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go to hell, for heaven's sake • nikola
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Ciscan depuis le : 01/07/2016
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MessageSujet: go to hell, for heaven's sake • nikola Sam 1 Oct - 13:40
got to hell, for heaven's sake
Nikola & Jolene


Incroyable mais vrai, je viens de trouver un médecin qui me fait essayer une drogue que je n’ai pas testé. Je pensais avoir tout ingurgité, niveau drogue. J’ai même eu le droit à l’ordonnance pour me procurer légalement du cannabis, quand je suis arrivée dans l’État de Californie. C’était dingue. J’avais le droit de me rouler un bon split sans qu’on ne m’arrête ou me pénalise. Quand mon médecin a vu que je ne dormais pas plus, il m’a directement arrêté l’ordonnance, ne souhaitant pas que je devienne accro comme « tous ces jeunes que l’on croise à Bayview ». Oh non, ça ne risquait pas. J’aime bien trop l’adrénaline pour devenir accro à une drogue qui me rende léthargique. Ce nouveau médecin, recommandé par je ne sais plus qui dans je ne sais plus quelle soirée, m’a prescrit un traitement de fond. C’est censé apaiser mon esprit, mes migraines, et ainsi me permettre à dormir un peu plus souvent et plus longtemps. J’avais l’impression de parler à un marabout plus qu’à un médecin. Mais un marabout est un médecin, n’est-ce pas ? On s’en fou. Au point où j’en suis, je pourrai aller demander à Irma de me soigner. Il m’a juste demander un sacrifice. Bon, lui ne m’a pas dit sacrifice mais de mon point de vue s’en est un, parce que même la bière ou le vin, je n’y ai pas le droit. Vous vous rendez compte ? Pendant deux mois, je dois arrêter tout alcool, pour ne pas altérer avec le médicament. Même le café ! Vous imaginez ? Le café ! Il m’a autorisé la clope, mais raisonnablement. C’est à dire quatre par jours. Je vais mourir pendant deux mois. Pourtant mon Jiminy Larsen m’a murmuré à l’oreille « en même temps, vu la soirée de CISCO, mieux vaut arrêter l’alcool ». Je l’ai dégagé de mon épaule d’une pichenette. Enfin ma mauvaise foi l’a dégagé sans retenue.

La soirée de CISCO a été un désastre, et moi qui n’ait d’habitude pas de gueule de bois, voilà trois jours que je me tape ce mal de crâne insupportable, ces envies de vomir incessantes. Trois jours que je ne quitte pas mon lit, enfermée dans le noir, allergique à toutes relations sociales. Je me lève pour manger quand je sais que tout le monde dort, où n’est pas là. Je ne suis sortie que ce matin, les lunettes de soleil et un gros pull – son gros pull sur le dos pour aller chez le médecin, récupérer ma nouvelle drogue et un arrêt maladie d’une semaine. J’ai appelé un uber qui a gentiment accepté de m’attendre et mon médecin et le chauffeur ont été ma seule interaction depuis trois jours. Les filles ont bien essayé de venir voir ce qu’il se passait, et j’ai honte, j’ai fait celle qui dormait. Je ne bougeais pas de mon lit. Entièrement inerte, le corps ankylosé, pétrifiée, ayant peur que si je venais à faire un pas, un seul geste, tout me reviendrait à la gueule comme un boomerang. Oh, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même. À croire que « j’ai déconné, j’aurai pas dû » est devenu mon crédo depuis deux mois. Le pire, je crois, que ce n’est même pas à cause de l’alcool que je suis dans cet état. Non, ça j’ai tout dégurgité pendant une bonne journée, un saut dans la chambre ou la tête dans la cuvette. Je n’ai jamais vomi autant, eu autant mal. Ce n’est même pas à cause de mes actes que je suis dans cet état. Enfin si, ça y joue énormément parce que le regard qu’il m’a lancé, emplit de dégoût et de haine, me donne la gerbe juste en y pensant. Les frissons me glacent l’échine et j’ai un nouveau haut le corps. Je n’arrive plus à vomir. J’ai déversé toute ma bile dans les toilettes et je n’ai rien avalé depuis trois jours. Non. Ce n’est même pas ça. Je suis amorphe depuis que dans ma tête, je me suis prononcé ces cinq mots : je suis amoureuse de lui. Certains auraient sauté de joie. Certains auraient souri niaisement, parce que oh mon dieu, ils sont amoureux de leur crush et qu’il y a une chance sur deux que ce soit réciproque. Oh mon dieu, j’envie ces personnes. Pourquoi il a fallu que rien, rien entre lui et moi ne soit simple ? Vous vous dites probablement, oh elle abuse, réagir comme ça parce qu’elle est amoureuse, ce n’est pas une fin en soi, y a pire. Ce n’est pas à moi qu’on va faire le coup du « estime toi heureuse, il y a pire ailleurs. » Je sais qu’il y a pire ailleurs, je suis la dernière à demander de l’aide parce que je sais qu’il y a toujours pire. Non, c’est juste que...

Oh. Bordel. Je vais le niquer. Je viens de sursauter, m’étouffant avec ma propre salive tant j’ai été surprise. Nikola vient de rentrer, et évidemment il a claqué la porte. J’en ai marre. Je ne le supporte plus. Je remets le pull sur moi, et sors de la chambre sans un bruit. Je me dirige vers la source du bruit, c’est-à-dire connard en puissance, qui se trouve dans la cuisine. Il ne m’a pas entendu. Cela fait trois jours qu’on ne s’est pas croisé, il en a probablement oublié mon existence. Ce n’est pas une raison. On ne claque pas les portes. Encore moins quand on n’est pas chez soi. Il y a un minimum de respect à avoir chez les gens qui acceptent de vous héberger. « Je te jure Nikola que si tu claques encore une seule porte, c’est ta tête qui finie encastrée dedans. » Je n’ai pas parlé fort, ma voix est même incroyablement rauque, puisque je n’ai pas parlé une seule fois depuis trois jours. Mais toute la haine que je ressens à mon égard, à son égard, tout est palpable dans ma voix. Je ne déteste pas Nikola, je ne le connais pas, je ne juge pas l’inconnu. Par contre, je sais comment il détruit Sidney a petit feu depuis qu’il est revenu dans sa vie sans prévenir. Et juste pour ça, je ne le supporte pas. Chacun ont leur tort dans leur histoire, je ne suis personne pour juger leurs actes. Mais il n’a pas le droit de détruire Sidney parce qu’il n’a pas porté ses couilles. Et là, c’est la porte de trop. Je l’ai supporté, je l’ai accepté sous mon toit. Là, c’est trop. Je sais qu’il va rire. Qu’est-ce qu’une brindille comme moi ferait à un gars stock comme lui ? Il met tellement mes nerfs à vif que là maintenant, je retrouverai toutes mes forces et n’hésiterais pas à l’encastrer dans un mur. Alors vas-y Nikola, retourne toi, ris moi au nez parce que là, je ne dirai pas non à un pushing ball.


