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Pillowtalk my enemy my aly * SIkola
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Ciscan depuis le : 23/08/2016
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MessageSujet: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Ven 14 Oct - 21:56
Sweet dreams are made of this
Sikola
Encore une fois j’ai dû disparaitre, des fois je t’aime, des fois je te hais. Pour ne pas dire que j’ai tout donné, j’ai donné tout autant que toi.

Sentiment incurable d’insatisfaction devant mon devoir. Quoi que j’écrive, rien ne va. Que ce soit la syntaxe, la tournure des phrases ou mon inspiration. Je ne ponds rien de bon. Je soupire et pousse mon ordinateur loin de moi au pied de mon lit. Je regarde l’heure sur mon portable : Presque minuit. Il est déjà assez tard, trop tard pour se lever, s’habiller rapidement et partir faire la fête. Alors je reste perplexe devant ma page blanche. Zéro mot sur mon fichier Word. Et je commence à envier mentalement ceux qui sont dehors, j’aurais dû suivre mes amis plutôt que de jouer les petites élèves parfaites que je ne le suis pas et que je ne serais surement jamais. Premier week-end depuis la rentrée que je passe à la maison. Entre les quatre murs de ma chambre et je le regrette déjà, il me reste quatre jours pour pondre une trentaine de page… Aujourd’hui personne n’était là, personne n’a eu le pouvoir de me distraire ou de me faire enrager et je n’ai pas réussi à écrire quelque chose de concluant. Alors je me demande qu’est-ce que ça sera dans les jours à venir avec l’agitation de mes colocataires, avec un Nik qui me fuit comme la peste et s’énerve dès qu’il me voit. Rien que d’y penser je soupire, je passe une main dans mes cheveux frénétiquement, mimique que je ne contrôle pas lorsque je suis stressé. Je suis dans une merde internationale dès le début de l’année et rien que d’y penser j’en ai des nausées. Je vais foirer mon premier devoir important, je le sais. Ça me fout tellement la haine d’être nul en cours que je ferme subitement mon pc portable et je me lève rapidement je tourne en rond comme une lionne en cage et je décide qu’il est temps pour moi d’aller prendre un bain.

Eau a température presque brûlante, de la mousse à ne plus en finir je glisse enfin un pied dans mon bain en ne pouvant m’empêcher d'haleter de satisfaction. Mon corps suit la cadence et je me retrouve de la mousse jusqu’à la poitrine. Il ne manque qu’une douce musique et quelques bougies pour rendre l’atmosphère presque romantique … Le romantisme … Notion que j’ai oubliée depuis un moment, notion qui n’a plus tellement de sens quand nous sommes célibataires et qu’être en couple n’est plus notre priorité. Romantisme c’était un mot qui collait bien à Nikola parfois, lorsque la folie lui prenait et qu’il se décidait à s’occuper de moi comme sa princesse. Princesse dorlotée à l’argent sale, argent de nos trafics, cajolé par des petites attentions dont seul lui avait le secret car jamais je n’ai réussi à l’attraper en train de me commander mon dîner préféré ou bien comprendre comment il savait exactement de quoi j’avais besoin. Comme exemple : lorsque j’avais besoin d’un massage, d’un câlin et autres délicatesses qu’il m’accordait. J’en soupire, il était beau le bon vieux temps. Maintenant je n’ai droit qu’à des regards de travers et des remarques désagréables et pas des moindres depuis que j’avais osé lui envoyer un message en étant bourré… Je m’en mordille la lèvre en y repensant, j’ai honte. Honte de lui avoir dit ça et j’ai été encore plus intimidé de voir qu’il m’avait répondu la même chose. Mon cœur avait raté un battement et j’avais souris, comme une imbécile dans cet Uber qui nous ramenait moi et mes deux copines à notre appartement. J’avais osé espérer qu’il soit là, lorsque j’avais ouvert la porte mais non. Lourde déception lorsque la réalité m’avait frappé. Il n’était pas là Il faisait la fête lui aussi je suppose. Peut-être même que cet sms n’était pas de lui mais d’une personne tierce en possession de son portable.  J’étais parti me coucher en fermant ma porte à clef pour que personne ne voit ma faiblesse. C’était Le cœur lourd que je m’étais laisser aller. Laissant libres cours à mes larmes contre l’oreiller comme une fille trop saoule pour contrôler ses émotions. Et après ça, aucun de nous deux avaient essayé d’en parler laissant le silence sur ce passage complètement dingue, laissant un doute planer sur nos réels sentiments.

Trois quart d’heure écoulés. C’est un frisson qui me sort de mes songes, la sensation que l’eau commence à vachement se rafraîchir qui me rappela qu’il était temps de filer au lit. J’attrapais la serviette que j’avais posé préalablement près de moi pour m’enrouler avec avant de prendre le chemin jusqu’à ma chambre ou j’enfilais une combinaison short en satin rose poudrée pour la nuit. Couleur d’enfant sur un pyjama pour femme, un pyjama qui ne sortirait jamais de cette chambre. Pas depuis que je vivais en colocation avec Sahel. J’attrapais mon ordinateur que j’allais poser sur mon bureau et je m’allongeais enfin dans mon lit. Je m’emparais de mon portable et je pouvais constater qu’il était une heure du matin passé.  Je jetais un œil à celui-ci, faisant le tour des réseaux sociaux et c’est sans même m’en rendre compte que je m’endormais, plongeant dans les bras de Morphée, contre mon gré.

