toujours Caroline nous faisait part de son savoir ! Et vous ? » Sourire niais qui vient s’accrocher entre mes lèvres, je joue les intéressés alors que je n’en ai rien à faire en vérité.

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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Lun 7 Nov - 11:56

❝ Los chicas de l'ananas… + ❞FT JonateJe ne sais plus où me mettre, j'aimerais pouvoir me cacher. Cette rencontre ne me plaît plus vraiment, j'ai une boule au ventre et une grosse envie de partir. Pourtant je suis restée, j'ai tenté de comprendre ce qu'il se passait entre Nate et Jolene. Et j'ai très vite compris qu'ils se connaissaient bien mieux que moi je ne les connais. En effet, après plusieurs paroles déchirantes j'ai compris qu'ils ont vécus une sorte de romance ou du moins qu'ils se connaissent très bien intimement. Chose dont Jolene ne m'a jamais parlé. Je peux comprendre si le choses se sont envenimés entre les deux. Et puis, la vie privé ça ne regarde que les intéressés après tout. Il n'empêche que je ne sais comment réagir, dois-je faire mine de rien ? Comme si je ne comprends absolument rien ? Non ce serait se mentir à soit-même et surtout leur mentir. Je ne vais pas prétendre quoi que ce soit et puis je ne sais pas mentir. Ils s'en rendraient compte de suite. Alors, je ne bouge pas, j'observe, écoute leur paroles assassine et reconstitue le puzzle calmement. Je me gratte les paumes des mains et regarde intervallement Jolene puis Nate, puis Jolene et ainsi de suite. C'est lorsque les paroles sont trop violente que je commence à paniquer et à vouloir partir. Toute situation critique je préfère partir que de devoir affronter la chose. Je sais, c'est très lâche mais, aussi un réflex. Je ne fais pas le poids devant certains problèmes et lorsqu'il s'agit d'affront entre deux personnes, je me sens très mal pour eux, j'ai peur de voir les choses mal se passer. Alors, je fuis. Et c'est exactement ce que j'ai envie de faire pendant l'échanges sanglant de Nate et Jolene. Je finis par me saisir de mon sac à dos doucement, balbutiant rapidement que je préfère les laisser tranquille et que ça ne me regarde pas. Mais, contre toute attente, Jolene me saisit le bras et me demande de rester. Je me retourne alors pour la regarder. Elle s'excuse de ce moment d'égarement et me promet d'arrêter si je reste. Je la regarde longuement puis Nate à son tour me demande de rester. Je souris maladroitement, un sourire coincé, mal à l'aise. Je finis par m'assoir à nouveau et reposer mon sac à dos en soupirant légèrement. "D'accord." dis-je. Je remet en place mon pull et passe quelques mèches de cheveux derrière les oreilles, puis je reprends ; "Vous êtes sûrs ? Parce que je comprendrais que vous souhaitiez être tranquille un petit peu…" Je ne veux vraiment pas déranger et surtout pas rester. Mais, ils ont l'air de vouloir faire un effort. Donc j'en fais un aussi, profitant de leur présence et leur laissant une deuxième chance. Même si je ne suis pas sûre qu'ils vont stopper les hostilités. Leurs mots étaient tellement remplis de haine et de remords. Ça me rends véritablement triste pour eux.