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MessageSujet: Re: go to hell, for heaven's sake • nikola Ven 14 Oct - 12:48
Avis de tempête
Jolene & Nikola
Le courage et la peur, ensemble, sont mes deux armes
Quand je me sens déraciné, je monte au sommet des arbres
De là-haut, j'vois la mort, faut être prêt si elle approche
La vie, c'est apprécier la vue, après scier la branche

Mon monde n'est agité que par les soubresauts de mon crâne désireux de me rendre complètement fou, par les trahisons de mes pensées qui me hantent, qui me rappellent ce que je préférais oublier. Comment ne plus penser à elle lorsque mon esprit n'efface jamais son visage ? Lorsque son regard noyé par les éclats de diamants salés sont la seule chose à laquelle je pense en permanence ? Perles salées que j'ai fais couler, visage si parfait que j'ai souillé. Éloquence de ces images, de ces mots qui traversent l'enfer de ma tête mais qui jamais ne se glissent entre mes lippes. Palabres arrêtées par les barrières en titane de ma fierté, bien trop puissante pour être outragée par des éclats de sentiments appartenant au passé. Alors je reste cette statue de marbre, celui qui ne ressent rien, rien à part une colère ardente, une haine brûlante, celui qui a sûrement beaucoup trop aimé, mais qui jamais plus ne se fera piéger dans ce jeu dangereux. Je ne suis que cet Hadès devenu homme, roi des enfers sur terre venu semer le désordre et la discorde. Je ne suis que le contemplateur de son monde, de son univers qui s'est transformé, qui a évolué sans ma présence. Avant nous avancions ensemble, l'un pour l'autre, mains liées, c'était nous contre le reste du monde. Aujourd'hui tout a changé, désormais la fleur s'est épanouie sans son soleil, elle a trouvé d'autres rayons brûlants pour s'ouvrir, pour éclore. Je ne peux que détester ces usurpateurs, ces voleurs de celle qui a toujours été mon unique source de bonheur. Alors je suis là comme un con à penser comme une fillette, à jalouser ce que je suis censé détester. J'aime pas ce qu'elle fait de moi, j'aime pas ces fissures qu'elle crée dans ma carapace, ces regards qu'elle me jette qui brisent le titane, ces mots qu'elle me crache qui le font fondre. Je voudrais partir, je voudrais terminer de tourner cette page que je n'ai jamais eu de cesse de raturer, ce chapitre sans fin que l'on n’achèvera jamais. Mais je peux pas, j'en suis incapable, alors j'ajoute ma frustration à ma peine, je colore ma haine avec mon amertume, je sombre dans ce cocktails de ressentis plus ténébreux les uns que les autres, j'observe le patchwork d'émotions sinistres recouvrir mon cœur lacéré par ces lames invisibles.

J'ai laissé les vapeurs de cette drogue enchantée à laquelle je ne devais plus toucher envelopper mon esprit. Je me suis juste noyé dans ces brumes opaques qui font ralentir mon cœur, qui le font s'arrêter de s'éclater en permanence sur ma poitrine, comme s'il voulait en sortir, comme s'il voulait s'en échapper. Alcool, poison liquide, qui s'est mêlé à mon sang qui a coloré mes pensées, qui m'a fait réaliser à quel point je pouvais la détester et putain à quel point je pouvais être con de continuer de l'aimer. Même si cela, jamais, vraiment jamais je ne pourrais l'avouer. Alors je suis resté avec ces nouveaux potes, ces nouvelles fréquentations bien trop mauvaises, que je me suis fais et je suis pas aller à cette soirée où l'on m'attendait. J'ai préféré me torturer à l'imaginer, à dessiner son corps bien trop parfait se laisser aller, se laisser onduler contre les silhouettes de ces êtres masculins qui rêveraient de la posséder. Ma jalousie a glissé dans un territoire maudit, a bafoué les frontières de l'interdit. La seule chose qui m'a empêchée de débarquer c'est cette fierté qui m'a protégée, cette fierté qui m'a empêché de dévoiler à quel point la jalousie est un poison violent, à quel point je voulais qu'elle soit dans mes bras et pas dans les leurs. Alors j'ai simplement repris le glorieux chemin de mes conneries, la route de ma gloire rouillée, je me suis défoncée et j'ai constellé le visage d'un mec bien trop con de son liquide vermeilles et d'ecchymoses bleutées. J'ai laissé mes poings sortir cette rage qui restait bloqué, enfermé dans un carcan bien trop serré. Jusqu'à ce que je prenne le chemin du retour, comme un mec bien trop paumé dans cette vie merdique. « t’me manque arête de bouder » Ces mots à elle, ces mots venu un peu plus de bordel dans mon esprit et ces lippes qui ne m'obéissent pas, ces lippes qui esquissent un léger sourire. Quand d'autres gars la contemplent c'est à moi qu'elle pense, c'est moi qui est gravé à jamais dans sa chair, pas eux. Et comme l'idiot que je suis j'ai pas pu m'empêcher de lui répondre ces mots tout aussi alcoolisés «j'crois qu'tu m'manques aussi ».

Depuis, depuis je suis comme un con qui ne peut revenir en arrière. Plus acariâtre que jamais je la fuis, je l'ignore et j'évite cet appartement maudit autant que je peux. Je voulais pas qu'elle sache, je voulais qu'elle ne connaisse que ma rancœur, qu'elle ne garde de moi que ma haine. Humeur plus brûlante que jamais, humeur plus mauvaise que jamais alors je passe mon temps à fuir en me dépendant ma colère dans le sport. Porte qui claque, comme pour annoncer ma présence, comme pour la prévenir de fuir bien loin si elle là, de ne pas m'approcher si elle ne veut pas se faire jeter. Grand roi de la connerie qui se retrouve dans la cuisine à se faire un sandwich, l'un des seuls trucs que je suis capable sans tout faire sauter. Tes mots suintant de colères me ramènent dans cette réalité désargentée alors que je me tourne pour te faire face, mes opalescences plus sombre que d'habitude, souligné par ces cernes, symboles de ces nuits à trop penser, à ne pouvoir me plonger dans les bras de Morphée. Éclat de rire qui résonne dans la pièce, rire froid, rire sarcastique aux accents empoisonnés par cette langue de vipère alors que je te contemple. Lippes écorchées par cet agaçant sourire narquois alors que je provoque, alors que je te rend folle parce qu'à ce petit jeu je suis très fort, bien trop fort pour toi frêle créature. Je claque à nouveau la porte. « Tu parles de ça ? Quoi que...attends. » Je la claque une seconde fois, bien plus fort que la première. « Là c'est mieux, c'est plutôt comme ça que je fais d'habitude. » Je m'adosse à la porte, t'observant, le regard presque teinté d'amusement. La fidèle amie de Sidney… On m'accuse en permanence d'être le grand méchant loup qui a perverti leur ami, qui lui a brisé le cœur, qui l'a laissé dans sa merde. Mais il est vrai qu'à te regarder tu as l'air bien plus fréquentable que moi, t'es dans le rang toi n'est ce pas, t'es tellement dans le rang que tu ne te remets pas de ta cuite lors de cette soirée maudite. Il est clair que ses fréquentations se sont améliorés… Mais je dois être sympa n'est ce pas ? Je dois être doux comme un agneau alors que la hyène vient m'agresser ? Plutôt crever. « Oh pardon...tu as l'air dans un sale état, tu as mal au crâne c'est ça ? Je suis vraiment désolé, je voulais pas te déranger. » Venin hypocrite qui se glisse jusqu'à tes oreilles, qui se moque éhontément de toi. Moi qui voulais passer mes nerfs, tu ne pouvais pas me faire meilleur cadeau Larsen….
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Ciscan depuis le : 01/07/2016
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MessageSujet: Re: go to hell, for heaven's sake • nikola Lun 17 Oct - 13:40
got to hell, for heaven's sake
Nikola & Jolene