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Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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Ciscan depuis le : 10/09/2016
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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Sam 15 Oct - 23:49
Without you
Sikola
They II all think I have it all. I have nothing without you. All my dreams and all the lights mean nothing without you.

Explosions de sensations, je me noie dans ma déraison.Lentement, je fais tourner en vagues successive les restes de ce liquide ambré, tumultueux alcool qui s'écrase sur les parois transparentes de ce verre si fragile. Boisson qui glisse en moi, qui fait s'agiter mon cœur et qui brûle la précieuse possession écarlate de mes veines. Le ciel est clair ce soir, de ce bleu presque noir, constellé de ces éclats dorés, de ces astres qui me jugent de là haut. Il est beaucoup plus clair que mon esprit, que mes pensées embrumées, emportées par ces nuages opaques, envoûtées par la douce drogue que je respire et qui traverse mes lippes. Pourquoi malgré tout cela je ne vois rien d'autre que toi ? La musique n'atteint pas mes oreilles, aucune mélodie ne perfore l'enfer de tes mots, doux murmures qui se glissent et qui malgré le doux sons de ta voix, malgré ces fragments à peine chuchotés couvrent le reste du bruit. Je ne vois pas ces mecs qui se déchirent, je vois pas ces filles qui se déhanchent. Je suis là sans être là, fantôme parmi les vivants qui tirent un peu plus sur son joint, comme si chaque nouvelles bouffées pouvaient simplement t'effacer. Elles sont belles les naïades qui dansent face à moi, véritables déesses qui se laissent aller au gré des notes de musiques, qui tentent de nous envoûter avec leurs courbes enchantées. Mes prunelles ont à peine caressées leurs courbes insolentes que tout me ramène à toi, leur charme flétrit comme des fleurs qui se meurent loin de leur père solaire. A côté de toi elles ne sont que neige qui fond face à l'astre sacré, elles ne sont que des mirages qui s'efface face à ton visage. Tu es la reine qui domine ce peuple, reine qui n'a encore jamais trouvé personne pour la détrôner de cette place sacrée sur laquelle je t'ai hissé à mes côtés. Roi des masochistes dont les prunelles n'ont d'attention que pour toi, pour ton visage qui se dessine sur cette image gardé bien à l’abri, caché dans mon téléphone. Cliché volé un matin où tes pensées t'avaient emportées, où tu avais rejoins un autre univers loin de moi, loin de tout. Quand tu me pensais trop occupé à te détester. Reflex du passé que je n'ai pus empêcher, secret que je compte bien enterrer avec moi, garder à tout jamais. Je te hais, cela est vrai, cela tu dois le penser et surtout ne pas l’oublier, surtout ne jamais cesser de le ruminer. Mais y a cette nostalgie qui parfois m’emporte, cette attraction qui me fait péter les plombs, qui me fait commettre des actes irréfléchis, des actes bien trop con. Comme ce message maudit, ce message que je renie, ce message que voudrais que tu oublies, ce message pour lequel je te fuis.

Attention dérangée par des mains baladeuses qui retracent les contours de mon torse, doigts bien trop volages qui redessinent à travers le tissus les contours de mes muscles. Lentement, presque férocement, je relève mes prunelles furibondes, qui accrochent et détruisent le visage de celle qui a voulu séduire le lion, de celle qui a voulu devenir lionne mais qui ne restera que la hyène. « Bouge. Je suis pas d'humeur. » Geste presque violent, qui balaie ses mains de mon corps, qui emmène les effluve de son parfum aux accents floraux loin de moi. Je veux pas d'elle, je veux pas d'une autre, c'est toi que je veux. Mais on peut pas, plus jamais on pourra. C'est terminé, amour qui s'est suicidé, amour assassiné, amour appartement définitivement au passé. Faciès taillé dans la glace, statue de marbre antique, qui n'esquisse pas le moindre sourire, simplement le plus grand ennui de sa personne et l'immortel dédain qui m'a toujours caractérisé avec brio. C'est moi qui la repousse, mais c'est aussi toi, toi et ton omniprésence, même si loin de moi. Pourquoi tu me fais ça Sidney ? Comment tu arrives à faire cela alors que tu es si loin de moi ? Je laisse la vipère glisser loin de moi, croisant ses orgueilleuses opalescences, regard glacé, éclat charbonneux bloqué dans le givre.