Je n'aime pas voir les gens malheureux, je n'ai jamais connu ça. Mes parents s'aiment depuis vingt-ans. Voir des couples ou potentiels couple se déchirer et se séparer, ça m'attriste. Jolene et Nate n'ont jamais été en couple, pourtant, à force de les regarder je les vois bien ensemble. Je chasse cette image de ma tête, ce n'est pas bien de rêver et d'idéaliser les choses. Je tente de reprendre mes esprits lorsque Nate parle de notre rencontre, il demande ensuite comme Jolene et moi on s'est rencontrés. Je réfléchis rapidement et réponds en même temps à sa question ; "Oui c'est ça, c'était d'ailleurs très intéressant ! Jolene c'est la première que j'ai rencontré sur le campus, j'étais perdue et elle m'a aidé à trouver mon chemin." Je m'en souviens comme si c'était hier, j'étais en panique complète et je comprenais rien au plan du campus. J'ai répondu gaiment à la question mais, je sens que c'est loin d'être gai. Nate est passé d'une émotion à l'autre en très peu de temps, son expression faciale est comme fermée. Et puis le sourire de Jolene me paraît trop crispé. Je ne sais absolument pas quoi dire, j'aimerais pouvoir détendre l'atmosphère. Alors, sur un coup de tête je dis ; "Et vous deux, comment vous vous êtes rencontrés ?" Je viens de remuer le couteau dans la plaie, mais, c'est eux qui sont partis sur cette conversation. Et puis peut-être que ça va leur faire du bien de se souvenir du bon temps, peut-être qu'ils vont se réconcilier et peut-être que ça ira mieux ? Ah bon sang, arrête de rêver Caroline ! J'essaie de justifier mes boulettes alors, qu'il n'y a rien à justifier. Ils ne vont certainement pas retomber dans les bras de l'un et l'autre après tout ce qu'ils se sont dit. Prise de panique je dis précipitamment après ; "Euh, ce n'était pas vraiment une bonne question, pardon." Je rougis encore, plus pour les mêmes raisons qu'avant. La gêne revient à grand pas et je ne sais plus quoi dire. J'aimerais les aider à aller mieux, à discuter et à se pardonner. Mais, ça me semble être une mission impossible. Je croise les doigts pour que ça ne reparte pas trop en cacahuète. La tension est électrique, Jolene et Nate se fixe dangereusement. Je me prépare au pire, je sers les dents et les regarde, attendant une éventuelle réponse ou une autre attaque, cela ne me surprendrais pas qu'ils se sautent dessus et sortent les griffes au point où on est.

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MessageSujet: Re: Los chicas de l'ananas • caroline & nate. Mar 8 Nov - 13:47
Los chicas de l'ananas

À peine les mots sont sortis de ma bouche que j’ai su que c’était fini. Je viens d’achever une amitié de trois ans en avouant avoir eu une relation plus poussé avec un de nos professeurs. Non, pire. Je viens d’écraser le coeur de celui que j’aime en lui apprenant avoir été intime avec celui qu’il considère comme un modèle. Je me dégoûte. Pas d’avoir couché avec Elwyn, je ne regrette pas. Non. C’était il y a bientôt cinq ans et ce qu’Elwyn m’a apporté depuis m’a aidé. Non, je me dégoûte d’avoir achevé Nate, d’avoir brisé la relation qu’il entretenait avec son mentor. Oh, attendez. Je ris. Elwyn déteste Nate, car il est celui qui fait battre mon coeur, qui fait que je peux sourire à n’importe quel moment sans aucune raison. Il le déteste car il est la raison de ma fuite après qu’il m’ait demandé l’exclusivité. Oh, bordel. Et maintenant, Nate ne voudra probablement plus entendre parler de son professeur parce qu’il nous imaginera l’un contre l’autre. Connaissant la logique de Nate, suite à ce que je viens de dire, il pense qu’en parallèle de ma relation avec lui, j’en entretenais une avec Elwyn, que je voguais d’un écrivain à un son apprenti sans gêne. Ce qui en soi, n’est pas faux. J’allais souvent voir Elwyn quand j’en avais l’occasion. Et je dormais dans ses bras. Je regrette cette époque. Quand je ne savais pas encore que j’étais amoureuse de Nate. Quand je ne savais pas encore que je l’avais sous la peau. Quand rien n’était source de problème avec Nate. Quand Elwyn et moi restions cantonné à notre relation d’amour pour le vin, et rien d’autre. Je regrette cette époque parce que je n’étais pas encore cette salope qui jouait avec le coeur des hommes.

Nate ne me regarde même plus. Je le dégoûte à tel point que poser son regard sur moi reviendrait à se brûler lui-même les yeux. Je ne supporte pas. J’ai envie de lui toucher du pied, de lui lancer mon sac, de lui sauter dessus et le rouer de coups pour qu’il réagisse. Tout. Je peux tout accepter, sa haine, son dégoût, mais pas l’indifférence et l’ignorance. Surtout pas de lui. À vouloir qu’il souffre comme moi je meurs sous ses mots, qu’il comprenne que ce qu’il me disait m’achevait autant que ce que je lui balançais, que lui faire du mal était encore plus douloureux que ce qu’il faisait de moi, je l’ai perdu. Je refuse ! je veux qu’il me hurle dessus à quel point se trouver à quelques centimètres de moi est une torture, à quel point il regrette d’avoir posé un regard sur moi il y a quatre ans, à quel point ma vue l’insupporte. Je veux qu’il me dégueule sa haine, vomisse son dégoût, recrache toutes les insultes qu’il a en stock, en anglais comme en mexicain. Je m’en fous, je veux qu’il réagisse. Ta haine est ma seule lumière dans ce tunnel sombre où j’entends de moins en moins l’écho de ta voix. Parce que si tu me détestes, c’est que tu m’aimes. Et c’est la seule consolation qui me reste.