J’aime Sidney. En moins de deux ans, elle est devenue cette perle à mes yeux, celle qu’on doit à tout prix protéger quand bien même elle sait se défendre toute seule. Ce petit être qui semble si fragile mais qui est une vraie boule de feu. Ce petit être qui n’a pas peur de foncer la tête la première, tête brûlée qu’elle est, n’hésite pas à se jeter dans la mêlée, même si ses habits coûtent soi-disant chers, même si elle est en tort. Sidney est forte. J’aimerai être forte comme elle. Elle encaisse tout, la tête bien haute, crachant sur ceux qui osent tenter de la descendre. La vie n’a pas été facile avec elle, encore moins tendre. Pourtant, elle est là, à s’occuper de ses amies, à s’occuper de moi. Elle le fait sans poser de question, parce qu’elle est comme ça Arriston. Elle va inconsciemment jouer le rôle de la maman de la maison parce que son but, noble, est que tout se passe à merveille, que les abcès soient crevés. Elle espère, non pas à tort, que ses deux mondes coïncident, s’harmonisent pour n’en former qu’un. Je te jure que j’essaie d’accepter Nikola, Sid. J’essaie. Mais il ne rend pas la tâche facile. Tempérance n’est pas la plus chaleureuse d’entre nous, elle est la première à avoir cracher sur Nik. Moi, j’ai mon côté Parks qui ressort. Toujours donner une seconde chance, faire aux autres ce que tu aimerais qu’on te fasse, accorder le bénéfice du doute, mais surtout, ne pas me mêler des affaires qui ne me regardent pas. Seulement, quand vous vous disputez, c’est comme si vous n’étiez que tous les deux. Or on est cinq dans la colocation maintenant, et vos disputes elles nous concernent, qu’on le veuille ou non, parce que vous mettez en péril l’harmonie déjà bancale de l’appartement. Et ça me fend le coeur de l’entendre te balancer ces horreurs. Peut-être les mérites-tu, je n’en sais rien, ça ne me regarde pas, c’est votre passé. Mais tu reste ma meilleure amie, et je ne peux pas le laisser te détruire de la sorte. Alors non, je n’aime pas Nikola. J’ai essayé, mais je n’y arrive pas. Cette méchanceté est gratuite, facile, alors que tu l’as accepté sous notre toit sans même nous concerter. Je m’en fous que tu aies ramené quelqu’un dans le besoin sans même nous prévenir. Notre appartement t’appartient autant qu’à moi, même si ça fait trois ans que j’y habite, et toi seulement quelques mois. Je te fais confiance les yeux fermés. Mais Nikola, je ne lui fais pas confiance.

En fait, je ne fais confiance à plus personne. Mis à part Sidney et Tempérance. Et pourtant, dans mes heures de paranoïa qui ont suivi ma gueule de bois, le corps qui me réclamait une énième bouteille de vodka, mon cerveau qui ne demandait qu’à disjoncter, mes hallucinations m’ont fait douter de Tempérance. Sidney, moins parce qu’elle n’est pas proche du couillon en chef. Tempérance et lui, ils sont amis. Elle est même comme sa soeur de coeur. Quelle idée de me retrouver amie, maintenant colocataire avec une des plus proches personnes de mon plan cul ? Jamais un plan cul ne se termine bien. Encore moins quand des sentiments sont intégrés à l’équation. Alors ouais j’ai douté. J’ai fui Tempie, j’ai échappé à sa vue pour ne pas qu’elle me pose de questions, qu’elle me fasse revivre encore et encore la soirée, me posant mille et une question, tentant de comprendre pourquoi, comment on en est arrivé là alors que nous étions la meilleure relation d’après nos proches. Pas d’chichis quand le sexe va bien, n’est-ce pas ? Ce n’était un secret pour personne. Jolene Larsen se tapait régulièrement Nate Martinez, l’Adam de toutes ces Eve qui attendent de pêcher. Le campus savait qu’on n’avait qu’à s’appeler pour tremper les draps de l’autre. Que souvent, pas la peine de s’appeler, juste passer à l’improviste. Si les filles étaient déjà jalouse que j’ai ce privilège, j’étais haïe par beaucoup parce que j’étais son amie. Je les comprends, en même temps. Nate est une perle. Et quand ça se saura, que j’ai brisé notre amitié à cause d’un trouble de stress post-traumatique, on me détestera encore plus. Parce que j’ai brisé quelque chose que tous enviaient mais surtout parce que j’ai brisé Nate. Je me détestais déjà à cause de cet évènement... je me déteste encore plus de savoir que ça a détruit la meilleure chose qui m’étais arrivée depuis des années. Et comment je tente de réparer les choses ? En restant enfermée dans ma chambre, à broyer du noir en espérant que des décennies passent avant que je n’ai le courage de sortir, que le monde, même mes colocataires oublient mon existence et mes actions, que dis-je, mes conneries à répétition, que je puisse reconstruire ma vie en faisant attention à ne pas commettre les mêmes erreurs.

Et quand je regarde Nik, toutes mes erreurs me sont balancés à la figure puissance mille. La finesse du mur qui sépare ma chambre et celle de Sidney me permet à mon grand damne de connaitre tous les détails de leur relation. Je ne devrais pas faire l’amalgame entre ma relation avec Nate et sa relation avec Sidney. Pourtant, lui aussi a été abandonné. Néanmoins, à l’instant présent ? Je ne ressens aucune empathie pour Nikola. Tout mon corps et mon âme le répugnent, ne veulent avoir affaire avec lui. Je tressaute pas quand il claque la porte. Non plus la deuxième fois, plus violente, qui fait trembler les murs, les meubles. Tout autour de moi tremble, et mon corps reste impassible. C’est tout ce que tu as trouvé Nik ? Claquer les portes, et ? Je rêve, il se fout de ma gueule. Je ne le quitte pas des yeux, ne bouge pas de ma place. Mon crâne et mon corps me supplient de retourner au lit, de laisser les comprimés faire effet. Mais je retiens depuis trop longtemps toute ma haine, contre lui, contre Nate, contre moi-même et il me tend une perche, un radeau, le Titanic pour que je le prenne en victime. Il souhaite que je me défoule sur lui pour qu’il me rende la pareille. Ne te fie pas à l’image que je te renvoie Nikola. Je ne suis pas ce petit être fragile que je semble être, j’ai ce feu qui brûle en moi, qui ne demande qu’à se propager. « Merci d’entretenir ma migraine, j’apprécie énormément l’attention. » Ma voix retrouve peu à peu son ton normal, gardant tout de même ce grain cassé, signe que je n’ai pas parlé depuis trois jours. « Tu t’es regardé Nik ? T’es aussi minable que moi. » Si moi j’ai une sale gueule, permets moi de t’offrir un miroir pour corriger tout ça. « Si ce n’est plus, parce que tu continues à t’enliser dans ta merde sans essayer d’arranger les choses. » Discours de sourd, nous sommes deux êtres pathétiques blessés en amour.





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MessageSujet: Re: go to hell, for heaven's sake • nikola Mar 18 Oct - 21:35
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Quand je me sens déraciné, je monte au sommet des arbres
De là-haut, j'vois la mort, faut être prêt si elle approche
La vie, c'est apprécier la vue, après scier la branche

Voix qui se casse, mélodie qui se brise sans parvenir à être harmonieuse alors que la fleur fane, elle n'est plus qu'un tas de pétales brunis par les rayons de l'astre sacré. La fée dont la beauté s'est estompée a quitté les murs protecteurs de son antre, elle fuit sa grotte pour m'affronter. Malgré la maladie qui te tord l'estomac, malgré la peine qui te vrille le cerveau t'es là, t'es face à moi, tu tentes de m'affronter. Frêle demoiselle que je pourrais détruire en quelques mots, pour faire rejaillir l'enfer de tes maux, pour les laisser exploser à ton visage. Misérable insecte que je pourrais écraser, tuer en un seul pas. Ils sont peu ceux qui ont osé déranger ma tranquillité, ceux qui ont osé affronter King, le roi de vagabonds, le roi de la désolation. Jamais mes mains ne viendront ébrécher ton faciès de poupée de porcelaine, l'acidité de mes palabres suffira à faire fondre ton courage, à brûler les restes de la guerrière qui follement se dresse face à moi. Personne au monde ne peut fissurer la ténébreuse armure du prince noir, personne à part cette maudite londonienne. Mais définitivement pas toi Larsen, toi ne peux rien contre moi, tu ne peux rien quand je peux tout.