Enfer sur terre duquel je m'échappe, paradis pour un gars tel que moi. Mais cette nuit j'ai besoin d'autre chose, un drapeau blanc levé dans le ciel, hissé dans le champ de bataille de la guerre que l'on se livre. Camé qui court chercher sa dose, sa dose de toi. Je suis un sacré chanceux que tu ne puisses t'immiscer dans le chaos de mon esprit, dans le cataclysme incohérent qui s'agite dans mon crâne. Je suis fracassé par la drogue, fracassé par le whisky, fracassé par ce besoin d'être avec toi. Je suis tellement absorbé par mes pensées, que je ne ponctue pas mon arrivée de mon claquement de porte habituel, de la résonance de ce morceau de bois qui s'éclate contre son contour, comme pour annoncer à tous l'arriver du roi des emmerdeurs. Mes pas me guident jusqu'à toi, mes pas ou mon ivresse. Je fais n'importe quoi, je sais que je ne devrais pas, pourtant comme un aimant je suis attiré vers toi. Silencieusement j'entre dans ton espace, où plane ton odeur, où tu as su apposer ta marque. Petite poupée qui s'est laissé glissé dans les bras de Morphée, qui est bercé par un sommeil léger. T'es là, tu cours pas ces putains de soirées de débauchés, t'es là, si près de moi, ange parmi les anges. Doux contentement qui s'empare de moi et du reste de mon esprit incohérent alors que je commence à me déshabiller pour ne garder que mon boxer, me glissant à tes côtés. Je profite ce soir et je prendrais le temps de regretter mes actes demain. Cette nuit c'est nous, demain ça sera toi et moi, duo de nouveau éclaté, duo brisé, duo définitivement séparé. Mon corps se noyant sous la couette, respirant à grande bouffée ton odeur qui m'avait tant manqué et qu'aucune autre n'a jamais réussi à recréer. Je me colle contre toi, légèrement, tout doucement pour ne pas te réveiller, ma mains se glissant sur ton ventre. Sur cette matière si légère, si douce, sur cette tenue bien trop courte alors que mes doigts s'aventurent sur ta cuisse. « Putain fait chier. » Comment je suis censé dormir avec toi comme ça, bien trop près de moi ? Grand acteur qui feint le sommeil alors que mon visage se noie dans ta nuque, yeux désespérément clos mais t'imaginant dans cette tenue bien trop tentante…
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Ciscan depuis le : 23/08/2016
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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Dim 16 Oct - 1:33
Sweet dreams are made of this
Sikola
Encore une fois j’ai dû disparaitre, des fois je t’aime, des fois je te hais. Pour ne pas dire que j’ai tout donné, j’ai donné tout autant que toi.

Rêve enchantée, particule d’un passé ou d’un futur qui me parait tourmenté. Je vois juste ces visages trouble que j’aime, je les vois m’accompagner. Mes amis les plus proches me tirer dans les rues de Londres. M’emmenant dans ces rues que je pense reconnaitre et pourtant tout à l’air différent. Puis j’ai cette sensation au creux du ventre… J’ai le trac, l’appréhension. J’ai l’impression de savoir ce qu’il se trame mais Sahel me rassure que tout ira bien, que c’est le bon moment. Je ne comprends pas de quoi il veut parler et je commence à vouloir m’en fuir, une fois de plus lorsque j’aperçois son ombre au loin. Le fruit de mes angoisses… Alors Jolene se montre plus entreprenante en me poussant vers lui et je jette un regard en arrière en avançant à pas de chat vers celui que je redoute le plus. Je le crains lui bien plus que tous les dieux. Son regard est ma foudre, ses paroles des tempêtes qui attristent mon cœur à chaque crise. Il fait la pluie et le beau de temps de ma vie. Je continue de m’approcher, chaque pas réduisant la distance entre nous, distance que j’appréhende et pourtant je l’aperçois ce regard. Je le reconnais. C’est mon Nik, celui avant que je parte, que je ne sois qu’une lâche et mes larmes commencent à couler. C’est bien lui, ses lèvres s’étirant sur le côté, charme fou qui m’ensorcèlent toujours, à chaque fois un peu plus. Alors que je m’approche d’un pas plus rapide, au point de me retrouver contre lui. La pression retombe et je m’accroche à lui. Bien trop heureuse. Inconsciemment, loin de mes songes, illusions de bonheur que je recrée à l’aide de mon esprit tordue. Je m’accroche presque haletante à mon oreiller, ne sachant pas que le fruit de mes rêveries est à mes côtés. Là où je suis, c’est parfait. Je sens ses bras autour de moi et je ne veux pas que ce rêve s’arrête. Jamais par pitié. Pourtant je le sais, je le sens que le moment fatidique arrive alors je ferme un peu plus fort les paupières pour faire perdurer le rêve encore un instant et j’essaie de calmer mon cœur qui bat d’une force indescriptible, mon cœur crie à l’amour, amour déchiré, amour du passé. Que j’ai moi-même laissé filer.

Les yeux clos je me repasse en boucle encore et encore la scène. Celle de notre étreinte. Je la sens encore autour de ma taille et mon cœur se resserre sur lui-même un peu plus à chaque fois, ça avait l’air tellement vrai que je m’en mords la lèvre. C’est ce petit tic qui me fait comprendre que je suis réellement réveillé… Cette morsure sur ma lèvre inférieure qui me ramène dans le monde réel. Monde que je renie, que je hais tant le moment était trop beau pour être gâché, une réalité qui vient tout gâcher. Alors j’espère me rendormir rapidement, je rêve éveiller de continuer se rêve alors je soupire doucement et je sens une main glissée le long de mon estomac jusqu’à ma jambe, se posant définitivement sur ma cuisse. Une descente douce comme une plume, laissant une trace brulante sur ma peau. Caresse qui me rappel Nikola, qui me noue l’estomac presque d’un désir caché. J’ouvre les yeux instinctivement sans bouger car ceci ce n’est pas un film. Je la sens vraiment cette main qui se fait tendre sur mon corps et cette ombre qui me colle à la peau, ce nez qui se colle à ma nuque.