Et quelle image a de nous maintenant Caroline ? Deux êtres qui se sont aimés au corps à corps et qui se déchirent ? Quelle belle image. On fait de la merde, on abuse. Caroline est bien trop innocente pour supporter nos conneries. J’étais sincèrement tentée de la laisser partir pour mettre fin à ce carnage mais je me devais de rétablir notre image. Enfin, surtout celle de Nate. Il ne mérite pas qu’auprès de son amie, je le fasse passer pour un connard de première. Ce qu’il n’est pas. Mon image, au point où j’en suis, je m’en fous un peu. Ce n’est pas comme si Cisco m’inventait un copain toutes les semaines. Caroline, c’est une Parks dans l’âme à absolument vouloir que les choses s’arrangent entre nous. Mais là, désolée de te décevoir ma belle, mais c’est bel et bien la fin. Et je m’en veux sincèrement que tu aies assisté à ce final. La Newton arrive à me décrocher un sourire quand elle parle de notre rencontre. Elle était mignonne quand elle a débarqué dans le hall, complètement perdue, même avec son plan et son esprit logique. Ce qui est bien et en même temps handicapant quand t’es dans la communication, c’est que les professeurs sont avant tout des professionnels avec une entreprise ou une agence à côté, et que leur travail prime sur l’enseignement. Du coup, le jour-même, plusieurs cours peuvent sauter. Notamment à la rentrée. Quand Caroline a débarqué, c’est ce qu’il s’est passé. Alors j’ai pris la journée et je lui ai fait visiter le campus, en priorité les départements qui lui seront utiles par rapport à ses cours. « Fallait bien que je fasse ma bonne action de la journée, hé ! » Caroline est une bonne amie, le genre de fille qu’on veut absolument protéger du monde extérieur. Mon sourire se perd quand elle nous demande comment nous on s’est rencontré. Tout mon corps se retrouve tendu. Je n’ose même pas regarder Nate. Je fais quoi, je le laisse parler ? Je ne peux même pas en parler. Avec tout ce qu’on vient de lancer, je n’aimerais pas entacher les souvenirs heureux qu’il me reste de lui. Caroline ne tarde pas à s’excuser. Cette fille passe son temps à s’excuser, à se justifier. Des fois, j’ai envie de lui dire de porter ses ovaires, de les poser sur la table pour que les gens comprennent qu’elle ne vaut pas rien, que sa parole a un poids. J’inspire et choisis bien mes mots. La moindre parole va être analysée ou ignorée. Et pour ne pas que tout me retombe dessus pour de la merde, je fais attention à ce que je dis, à la voyelle près. Sans regarder Nate, je souris, certes de manière très forcée, mais je souris à Caroline. « On s’est rencontré pendant la semaine des confréries quand je suis arrivée. C’est lui qui présentait les Monroe. » Est-ce que je dois parler que la première fois qu’on a parlé, j’ai volé une de ses casquettes préférées ? Qu’on a ensuite passé un mois à se courir après pour finir dans les bras de l’autre, frustré d’avoir tenu autant de temps ? Non. Elle n’a pas besoin de savoir tout ça. Je garde égoïstement tous ces souvenirs au chaud dans mon coeur, espérant qu’ils ne s’évaporent pas. Et pourtant j’ai besoin qu’il réagisse, qu’il oublie sa pétasse au hihi insupportable. Une vague de jalousie s’emporte de moi, et merde Nate comment peux-tu être aussi vide quand moi je bouillonne de rage juste à l’idée de savoir qu’une fille autre que moi soit devenue aussi proche de toi. Je rage à l’idée que tu m’aies remplacé aussi rapidement. Je rage à l’idée que je ne comptais pas assez pour qu’en vingt-jours tu te sois trouvée une nouvelle égérie. « D’ailleurs. Je déposerai tes affaires dans la journée, ta nouvelle égérie en aura plus besoin que moi. » Et ça m’étonne que ma voix soit aussi neutre. Comme si je lui disais que je lui déposerai mon essai sur Hemingway dans la journée. Comme si trois ans n’avaient pas existé entre nous.


(c) chaotic evil


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Los chicas de l'ananas • caroline & nate.
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