Mon état se désagrège, la statue de marbre se lézarde, le roi tente de garder fière allure, mais le poids de ses conneries pèse comme celui de mille hommes sur ses épaules. Mon sang brûle, mon sang dévore mes veines, mon sang me rappelle qu'il a besoin de sa dose. Mon corps ne survit pas à ce manque qui lentement et cruellement l'assassine. Poudre blanche, meurtrière à la robe immaculée qui me faisait planer, qui m'emmenait dans un monde secret auquel j'étais le seul à avoir accès. Délire adolescent, délire de soirée devenu addiction de ces nuits sans elle. Il y avait pire drogue que ma coke et mon herbe, il y avait pire came que toutes ces merdes que je pouvais ingurgiter, il y avait ton amie, ta maudite meilleure amie. Si tu savais combien elle m'a rendu fou, combien elle m'a fait tourner la tête, j'étais sous son charme, j'étais accroc, j'étais envoûtée par son charme. Pire des opium, des drogues, chevelure d'or fondu dont je ne pouvais me passer. Faiblesse, virilité qui s'oxyde, lorsque j'ai eu le malheur de comprendre que j'étais amoureux. Aujourd'hui sa présence creuse les cernes sous mes opalescences ternes, fatiguées de ne plus l'aimer. L'envie de mes démons d'avant, mes démons anglais, les colorent, rend mon derme un peu plus pale. Mort vivant qui survit face à la meute. Comment je pourrais avoir l'air autrement lorsque mon crâne n'est que boucan, hurlements incessant qui me rendent complètement fou. Elle, eux, elle, eux, fracassante symphonie désaccordée dont les notes s'écrasent contre les parois de ma tête, dont les notes me rendent complètement givrées. Comment je pourrais faire Larsen ? Donne moi la réponse si tu l'as, sinon tais toi et va. Va avoir que ma rage ne balaye, avant que le vent glacial de ma haine ne t'emporte dans un tourbillon duquel tu ne sortiras plus jamais.

Lion prédateur qui s'avance vers sa proie, vers toi. Mes prunelles ravagées par la haine destructrice te consume, te ravage. Je suis pas d'humeur, je suis jamais d'humeur depuis que je suis ici, j'ai pas de vrai sourire, j'ai plus de vrai sourire depuis qu'elle m'a quitté, depuis qu'elle m'a laissé, depuis qu'elle m'a abandonné. Sais tu ce que c'est que de passer deux années à traîner les débris d'un cœur brisé que l'on ne peut recomposer, que l'on ne peut oublier, que l'on ne peut ignorer. De toute manière tu dois simplement penser que j'en suis pas doté n'est ce pas. Je suis juste un connard, je suis juste son connard, sa bonne action annuelle. La si gentille et parfaite Sidney qui héberge le grand méchant loup qui l'a ravagé, qui l'a fait tant souffrir… Conneries ! « Mais j'en ai rien à foutre de ton avis, je suis seul aux commandes ! » Mes muscles me tirent, mes mains fourmillent, mon corps tremble, la carence qui se mêle à la colère. Ire de sentiments contraire qui se déchaîne, incendie que l'on ne peut plus calmer. Tu déclenches quelque chose que tu ne pourras défaire, il n'y a que ta blonde qui avait ce don, qui avait cette capacité surnaturelle à me rendre calme lorsque je n'étais qu'agressivité. Animal sauvage que l'on laisse en terrain inconnu, face à une hyène qui se croit invincible, mais qui n'est que l'une de ces proies qui finira gisant à mes pieds. « Et me parle même pas de Sidney, ose même pas prononcer son nom. Pas quand tu nous joues les dépressives suicidaires avec les fringues de Martinez ! » Je le sens venir ce sujet, je le sens arriver. Des jours à lancer ces piques muettes, ces regards qui en disent long, ces fenêtres de ton âme qui me guettent, qui voudraient me torturer, me tuer. Pique moi seulement, je te ferais pire, bien pire, toujours pire. Il me parle, tu sais celui que tu as délaissé, celui qui arbore ce comportement semblable au mien lorsque mon point d'ancrage n'était plus que cendres au matin. Demandes détournées pour savoir comment tu vas, pour savoir si toi aussi tu vas mal, comme lui. Fierté masculine qui l'empêche de l'avouer, mais je connais ça, je connais mieux que personne ce vide que ça laisse, cette douleur que ça crée, ce mal qui nous ronge. Si tu veux parler de la destruction de quelqu'un, lance moi donc sur le sujet, mais tu en ressortiras le derme striés de marques bleutées à cause des vérités que j'aurais prononcée. « C'est bon maintenant Larsen ? T'as terminé ? Tu peux retourner dans ton pieu et me foutre la paix ? » Pars, loin de moi, loin de la bombe à retardement qui risque d'exploser à tout moment si tu restes face à moi. Éclats destructeurs qui entameront ta chair, cicatrices éternelles que tu garderas en souvenir de moi. Plus que ma peine, reste ma haine.
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MessageSujet: Re: go to hell, for heaven's sake • nikola Jeu 20 Oct - 14:37
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Nikola & Jolene


Qui n’avait pas remarqué que tu étais le seul aux commandes ? Que tu n’en avais rien à foutre de l’avis des autres ? Tout le monde sait que tu es antipathique au monde qui t’entoure, à l’environnement comme aux autres personnes qui voguent autour de toi. Tout le monde connait ta vision. Tu vois flou, les bâtiments sont flous, la nature est floue, les gens sont flous. Et parmi ce monde aquarelle, tu vois Sidney, dans toute sa netteté, une aura qui l’encercle, la rende plus chaude que ce monde froid que tu rejettes et qui te le rend si bien. Tu vois Sidney, tu ne veux voir qu’elle et elle ne t’es pas à portée de main. Pas besoin d’avoir un diplôme en psychologie pour savoir comme tu te sers de tes yeux morts et froids pour voir. Tout le monde sait. Je sais. Je le sais parce que je vois comme toi. Je ne veux plus accepter de reconnaitre les formes tant que ce n’est pas celle de Nate. Je ne veux plus aimer la nature si Nate ne fait pas partie du tableau. Je te déteste Nate. Si tu savais comme je te déteste. De m’avoir rendu faible, dépendante, accro, maso, apeurée, amoureuse.