Je me pose alors une question spontanément, la chose qui pourrait me paraitre le plus réaliste. Est-ce Tempérance ou Jolene trop bourré qui s’est glissé dans mon lit ? Je réfléchi un instant, malgré que mon esprit soit embrumé et je sais bien que non… Ce bras est trop lourd pour être celui d’une de mes amies alors j’imagine le pire et je prends mon courage à deux mains en baissant doucement mon regard vers le fruit de mon interrogation. Je me veux discrète alors je retiens très fort le cri de surprise qui essaie de s’échapper de ma gorge. Ses mains, bras musclé et tatoué que je reconnais. Ayant embrassé et caressé chaque parcelle de son corps chaque jour pendant des années. C’est lui, mon rêve, mon démon et mon cœur ne peut s’empêcher d’imploser dans ma poitrine. J’ai l’esprit encore plus embrouillé qu’après mon rêve et je n’ose bouger par peur qu’il s’énerve ou bien qu’il décide de s’en aller alors je me force à fermer les yeux et je ne bouge plus. Pas d’un seul millimètre et j’ai l’estomac qui fait des chutes environs toutes les trois minutes en sentant sa main bouger sur ma jambe et je suis sûr qu’il ne dort pas. J’hésite un moment, un long moment même avant de laisser sortir d’entre mes lippes un murmure que seul lui peut entendre. « Tu dors … ? » Question conne, mais je ne suis pas en état pour choisir mes mots, ni quoi lui dire. Je suis encore sous le choc qu’il soit dans mon lit et je m’inquiète même alors j’avale difficilement ma salive en imaginant qu’il lui est arrivé quelque chose pour qu’il arrive jusque dans mon lit. « Ça va … ? » Une fois de plus un murmure qui se perd entre nos deux corps serrer l’un à l’autre. Harmonie parfaite comme les deux pièces d’un puzzle. J’espère qu’il ne va pas briser le moment… S’il-te-plait Nikola par pitié, ne bouge pas. On verra demain pour se faire la guerre.

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Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Dim 16 Oct - 13:19
Without you
Sikola
They II all think I have it all. I have nothing without you. All my dreams and all the lights mean nothing without you.

Esprit qui vacille entre deux mondes, qui défie toutes les lois de la gravité, qui court sur une corde bien trop raide. Deux univers qui s'opposent, deux forces opposées qui entre en collision, deux entités infiniment opposées qui se fracassent avec violence l'une contre l'autre. L'antre attirante des rêves, des songes embrumés, qui m'attire, serpent tentateur qui vient siffler à mes oreilles, qui m'entraîne dans les bras de Morphée. Et le halo chaleureux de la réalité, la douceur de ton corps contre le mien qui me tient éveillé, qui m'empêche de sombrer dans les flots agités de mes rêves loin d'être dorés. Je suis coincé, planant dans les vapeurs de cet alcool brûlant, dans les brumes de cette douce drogue qui m'enchante. Je suis coincé entre l'envie de dormir et l'envie de profiter de cet instant unique qui après prendra fin à tout jamais. Drapeau blanc agité dans le ciel déchiré par les éclairs de ma haine, déchiré par les gouttes de pluies salées de tes remords. Ce soir je fais une trêve, une trêve certainement poussée par le liquide caramel qui ne me fait plus penser avec beaucoup de cohérence, un trêve engagée par les fumées enchanteresses de cette drogue avec laquelle on se défonçait tout les deux avant. Le danger m'attire, il me fascine, il me fait vibrer, dans toutes ses déclinaisons, dans toutes ses représentations. Le danger c'est ce qui m'a permit de pas perdre pied, de pas sombrer, d'être cet homme à moitié mort, à moitié vivant. Tu es mon péril, tu es celle avec qui je joue au périlleux jeu du risque.

Les souvenirs que j'ai si souvent déchiré, lacéré avec la force brûlante de ma rancœur se recomposent. Les pièces aux contours carbonisés du puzzle se reforme pour constituer le tableau de notre passé. Toutes ces nuits passées à tes côtés, petite fée protégée dans l'enfer perpétuel de mes bras, à l’abri des dangers précautionneusement calé contre mon torse. Deux silhouettes parfaitement imbriquées, deux pièces qui étaient faites pour fusionner. Sidney je suis le seul qui te conviendra jamais, je suis le seul qui te fera vibrer, le seul avec qui tu ne seras pas damné, le seul qui t'a et qui t'aurait aimé avec tant d'intensité, le seul avec qui tu te sentiras vivante. Mais tu m'as rayé, abandonné, t'as refusé, t'as dis non, t'as tout balayé. Tu m'as fais tout perdre, tout et dans cette sordide histoire d'amour noyé dans l'océan qui sépare les deux continents, tu n'as rien gagné, rien si ce n'est ma haine. Une colère pure, une rage authentique, des sentiments forts, des sentiments dévorants, mais des sentiments quand même. Je suis obligé de te détester, obligé de te faire payer. Tu récoltes simplement les raisins de ma colère, je te ferais souffrir jusqu'à ce que mon âme soit contenter, que mon cœur se soit reformer, même si je dois nous détruire tout les deux pour y arriver. Mais pas ce soir, non ce soir j'ai besoin de toi, de toi comme avant, j'ai besoin qu'on bafoue les limites de l’interdit, qu'on fasse ce que l'on s'était promis de ne jamais recréer. Ces instants passés, qui deviennent des moments présents.

Lentement la poupée s'éveille, elle retrouve ses mouvements, elle s'agite contre ma peau, doux frottement de la soie contre mon derme. Alors je me prépare, avec un peu d'appréhension j'attends que le couperet tombe. Que la nymphe déchire le drapeau immaculé, que ses palabres viennent raviver la flamme de ma colère, que sa surprise la pousse à me faire partir. Je voulais juste d'une pause dans cette guerre, juste d'un moment pour raviver nos souvenirs. Faiblesse d'une soirée qui me fait presque regretter mon action, qui me donne pour seule envie celle de fuir. Faire un peu comme toi, user de lâcheté et partir sans jamais me retourner. Je patiente, dans les limbes, à la frontières des deux mondes, enchanté par la poupée parfumée. J'attends que tu me donnes des raisons de te haïr de nouveau, de nouvelles raisons de te jeter, toi à qui j'ai tout donné. Souffle lent de ta question qui se trace une route vers mes oreilles. J'en ricanerais presque avant de murmurer lentement, d'un ton presque détaché, mon souffle se glissant contre le derme fin de ton cou. « Je suis profondément endormi. » Tu restes, tu me repousses pas au contraire, immobilité presque étrange alors que je resserre mon étreinte mon bras remontant sur ton estomac, lente caresse qui effleure ta peau, alors que je te garde un peu plus contre moi. Étreinte possessive, ce soir tu n'es qu'à moi, pour le restant de tes jours tu n'es qu'à moi. Je suis le genre de mec égoïste, je suis le genre de connard qui partage pas, je partage rien et certainement pas toi. Je briserais la nuque de chacun des mecs qui tenteront seulement de te dérober. Même si nous deux c'est la guerre, même si nous deux c'est terminé, t'es à moi, seulement à moi, juste à moi, c'est ainsi pour le restant de cette vie. « Pourquoi j'ai l'air de ne pas aller bien ? » Je ricane, mais pas froidement, pas méchamment cette fois, note adoucis par les gouttes de whisky qui glissent librement dans le liquide écarlate de mes veines. Je m'amuse de toi, je m'amuse de tes réactions alors que je trace des cercles sur ton ventre remontant lentement sous ta poitrine, mes lèvres effleurant ta nuque. Vicieux serpent qui se joue d'Eve, qui jubile contre toi. « Généralement j'allais mal quand je faisais ça ? J'ai déjà râlé quand t'étais dans cette tenue ? » Éclat de rire étouffé contre ton derme, sentiments adoucis par les produits de l'interdit qui traîne dans mon sang. Brise pas ce moment comme tu m'as brisé le cœur Sidney… Parce que tu le regretteras amèrement.

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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Dim 16 Oct - 15:49
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Encore une fois j’ai dû disparaitre, des fois je t’aime, des fois je te hais. Pour ne pas dire que j’ai tout donné, j’ai donné tout autant que toi.

J’attends patiemment que le coup de massue me tombe dessus, que le roi des démons ne fasse qu’une bouchée de moi pour avoir osée lui adresser la parole alors qu’il essaie de s’endormir. Je l’attends la sentence irrévocable. Celle que je me trimballe sur les épaules depuis des semaines. Je parle de ta haine qui ne cesse d’être houleuse à mon égard. Je n’arrive pas à m’habituer à cette rage qui t’habite, à ces regards qui m’assassinent j’ai jamais été préparé à ça. Jamais je n’ai été la cible de tes paroles sanglantes. Jamais tu m’as descendu, s’était nous envers et contre tous et j’ai du mal avec cette nouvelle version de toi, de nous. Une version qui m’arrache souvent des larmes, tu ne m’as pas habitué à ça Nikola et j’arriverai jamais à passer le cap. Je vis avec, mais je ne m’y habitue pas et pourtant je ne souhaite pas que tu t’en aille. Alors je subis, dressant devant toi un mur de glace imaginaire, un masque de froideur et de self-control pour ne pas envenimer la situation. Je subis tes humeurs changeantes au gré du vent, là où ta bipolarité t’emmène, comme maintenant. Toi collé à moi dans ce lit, tes épaules qui se secoue alors que tu ris, tu te délecte surement de ma faiblesse d’esprit et les mots que tu prononces me frappe. Me rappelant de doux moment du passé, bien avant que nous ne devenions un couple. Lorsque nous n’étions encore que des presque adolescents, que nos parents nous laissaient encore dormir dans le même lit innocemment. Ils ne savaient pas, je ne savais pas que tu t’autorisais déjà à me coller contre toi de ton plein gré. Je te croyais lorsque tu me disais que tu le faisais sans t’en rendre compte quant au petit matin nous nous réveillions dans les bras l’un de l’autre. Mensonge, un beau mensonge de gamin qui n’assumait pas ses actes et ses sentiments. Et je souris discrètement, ne bougeant toujours pas. Mon dos collé à ton torse comme si c’était la chose la plus normal qu’il soit actuellement. Je ferme les paupières et repense à ce passé que je chéri, que je ne regretterai jamais et je me permets de chuchoter. « Toi qui ''dort profondément'' … ça m’en rappel des choses … » Et j’espère ne pas avoir cassé l’ambiance en parlant du passé mais c’était trop tentant et s’était nous, tout simplement nous bien plus jeune, bien plus adorable et respectueux que nous actuellement.