Je ne cille pas quand il parle de Nate. Ils se connaissent ? Évidemment qu’ils se connaissent. Le Monroe connait tout le monde. Mais à quel point se connaissent-ils ? Au point de savoir que c’est son pull, au point de savoir que si je suis dans cette merde, c’est à cause de lui. Nikola sait pour Nate et moi. Mais il y a quoi entre Nate et moi ? De la haine, du dégoût, de la déception. Et moi, je l’aime comme une folle. Mes yeux restent froids, impassibles, ne laissent toujours transmettre aucune émotion. Pourtant, je suis sûre qu’il a entendu mon coeur se briser, me tomber au pied. Je le verrai presque l’écraser encore avec son pied, y lâcher une de ses clopes pour y foutre le feu. Je ne sens plus mon palpitant battre dans ma cage thoracique, probablement m’a-t-il achevé, me balançant cette vérité que personne n’a l’audace de me lancer, parce que je sais que même mes meilleures se le disent. Jolene doit se réveiller, Jolene a besoin d’une claque dans la gueule, sortir de sa léthargie et arrêter de se rouler en boule dès qu’on prononce le prénom de Nate ou parle de Monroe. Probablement m’a-t-il déjà tué, Nikola. Pour mieux renaître ? Ouais non, bullshit, on verra plus tard. J’éclate de rire. Ce vieux rire jaune, dégueulasse, qui ne met à l’aise personne. Celui qui crie que la rieuse n’est pas rieuse, qu’elle n’a plus de sentiments, qu’elle est vidée. Le coup mortel de Nikola n’a fait que ressortir la partie froide de ma personnalité, celle que tout le monde déteste, celle qui m’a tenue compagnie tout mon séjour en Suède il y a quelques années. Toi et moi sommes plus semblables que tu ne penses, Nikola. Je suis Nikola, Nikola est moi. Tous deux brisés par l’être qu’on aime, tous deux désignés comme fautifs, tous deux accro à cette drogue que nous fait consommé l’autre. Le sourire dégueulasse toujours aux lèvres je m’approche de lui, aucune trace de peur dans mes veines. Au contraire. Nik vient de me réveiller. Cette haine endormie mais présente, qui parcourt à présent mon corps et me permet de respirer, bouger. À peine plus grand que moi. J’ancre mes yeux dans les siens, et je n’y vois que mon reflet tant ses yeux sont vides. Vraiment ? Non. Ils brûlent pour une seule et même personne. « Sidney. Sidney Arriston. » Je ne bouge pas, mon sourire s’étire. « Sidney, je peux passer la journée à dire son prénom. Tu vas faire quoi ? Me frapper ? Vas-y, ça ne sera pas la première fois qu’on me touchera parce que je n’aurai pas dit amen à un gars ! » Je suis devenue cette furie qu’on ne peut plus arrêter, ce flux de haine, ce venin mortel et brûlant qui ne souhaite qu’une chose, détruire tout sur son passage et là, en l’occurrence Nikola King. L’élan de folie qui me traverse, ne me lâche plus, s’accroche à moi, ne veut faire qu’un avec moi. Et je ne fais rien pour l’en empêcher. Au contraire. Je l’accepte, je l’accueille, je l’embrasse, je chérie son arrivée. J’enlève ce pull traitre et le jette loin de moi. Je me retrouve en débardeur et shorty devant lui. Et je sais qu’il a sous les yeux l’enveloppe charnelle qui appuie ses propos. Je suis minable. Corps frêle, comme si je ne passais pas deux soirs par semaine à la salle de sport. Blancheur à faire frémir les morts. Mes lèvres ne sont plus gercées, elles sont craquelés, ensanglantées, elles ont perdu toute leur vivacité. Mes yeux n’ont plus de cernes, ce sont deux yeux au beurre noir qui affrontent le monde. Je suis une brindille face à ce rocher. Mais ne croit pas ce que tu vois Nik. La haine que tu entretiens juste en respirant en face de moi me redonne des couleurs. « Et maintenant Nik ? Je joue à quoi ? Hein ? Je joue à quoi ? » Si je joue la comédie, que je ne suis qu’une gamine qui a eu le coeur à peine fissuré, que te dis l’état de mon corps maintenant ? Quelle connerie vas-tu me sortir King ? Je m’attends à tout, et je sens mon sang bouillir. « Si je joue les dépressives suicidaires dans les fringues de Nate, que devrais-je dire de toi qui est carrément venu vivre chez la raison de ton état, hein ? » Mon sourire ne quitte pas mes lèvres bouffées, il s’étire, encore et encore. « Je suis curieuse. Ça fait quoi de la voir sourire mais de ne pas en être la raison ? » Je m’adosse contre le plan de travail, et je souris. Il ne laisse rien paraitre. Et pourtant, je sais exactement comment intérieurement il réagit. Je ne suis que ton reflet au féminin, Nik. Si tu me détruis, je te détruis tout autant.



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MessageSujet: Re: go to hell, for heaven's sake • nikola Sam 29 Oct - 1:53
Avis de tempête
Jolene & Nikola
Le courage et la peur, ensemble, sont mes deux armes
Quand je me sens déraciné, je monte au sommet des arbres
De là-haut, j'vois la mort, faut être prêt si elle approche
La vie, c'est apprécier la vue, après scier la branche

Six lettres qui se lient pour former ce prénom maudit. Six lettres à l'odeur de souffre qui embrume mon esprit d'une fumée ténébreuse. Six lettres qui ravivent le feu dangereux de mes accès de colère ravageurs. Six lettres que tu n'aurais jamais du prononcer. Erreur fatale, l'échec et mat se profile au loin alors que la symphonie de hurlements de l'apocalypse rugit déjà. Tu joues à un jeu dangereux que tu ne contrôles pas, un jeu qui brûlera tes doigts, qui te consumera toi, entièrement, dévorant ton corps de part en part, de flammes languissantes transformant ta chair en cendre. Pas ce feu ardent de la passion, pas ce feu qui naît dans les tripes et qui finit par faire fondre le cœur. Non l'incendie ardent de la colère, l'ardeur brûlante de la rage ravivée par l'envie de vengeance. Je ferais de toi cet insignifiant grain de poussières qui se perdra dans un monde trop sombre et trop grand pour elle, je ferais de toi cet insecte qui poussera son dernier souffle sous ma semelle, je ferais de toi ce que tu es déjà mais dont tu n'as pas conscience, cette moins que rien qui joue au jeu des rois. Tu touches à la corde sensible, tu touches au sujet pour lequel je pourrais tuer, tu enfonces ton doigt dans la plaie. Tortionnaire sanguinaire qui se joue du liquide vermeille qui s'extirpe de la blessure qui ne se refermera jamais. Sadique que je voudrais bien briser contre un mur, poupée de porcelaine qui finira en mille et un morceau de douleur éternel. Lippes qui s'étirent, sourire si peu aimant, sourire presque dément. La frustrée que l'homme de ses pensées ne veut plus toucher, trouve un nouveau moyen de prendre son pied, me faire chier. Tu te caches derrière ta silhouette, tu te caches derrière tes courbes féminines que jamais je ne violenterais. Loup sauvage, créature des nuits sombres, bête qui hurle à la lune, mais qui jamais ne porte des coups sur le sexe opposé, qui jamais n'abîme ces corps si différent du sien. Je suis un connard, le roi des connards au pays des emmerdeurs, mais jamais je ne frapperais une fille et tu peux remercier les cieux d'avoir cette chance. Rire amer qui traverse mes lippes alors que je souffle près d'elle. « Alors tu dois traîner avec des mecs aussi saccagés que toi. » Pensée qui n'englobe ce rare ami avec qui je me suis lié dans cette ville qui ne m'apporte que malheurs, rêve américain, connerie américaine. Le flegme des londoniens me manquent, les nuances de gris du ciel anglais me manquent, l'univers où j'étais ce roi à la vie si facile me manquent énormément. A la place de cela, je ne suis que cette carcasse qui se meurt de ce manque qui coule de ses veines. Manque de ses substances qui me faisaient sentir vivant, manque de celle que je hais. Puis toute cette colère qui me rage, toute cette haine qui me fait vriller, qui me fait devenir totalement fou, totalement cinglé, cette fureur pour laquelle je pourrais tuer. Elle ne s'éteint jamais, braise que tu viens de raviver, elle est toujours là, légère flamme qui danse en moi et qui devient incendie sous le moindre prétexte. Je suis un tourbillon qui ne trouve pas l'apaisement, je suis un séisme qui a besoin de tout détruire, je suis une tempête qui veut faire le plus de dégâts possible. Pour aller mieux j'en ai besoin, pour me calmer j'en ai besoin. Tu me cherches, tu cherches le monstre, tu viens chercher la bête sauvage qui ne demande qu'à dévorer n'importe quelle proie. J'entends la mélodie haineuse que tu siffles à mes oreilles, j'entends les soubresauts violents de mon cœur sanguinolent qui se brise contre ma poitrine à chaque battements. Je sens le précieux liquide carmin de mes veines battre à tout sombre je sens mes muscles se tendre. Mais tu n'attends que ça n'est ce pas ? Sale garce. Tu ne veux qu'une chose lui prouver que je ne suis qu'une enflure qui pourrait s'acharner sur sa meilleure amie, qui pourrait faire couler le sang d'une femme par simple excès de colère. Crois moi je vais te détruire, je vais te réduire à rien, je vais faire de toi ce néant que tu as toujours été. Seulement pour cela je n'aurais pas besoin d’ébrécher ton faciès de poupée fatiguer, je n'aurais pas besoin de poser mes mains sur ta pathétique carcasse, silhouette de film d'horreur qui chancelle face à moi. Je te ferais pas le plaisir de lui prouver ça, je te ferais pas le plaisir de me prendre celle dont je hurle ne plus vouloir à mon bras. « Qu'est ce qui te fait sourire Larsen ? » Au tour de mes lippes de forger ce sourire mauvais, au tour de mes lippes de venir te narguer. Tu joues face à plus fort que toi, tu joues face à celui qui ne peut être affaiblis que par la créature de beauté, que par la créature à la chevelure dorée. Toi, tu n'es rien, toi tu n'es qu'un détail, toi tu n'es qu'une faible adversaire. Parce que je refuse une part de la réalité, je refuse le fait de te ressembler, je refuse le fait que tu puisses un tant soit peu me toucher, je refuse le simple fait de t'être associé. « Le fait que tu viens de perdre le seul mec qui aurait bien voulu d'une pauvre fille comme toi ? » Je connais rien de votre histoire, je connais rien de vous deux. Je relies juste les détails, je noue les faits entre eux, je compose ma vérité, je compose ma propre histoire à partir de rien. A partir de vos mines, à partir de ce pull que j'ai déjà vu sur son dos, à partir de vos états similaires, à partir de ce que j'ai vécu dans le passé. Cette putain de haine que j'ai noyé dans de la poudre immaculée, dans des nuages de fumée, dans un monde embrumé. Je préfère croire que c'est toi qui a merdé, je préfère m'imaginer que tu es comme l'autre, faite pour décevoir, faite pour tout faire foirer. Créatures de beauté créés pour vous péter le cœur. « Tu sais ce mec pour qui tu déprimes… tu sais ce mec que tu n'auras plus jamais...tu sais Nate, Nate, Nate, Nate, Nate..Ton jeu est super amusant t'as raison finalement. » Bière à la main je m'installe, face à toi, chaise qui voit la nonchalance de ma position alors que mes prunelles t'assassinent. Regard froid, chocolat qui devient noir, qui se glace, poison qui en sort pour te torturer, pour te tuer. Je hais, putain ce que je te hais. Désagréable détail. « Où alors tu jubiles parce que ta meilleure pote sourit mais n'est pas vraiment heureuse. C'est ça qui te fait prendre ton pied ? Le fait qu'elle va finir aussi malheureuse que toi ? Tu me ferais presque pitié. Presque, tu me dégoûtes trop pour ça. » Liquide frais qui glisse dans ma trachée avant que je ne tende la bouteille de verre vers toi. A la tienne Larsen !
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MessageSujet: Re: go to hell, for heaven's sake • nikola Sam 29 Oct - 10:56
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Nikola & Jolene