Bras qui se resserre autour de moi, nous rapprochant encore plus, imbriqué l’un à l’autre et ton rire se fait encore entendre. Trop de joie en toi, c’est étrange y’a un truc qui cloche et je tourne ma tête vers ton visage le temps d’un instant et je comprends bien rapidement la situation. Cette odeur que je connais trop bien, l’odeur forte de l’herbe mélangé à des effluves d’alcool. Tu planes, sous mes yeux. T’es pas là car tu le veux réellement mais car t’es sous drogue, t’es dans un autre monde. J’avoue être un peu déçu que tu ne sois pas dans un état normal. Je tourne simplement la tête regarde le réveil affiché deux heures du matin. Nuit complètement bousiller, je n’arriverai plus à dormir à partir de maintenant. Et tu n’arranges rien, ta main qui glisse lentement de ma jambe pour remonter jusqu’à mon ventre. J’essaie d’être insensible à tes caresses, des caresses qui m’ont affreusement manqué maintenant que tu me laisse y regouter. Juste le temps d’une nuit, ou peut-être moins. Mais ce n’est pas toi, c’est les deux grammes que t’as dans le sang qui te font agir de la sorte. « J’sais pas… j’ai cru t’avais besoin d’un truc ou quoi … » Je dis n’importe quoi car j’ai la tête qui part complètement en vrille. Y’a plus rien de cohérent là-dedans et ton souffle chaud dans ma nuque n’arrange rien à la situation alors que tu remontes un peu plus haut que mon ventre ma respiration se coupe, apnée obligatoire pour éteindre le feu qui s’embrase au creux de mon estomac, le feu ardent que livre mon corps contre mon crâne de glace. Je dois garder en tête que ce n’est qu’illusion de bonheur, d’un passé commun. Ce n’est pas un rêve mais une spirale qui me mènerait en enfer et je sais que t’adorerais ça, me briser un peu plus encore en me laissant goutter, toucher du bout des doigts les espoirs que tu alimentes. Mais ça n’arrivera pas, je suis bien trop consciente des risques que tu veux me faire prendre. Je ne foncerais pas droit dans le mur même si mon corps et mon cœur ne veulent que ça. Mais je reste encore contre toi, profitant encore un instant de cette proximité que tu es venu chercher toi-même dans ma chambre, car malgré tout. Même éméché, c’est dans mes bras que tu viens et pas ceux d’une autre. Alors je pose ma main sur la tienne et ta tête qui vient se nicher dans mes cheveux me faire une nouvelle foi sourire, t’es tellement drôle quand t’es dans les nuages. « C’est vrai, quand il s’agit de fille et de lingerie tu n’es que douceur … » Je roule des yeux en disant ça avec un ton un peu dérisoire, taquin. Incorrigible, les hommes dans leur splendeur. La faiblesse, le talon d’Achille d’une lingerie fine. Un vêtement que même toi tu ne devrais pas être autorisé à voir et encore moins à toucher maintenant que nous ne sommes plus un couple. « Tu sais que quand t’es arrivé ici tu m’as dit que tu serais sage … ? Que tu toucherais plus à la drogue … ? » J’humecte mes lèvres en passant mon index sur la peau de ta main, douce main qui ne bouge plus sous ma poitrine. « Si j’étais méchante je devrais te jeter de l’appartement pour avoir violé la première close de notre contrat… » Si j’étais méchante, que je ne t’aimerai pas un petit peu tu serais plus là depuis bien longtemps Nikola, ta méchanceté gratuite n’enchantant personne ici, mais je force. Je me bat car j’ai toujours de l’espoir pour toi.

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Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Lun 17 Oct - 19:33
Without you
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Tes mots me tirent vers un passé que je tente d'oublier, une illusion du temps d'avant, de cette époque où tu étais le soleil et moi la lune, deux astres régnants ensemble dans une même harmonie. Ère où les sentiments naissaient, où les candides émotions se métamorphosaient. Je n'étais qu'un gosse perdu dans un tourbillon d'éclat du cœur ravageurs. Je savais pas ce que ça signifiait, je savais pas comment gérer, je savais pas comment t'aimer, mais j'étais certains d'une chose, c'est que je te voulais, plus que personne je te voulais à mes côtés. Affection qui doucement se transforme en passion, garçon qui devient homme, candeur fond sous les saccages de l'adolescence. Secrets qui se glisse sous l'oreiller, premiers mensonges à peine soufflés. Nouvelles envies qui se terrent derrière la tendresse que nous entretenions depuis toujours. Amitié maculée par un désir inavoué. Je te mentais à toi, celle à qui je n'avais toujours soufflé que des vérités. Je me mentais à moi même, refusant d'avouer ce qui était pourtant évident. C'était contre ton corps que le mien s'aimantait, parce qu'il avait besoin de toi, parce qu'il ne pouvait survivre sans la chaleur de ton corps. Parfum d'un amour naissant qui avait pourtant toujours été présent. Je suis tombé amoureux de toi à la minute où tes saphirs ont croisés l'enfer de mes yeux, je ne le savais juste pas. « La bonne époque. » Aujourd'hui les rayons de l'astre sacré affronte le halo argenté du souverain de la nuit. J'étais camé bien avant de sombrer dans les délires électrisants de la poudre blanche, t'étais ma drogue dure, mon absinthe, mon opium. Je me défonçais à ton odeur, je planais sous tes caresses, je crevais sous les coups de l'overdose que me causais ta putain d'absence. Deux années à souffrir de ce manque, deux années à rechuter chaque fois que je croyais avoir réussis à combler ce vide. Alors ce soir je veux juste arrêter de te détester, je veux juste emplir ce trou béant qui déchire ma poitrine, je veux me sentir revivre même si ce n'est l'espace que d'une nuit.

Les brumes de l'herbe embrouillent mon esprit lorsque le liquide caramel fait glisser les mots interdits. Je prononce des mots que j'avais bannis d'entre mes lippes, ces palabres si douces, ces palabres qui avait sur toi l'effet de la plume caressant ton derme. Légèreté cotonneuse qui nous envahie, rire qui fait trembler mon corps, cœur qui bat de nouveau. Léger tremblement, presque fébrile, avant que l'objet que tu avais brisé ne se mette à battre dans une cadence effrénée. Prunelles qui se croisent dans la pénombre, léger éclat qui brille dans le noir, lumière de cette braise qui renaît d'entre les cendres. « C'est possible. Ce soir j'ai besoin de toi, j'ai besoin d'être contre toi. » Juste un soir de paix, demain la haine renaîtra des geysers des enfers, la guerre reprendra et la trêve s'effacera. Comportement que je mettrais sur le dos de l'alcool qui m'aurait aveuglé, simple impression d'avant, factice, montée de toute pièce par les maux qui traînent dans mon sang. Jamais je n'avouerais que ça fait bien longtemps que je ne me suis pas sentis si apaisé.

Mains qui se frôlent, doigts qui se touchent, qui se rejoignent, qui se noue. Contact le plus intime que nous ayons partagé depuis mon arrivée. Véritable enfer que de te contempler sans pouvoir te toucher. Corps que je connais par cœur, à la perfection, tant mes lèvres et mes mains l'ont exploré, parcourus, découvert. Véritable territoire qui m'appartenait, roi de ton corps, tu étais mienne, beauté qui n'était qu'à moi et qui le sera pour toujours. Jamais je n'aurais pu résister à ta silhouette porteuse de si peu de vêtements auparavant, je lutte, chaque secondes n'est qu'un combat perpétuel avec moi même. « Quand il s'agit de toi, tu m'as déjà vu doux avec quelqu'un d'autre peut être ? » Je laisse les dérives du whisky m'achever ou couvrir mes actes, je sais pas trop alors que je dépose mes lèvres sur ton épaule. Simple démonstration de la douceur dont je pouvais être capable auparavant, mais dont tu étais l'unique destinatrice. Je me veux taquin, je me veux joueur, insupportable gamin qui s'amuse avec toi alors que la bretelle de soie glisse de ton épaule. « Oups... » Rire qui s'étouffe une nouvelle fois dans l'or fondu de ta chevelure avant que tes mots ne me stoppent, avant que je ne me fige, avant que l'homme en feu ne redevienne statue de glace. Douche froide qui me gifle et qui me ramène à la réalité, alors que ma voix se fait plus dure, plus sèche, gifle qui éclate le silence. « Putain Sid. » Je roule sur le côté, ta chaleur me quittant alors que mon dos ne se pose sur la douceur du matelas. Mes mains ne parcourent plus ton corps, lien qui s'est brisé, mille un morceaux de notre proximité qui vole, alors que je cache mon visage derrière elle. Je suis qu'un camé, un putain de drogué, un accroc à de la merde, un mec qui se noie dans ses conneries. Des années de consommations, deux années effrénées à me défoncer pour t'oublier. « Pourquoi il faut que tu parles de ça ? Je veux pas en parler ! Tu crois que c'est facile d'arrêter du jour au lendemain ? » Je peux juste pas arrêter comme ça, la poudre blanche n'entrave plus ma perception, mais l'herbe continue d'alimenter le manque de toi. Vire moi si tu en as à la foi, vire moi et jure moi que tu ne regretteras pas, vire moi et il n'y aura plus jamais de toi et moi. Faciès qui se tourne pour se perdre dans le tiens, faciès qui t'observe avant que le fauve ne revienne, qu'il ne renaisse pour reprendre le contrôle du jeu. Je me glisse au dessus de toi, véritable prédateur, bloquant tes poignets, laissant mon nez effleurer la peau si fine de ta gorge, remontant si lentement avant de souffler à ton oreille. « Qu'est ce que je dois faire pour que tu arrêtes de parler des sujets qui fâchent ? Ça ? » Mordillement léger, avant que je puisse retenir le ricanement qui m'habite. Profite de ses heures, profite de cette bulle, profite de moi, avant que le rêve ne vire au cauchemar.

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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Lun 17 Oct - 22:28
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Encore une fois j’ai dû disparaitre, des fois je t’aime, des fois je te hais. Pour ne pas dire que j’ai tout donné, j’ai donné tout autant que toi.

Douce sont les paroles qui s’immisce jusque dans mes oreilles. C’est vrai, s’était la bonne époque quand nous n’étions encore que des gosses, des enfants qui ne pensaient qu’à s’amuser en classe, rire et embêter les autres. Une époque de notre vie qui n’était pas plongé dans la drogue. Dans la noirceur du monde qu’on a voulu intégrer volontairement. Je ne sais même plus comment cette histoire a commencé. Je ne me rappel plus à quel moment nous avons plongé main dans la main dans ce genre d’emmerde et pourquoi aucun de nous deux n’a pas essayé d’arrêter l’autre. Et je m’en veux, je ne peux que m’en vouloir de ne pas avoir été celle qui arrête les choses avant qu’elles n’aillent trop loin, que tout ça prenne trop d’ampleur. Avant que nous commencions à vendre, avant que je finisse en prison. C’est encore douloureux d’y penser, c’est encore trop frais pour ne pas ressentir ce pincement au cœur quand je me revois enfermé dans cette cellule, ce lieu où je n’avais pas ma place. J’étais bien trop douce, jeune et candide pour être dans un tel lieu. J’avais peur, très peur. Je ne pensais pas qu’un sachet d’herbe vendu sur un campus pouvait être si dangereux, qu’une affaire aussi banale à mes yeux aurait pu aller si loin. Au point de nous écarter de notre destiné. Deux plaques tectoniques qui se sont éloignée l'une de l'autre. Au point de nous déchirer et nous retrouver chacun à un coin opposé du globe à se haïr, par ma faute je l’avoue. Deux âmes qui étaient sœurs qui maintenant dans le présent, sont en train de se bouffer le foie des jours entiers depuis qu’elles se sont retrouvés. Mais aussi, deux entités qui arrêtent le combat le temps de quelques heures, le temps de se ressourcer, l’une à côté de l’autre dans un lit, sous une couette à l’abris du regard des habitants de cet appartement. Personne ne saura que nous avons partagés ce moment. Même toi Nik surement tu ne te rappelleras de rien, bien trop imbibé dans l’alcool et les autres drogues que t’as pu avaler et fumer avant d’arriver jusqu’ici, dans mes bras à me dire qu’il est fort probable que tu es besoin de moi… Je ressers tes bras autour de ma poitrine instinctivement. Il ne se rend pas compte de la beauté de ses paroles, de ce qu’elles infligent à mon cœur.