Triste réalité que de savoir que non, il n’est pas le seul à me désirer. Justement, il ne veut pas de moi. Il ne veut plus poser ses mains sur moi. Il ne veut plus poser ses yeux sur moi. Il ne veut même plus respirer le même air que moi. Je le dégoûte. Il me déteste. Sa claque virulente qui signifie ça. Cette phrase qui me reste coincé dans un coin de ma tête mais qui crie plus fort que le reste. Depuis que je me rends compte de la place qu’il occupe dans ma tête, dans mon coeur, je ne fais que trébucher à ses pieds, agir gauchement et porter le bonnet d’âne. Depuis mi-juin, j’essuie crasse sur craque. Que me répondent les gens ? T’as dû être Hitler dans une vie antérieure. La douce insulte de salope n’est pas anodine, quand elle sort de ses lèvres. Elle est semblable à un coup de poignard, assené d’un coup en plein coeur. Jamais les insultes n’ont dépassé le con affectif. Jamais la voix n’a été levée. Le regard dur n’a jamais été utilisé l’un contre l’autre. Jamais la violence des mots n’a été pour nous. Non. On se respectait beaucoup trop. On s’aimait probablement beaucoup trop à notre façon, sans parler d’amour. Parce que ce n’est pas ça l’amour. On ne tourne pas le dos à celui qu’on aime. On ne juge pas celle qu’on aime. Je ne suis pas la seule fautive d’être allée aider un ami dans le besoin. Nate passera toujours premier, parce qu’il est Nate. Dans cette situation, il semblait beaucoup plus à même de s’en sortir que Sander. Et si c’était à refaire, je rechoisirai de retourner prendre soin de Sander, encore et encore. Je suis fatiguée. Fatiguée de me justifier à longueur de journée, de me convaincre moi-même que j’ai bien agi envers Sander, que ce n’est pas ça qui va m’enlever Nate. Que notre histoire se termine parce que je ne sais toujours pas comment me remettre de mon agression autrement que de boire. Que je ne sais pas comment on ouvre son coeur à celui qu’on aime, de tous les pores de son corps. Qu’il me déteste parce que je suis incapable de gérer ma vie comme toute personne normal. Non Nik, Nate n’est pas le seul qui voudrait de moi. Je connais l’effet que j’ai sur les hommes. Moi comme toi, je ne comprends pas pourquoi, ni comment, dans quelles mesures peut-on me désirer quand je ne suis qu’une Parks un peu trop bruyante. Nate n’est pas le seul à me désirer. C’est le seul que moi, je veux. Et c’est ça qui fait mal. C’est que je suis bloquée sur un seul et même homme, et que cet homme est celui qui me déteste comme la peste. Mais ça va, tu sais de quoi je parle, non ? Ah non, toi, tu ne vois pas à quel point Sidney va mal juste pour que tu lui dises qu’elle est pardonnée, pour quelque chose qui n’était pas de son ressort.

« Sidney ne finira pas malheureuse comme moi, parce que tu es revenu. » Je m’assois sur la chaise face à lui et m’accoude, la tête dans les mains, à la table un instant, tentant de faire retomber la pression. Plus aucune trace de sourire sur mes lèvres, plus aucune flamme qui danse, qui n’attend qu’une chose, te ravager, pour le simple fait d’exister. Mon coeur reprend un rythme lent, et je compte les secondes avant de relever la tête vers Nik. Je t’en prie, King. Souris, apprécie la vue de la chute de Sa princesse. Jouis de ma chute libre, je rends les armes. Ne crois pas que tu as gagné. J’ai perdu, mais contre moi-même. Je ne veux plus me battre contre moi-même, tenter de prendre le dessus sur ma conscience amoureuse et rester la rationnelle que j’étais. Parce que ouais : je suis amoureuse de Nate et maintenant que je le sais, je l’ai perdu. Certains diront que c’est parce qu’on n’était pas destiné à faire partie de ce genre de gens, qui couchent ensemble, se découvre des sentiments, sortent ensemble et vivent le parfait amour. Nous ne sommes pas Ashton Kutcher et Natalie Portman. Nous ne sommes pas Mila Kunis et Justin Timberlake. Nous sommes Nate et Jolene. Et l’amour ce n’est pas pour nous. Pas entre nous deux. J’attrape la bière qu’il me tend et boit deux longues gorgées. Le goût est acre, me donne envie de vomir. C’est le premier liquide qui coule dans ma gorge depuis trois jours. Première chose que j’ingurgite depuis trois jours. Je repose la bière entre nous deux et m’affale contre la chaise, le détaillant sans retenu. Nikola est beau, il a ce charme anglais, celui pour lequel on craque toutes. Je comprends pourquoi Sid est de nature jalouse. Un homme comme lui, fidèle à une seule et même fille quand la tentation est aussi forte ? Un rêve. Et pourtant, je sais qu’il l’a été. Une toux me prend et je remonte une jambe contre mon torse, mon regard ne quittant pas Nikola. Il ne répond pas, je vois que mes paroles vont jusqu’à son cerveau, qu’il en pèse le poids. Et il sait que j’ai raison. « Ose me dire que Sidney ne te manque pas, que tu ne ferais pas tout pour la récupérer, redevenir la raison de son sourire. Que tu es prêt à la pardonner pour quelque chose qui n’est pas directement de sa faute. Que tu l’aimes bien trop pour jouir de sa chute dans mes ténèbres. » Tu n’as même pas besoin de me répondre. Le simple fait que tu sois encore là prouve que tu es retombé dans la drogue qu’est sa présence à tes côtés. Que la revoir t’a renvoyé tous les moments que vous avez passé ensemble, les bons comme les mauvais, parce qu’ils sont ce qui vous a aidé à vous construire, ensemble, les mains jointes. Qu’entendre le son de sa voix te fait battre le palpitant un peu plus rapidement que la normal. Que quand tu la regardes, tu vois ton échec mais surtout la femme pour qui tu tuerais. Tu n’as pas besoin de me le dire, je le sais. Je suis comme toi. Pas au même niveau. Mais je suis comme toi. J’ouvre la bouche. Une fois. Deux fois. Je tourne la tête et mon regard se pose sur le pull de Nate qui traine encore au sol. Sans tourner la tête, je lui demande cette faveur qui me taraude depuis qu’il a prononcé le prénom de Nate tout à l’heure. Charge à lui de me répondre, de se foutre de ma gueule d’être si faible, de profiter de ce moment pour m’écraser enfin et jouir de sa supériorité. Je m’en fous. Il peut même me mentir. « Dis moi au moins que lui, il va bien. »




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MessageSujet: Re: go to hell, for heaven's sake • nikola Mer 2 Nov - 2:15
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Esprit chaotique qui se perd, je deviens dément, je deviens complètement fou d'elle, fou de haine. Aliéné par la colère, détraqué par le restes de sentiments sales qui entachent les restes brisés de mon cœur desséché. Amour déraisonné, amour bien trop grand, passion qui succombe, passion qui implose d'avoir voulu planer bien trop près de l'astre sacré. Il ne reste plus que des vestiges sales, des restes calcinés de deux amants qui n'auraient pas du se donner le droit de s'aimer, car ils se sont permis de se détester. Sentiments qui virent au drame, amour qui devient haine, envie de côtoyer le septième ciel qui se transforme en envie de se fondre dans les entrailles de la terre, de se noyer dans les enfers. Relation qui implose, anciens amants qui se déchirent, cicatrices indélébiles qui ne guériront jamais, avenir commun qui ne verra jamais le jour, moments idylliques qui se transforment en souvenirs passés, passages d'une vie rêvé que l'on a enterré. Haine qui s'étiole, lorsque l'amour ne parvient pourtant pas à renaître, déception et confiance déchirée qui étouffent les braises tièdes de cette ancienne liaison. Je pensais que c'était elle, je pensais qu'elle était l'exception venue rire au nez d'un destin un peu trop joueur. Celle qui lui hurlerait que le mauvais garçon pouvait aimer et être aimé, celle qui gagnerait ce qu'aucune d'elle n'avait réussis à posséder, cette organe palpitant, cet organe glacé, cet organe qui ne se réchauffait qu'entre ses doigts. Âme que je lui ai confié les yeux fermer, sans regarder, sans même y penser, je me suis juste jeter dans cette histoire que je pensais solide à l'instar du marbre. J'ai combattu mes peurs, j'ai combattu cet ouragan de sentiments qui me faisaient valser à m'en filer la nausée dans un monde que je ne pensais pas côtoyé. Homme maladroit qui parvenait parfois à s'ouvrir à celle qu'il avait décidé d'aimer. Vie que je ne voulais partager qu'avec cette lionne à la crinière dorée. Mais nous n'étions fais que de porcelaine, pierre bien trop sensible qui s'est fissuré, avant de se briser, éclater par la violence de la trahison. Flamme de l'incendie qui se sont éteintes, étouffées par les regrets, étouffées par son départ, loin de chez nous, loin de moi. Aujourd'hui ne reste plus que moi, les mains en sang, les mains scarifiées par les restes éparses de ce que l'on était éparpillés. Morceaux que je ne veux pas recoller, morceaux que je ne veux pas retrouver pour les assembler. « Je suis pas revenu pour elle, je suis revenu pour fuir ma merde. » Peut être que je me voile la face, peut être que dans le fond c'est aussi parce qu'elle me manquait. Aucune autre filles n'a jamais réussi à combler le vide qu'elle avait laisser, ce trou béant dans ma poitrine, ce cratère immense simplement emplis de sentiments discordants. Elles ont essayés, elles ont tenté de voler ce qui avait été cassé, elles ont tenter d'aimer un mur, un fantôme, une statue de glace. Je pouvais pas, je voulais pas. Chaque fois que l'une d'elles s'attachaient trop, se liaient trop, se glissaient dans ma vie, je la jetais, je la faisais fuir, je la faisais décamper. Je prétends la haïr, je prétends avoir tourné la page, je prétends avoir jeter le livre dans les flammes. Pourtant...pourtant elle continue de me hanter, je continue d'y penser, je continue de tout mélanger, haine, amour, colère, peine, tout se confond. Je ne peux plus penser, je ne veux plus penser, je voudrais simplement mettre sur pause mes pensées, mettre de l'ordre dans ce fichu chaos.

Voile de calme qui se glissent entre nous deux, cœurs qui s'apaisent, esprits qui cessent de s'échauffer, pression qui redescend, sang qui cesse de battre dangereusement dans mes veines. Ennemis réunis, dans un face à face où la colère s'efface. Ne reste plus que nous deux, nous deux et cette bière devenu bâton de paix qui danse entre nos deux paires de lippes, liquide légèrement dorée qui glisse dans nos trachées. Vagabonds perdu qui cherchent leur chemin, vagabonds qui sont pas doué lorsqu'il s'agit du verbe aimer. J'écoute tes mots se perdre dans mes oreilles, je les écoute voler jusqu'à moi pour en analyser la moindre syllabes, alors que mes opalescences voilés par l'incertitude fixe un point lointain. « Je veux la faire souffrir comme elle m'a fait souffrir. » Palabres qui planent, je suis pas prêt pour parler, je suis pas doué pour parler. J'ai toujours agis plus qu'autre chose, les mots ont peu de sens pour moi, ou bien ils en ont trop, je suis pas assez adroit pour les manipuler. Tout se mélange, tout se fracasse, même en les posant sur le papier, c'est la débandade, c'est la catastrophe. Je suis pas doué, je le serais jamais. « Peut être que je l'aime… Ouais c'est la première nana dont je suis tombée amoureux, la seule, alors ouais il y a peut être des restes. Sidney c'est pas le genre de fille que l'on oublie, c'est le genre de nana qui s'agrippe à ton cœur pour ne plus le lâcher, le genre qui s’immisce dans ton esprit pour ne plus en sortir. J'ai jamais cessé de penser à elle ces deux putains d'années, j'ai jamais réussi à l'oublier, y a pas une journée où elle m'a pas hanté. Cette fille je l'ai aimé comme un damné, alors maintenant je peux que la détester après ce qu'elle a fait. Je sais pas...je sais pas si j'arriverais à lui pardonner un jour. Mais, jamais, jamais je pourrais la voir avec un autre mec que moi, ça me tuerait, je les tuerais. C'est compliqué et je sais même pas pourquoi je te dis tout ça à toi. C'est pas comme si tu pouvais m'aider, t'es aussi handicapé que moi on dirait. »Bière, cylindre de verre, qui regagne mes doigts avant que je ne termine le liquide acre en une gorgée, descente de bière à l'anglaise, gamin qui fait honneur à sa patrie alors que mes yeux fuit les tiens, alors que la honte vient tendre mes muscles. J'ai trop parlé, bien trop, j'en ai trop dit. Stupide garçon qui vient de glisser entre tes doigts les armes pour me descendre, pour m'abattre. Essaye seulement de jouer sur ça, je te détruirais, je t'écraserais, je te foudroierais avec un seul prénom, Nate. Prénom qui éclate déjà ton esprit, ta question planant un instant dans le silence avant que je ne daigne à lui répondre. « Pourquoi tu me demandes ça à moi ? Y a marqué Martinez sur mon front ? Ça se voit que tu l'aimes, ça crève les yeux même, alors bouge toi et va lui demander. » J'en ricane presque, moi, Nikola King, qui donne ce genre de conseil. Je devrais pas, je devrais t'enfoncer, je devrais te pousser à fauter, à t'éloigner de lui. Juste pour que tu passes à côté de ta chance, juste par simple plaisir de te voir dévorer par la culpabilité. Je devrais jouer avec toi, je devrais te narrer mille et un mensonge pour que tes yeux fassent naître ces perles salées qui finiront par te noyer. Mais je le fais pas, sûrement parce que Nate est un ami, sûrement parce que c'est un type bien, ou alors parce que je ne connais que trop bien la douleur que cause l'absence de l'être aimé. « Parce que je pense pas qu'aller bien soit ce qui le qualifie le mieux en ce moment. »
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MessageSujet: Re: go to hell, for heaven's sake • nikola Mer 2 Nov - 14:36
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Jouer au plus con, c’est facile. Jouer sur les mots avec moi, ça va être plus difficile. « Je sais que tu n’es pas revenu pour elle. Mais chez qui tu es allé à peine arrivé ? Chez qui tu restes malgré tout ? Avec qui tu te prends la tête alors que ça fait un bout de temps que tu aurais pu te trouver un job, un nouvel appartement ? Je pourrais continuer longtemps comme ça. » Tu l’as dans la peau, et ça tu ne pourra rien y faire. Je l’écoute me parler de ses sentiments pour Sidney et, j’ai envie de lui dire que je sais tout ça. Que je comprends totalement la haine qu’il ressent à son égard. Sa volonté qu’il a de lui rendre la pareille, de ce qu’il a vécu pendant deux ans, mais au quintuple, minimum. Et que même s’il réussit à être sur un pied d’égalité sur le plan de la douleur, jamais ça ne sera satisfaisant. Au contraire. Ça le tuera encore plus parce qu’on est tous comme ça : on s’est tous promis de ne jamais blesser la personne qu’on aime. Et dans le cas de Nikola et Sidney, il n’est même plus question de simple personne qu’on aime. C’est au delà de tout ce que nous, pauvres mortels, pourrions aspirer à connaitre. Quand Sidney me parlait de Nikola, ô rare fois où elle s’autorisait cette nostalgie londonienne, ses yeux brillaient. Littéralement. Ses yeux brillaient, elle avait ce sourire qu’on ne voyait jamais sur son visage, même quand elle parlait de Sahel, ou de Tempérance. Vous savez, ce sourire naturel, involontaire, spontané, réel. Celui qui crie « je suis amoureuse » à qui veut ou ne veut pas voir le sourire. Elle en parlait avec légèreté, parce qu’elle savait que Nikola avait été le seul à réellement la rendre heureuse, au delà de ce que nous on peut lui apporter, même en étant ses meilleures amies. Elle se rendait vite compte de quoi elle parlait et changeait de sujet aussi vite qu’elle avait commencé à en parler. Son air nostalgique lui, ne changeait pas. Nikola est son âme soeur. Et si elle ne le sait pas, si eux, ne le savent pas, je me ferai un plaisir de leur ouvrir les yeux. Ils se connaissent depuis plus de dix huit ans. Vous en connaissez beaucoup vous, des gens qui se connaissent depuis la crèche, qui ont grandi ensemble, qui se sont aimé, qui ont vécu les pires crasses de la vie, et qui se sont retrouvés, même après que la vie ait décidé d’être encore plus salope qu’elle ne l’a été ? J’attends. Parce que, j’en ai rencontré des gens, de nationalités différentes, de cultures différentes, de passés différents, et jamais, jamais je n’ai rencontré deux âmes comme celles de Nikola et Sidney. Croyez-moi, vivre avec eux, c’est apprendre à relativiser sur tous nos problèmes. Je secoue la tête, riant à moitié dans ma barbe. « Tu sais ce qui me tue le plus, dans votre histoire ? C’est que c’est un putain de quiproquo nourri par votre entourage. » Je ne connais de leur histoire que ce que Sid a bien pu me raconter, et de ce que j’ai pu entendre depuis l’arrivée de Nikola dans la colocation. Et rien que ca m’a servi de comprendre que Sid a vécu son emprisonnement comme une trahison de la part de Nik, et que lui a vécu son départ comme une trahison venant de Sidney. Un putain de quiproquo qui a niqué deux tourtereaux au plus profond de leur âme. « Vous avez tellement de fierté qu’aucun de vous n’est prêt à reconnaitre entièrement ses torts. Tellement plus facile de rejeter la faute sur l’autre. » Cette phrase est entièrement dénué de jugement. Au contraire. Elle m’est limite plus destiné qu’à eux. Je brandis mon majeur à la remarque de Nikola, et c’est un rire, sincère qui s’échappe de mes lèvres. Et c’est perturbant. Je ris, Nikola m’a fait rire, comme si nous étions de bons amis, qu’il venait de me raconter une blague. Non. Il vient simplement d’enterrer la hache de guerre. On est tous les deux des handicapés des sentiments. Je me lève récupérer deux bières décapsulées, ainsi qu’un paquet de clope qui traine sur le comptoir et retourne m’asseoir face à lui. Je lui tends sa bière et je trinque avec lui. « Aux handicapés des sentiments, incapable de s’ouvrir à la bonne personne. » Je bois une gorgée et m’allume une cigarette. Je tire un moment sur le bâton, enfumant au maximum mes poumons et recrachent lentement la fumée en l’air. Je la regarde disparaitre, et je vois toute ma dignité partir avec elle. Je suis amoureuse de Nate, ça crève les yeux, et je suis pathétique. C’est un bon résumé, n’est-ce pas ? Je ne réponds pas tout de suite à Nikola, je le laisse même rire seul de sa connerie, parce que comme il l’a dit juste avant, il est aussi handicapé que moi, et qu’il sait très bien que non, je ne peux pas simplement aller le voir et lui dire « Hey Nate, je suis amoureuse de toi, oublions tout ce qui s’est passé ces trois derniers mois. » Ou un simple « J’ai déconné, j’aurai pas dû, je t’aime, marions-nous. » Ou même un « hihihi ». Je pose mon regard blasé que Nik. « Mon dieu, non, heureusement que tu n’es pas Nate, tu m’aurais tué en voyant que je n’ai toujours pas ramassé son pull. » et même son côté maniaque me manque. J’envie Nikola d’avoir de ses nouvelles, de le voir, de lui parler. Mon regard s’assombrit, mes épaules se voutent, et j’en aurai eu la force, je me serai mise à pleurer. Nate ne va pas bien. Nate ne va pas bien et c’est de ma faute. Et je me déteste encore plus. Il ne devrait pas aller mal. Il devrait être en train de se taper toutes les filles qui lui courent après, trouver une nouvelle égérie, une meilleure, qui sache remplir son rôle de princesse et pas de reine des putes. Nate devrait hurler au monde qu’il est enfin débarrassé du poids que je représente. Qu’il n’aura plus à avoir à faire à mes crises en tout genre. Qu’il ne connaitra plus la tornade Larsen. Il ne devrait pas aller mal. Et je ne devrais pas me réjouir qu’il soit dans le même état que moi, parce que mon cerveau interprète ça comme le résultat de mon emprise sur lui : je ne suis pas un énième plan cul. Je lève les yeux vers Nik, lui offre un sourire faible. « Ça craint l’amour, hein ? » J’écrase mon mégot dans le cendrier posé sur la table et m’étire. « Si je vais voir Nate, tu parleras sans hurler avec Sidney ? Tenter de comprendre son point de vue ? » Nikola ne me doit rien, on n’a signé aucun contrat avec aucune close de gentillesse, de respect et d’amour. Mais égoïstement je me dis que si à leur niveau, ça peut s’arranger, je ne vois pas pourquoi entre Nate et moi, ça ne peut pas.



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go to hell, for heaven's sake • nikola
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