Je l’ai voulu, je l’ai cherché ce contact. Sournoise comme le renard. J’ai glissé doucement ma main jusque dans la tienne pour que nos doigts se rejoignent pour ne former qu’une seule poignée alors que je te parlais. Doigt entrelacé comme si ils ne s’étaient jamais quitté, ‘’comme avant’’. C’est mots qui résonnent dans ma tête à chaque fois que tu fais quelque chose qui me plait. Si être bourré te rend si doux et attendrissant alors bourre toi la gueule tous les deux soirs, on se disputera un jour sur deux mais pas grave. Ça me va, je m’adapte si t’es si sympa et drôle comme ça, que tu puisses rattraper toute ta méchanceté en cinq minute. Il n’y a que toi puisse faire ça. Avoir ce pouvoir sur mon cœur mais tu n’as pas à le savoir je me contente de rire tout doucement comme toi. « Vue de mes propres yeux non … Après … Qui sait avec qui t’as pu être doux quand j’avais le dos tourné … » Je souris en disant ça mais la jalousie embrume les souvenirs du passé ainsi que mes paroles. Me rappelant le monstre de haine que j’ai pu être parfois quand des demoiselles aux yeux de biches et aux courbes bien plus gracieuse que les miennes te tournaient autour. Je n’ai d’autre choix que de revenir à la réalité lorsque que tu embrasses mon épaule, épaule que tu te permets de dénuder du bout des doigts. Bretelle qui tombe sur mon bras innocemment alors que tu ris. Mes joues s’empourprent et je remercie le ciel que nous soyons la nuit. Que tu ne puisses pas voir l’effet que tu me fais, à te jouer de moi. « Dire que normalement tu serais écœuré de juste t’assoir à côté de moi ... » Et voilà, je m’en veux déjà de t’avoir dit ça, la phrase de trop que tu commences à te braquer, tu me lâches subitement et tu t’allonges sur le dos, la tête vers le plafond et je me tourne pour mieux te regarder, te comprendre je fronce les sourcils ne sachant si c’est le fait de parler de drogue ou du présent qui t’énerve à ce point et je soupire passant une main dans mes cheveux pour les ramener en arrière alors que tu parles bien plus sérieusement de ton addiction à la drogue et je soupire. « Je sais que ça ne l’est pas … » Comment ne pas le savoir quand on est soi-même une camée ? Une putain de gosse qu’à goûter à toute les merdes sur le marché et quand tu tournes la tête je te fais ce regard suppliant en posant l’une de mes mains sur ton bras. « Si t’es ici c’est pas pour faire les mêmes erreur qu’à … » Stupeur et retournement de situation lorsque comme un lion, un chasseur prêt à attaquer sa proie tu te jettes sur moi. Le roi est là, prêt à faire régner sa loi et en plus dans mon lit je ne peux m’empêcher de ricaner par l’incongru de la situation alors que tu empoignes mes poignets. Nos prunelles se croisent un instant et je me permets de glisser mon regard le long de ton visage jusqu’à torse restant une seconde troubler sur mon prénom encré dans ta peau. Je remonte directement le regard vers tes yeux. Manque de finesse et de discrétion de ma part. « Oups ? » J’hausse les sourcils faussement étonné. Je remploi à l’identique le mot que tu m’as dit lorsque tu as fait glisser la bretelle de mon pyjama. Joueur jusqu’au bout ton visage s’approche dangereusement du mien pour glisser tes lippes contre mon cou. J’espère que la veine de mon cou ne me trahi pas, qu’elle ne te fait pas sentir les battements fou mon cœur. Je plie la tête sur le côté quand tu mordille cette zone sensible. Je fronce les sourcils, faussement mécontente. Tu sais que je crains cet endroit, « Tu ne me laisse pas finir ma phrase et tu essaies de me commander dans mon propre lit ? T’as un sacré culot Nikola Aaron King. » Je lève les yeux au ciel, mimique que je produis un peu trop souvent depuis que je traine avec Jolene et je replonge mes opales dans les tiennes. « Tu devrais prendre mes menaces à la sérieuse… Je vais vraiment te renvoyer sur le canapé … T’as pas l’air si bourré que ça … » Je souris narquoisement. Petite princesse qui n’est que douceur peut aussi montrer les dents et les griffes. Ne l’oublie jamais. Ici c’est moi qui commande.

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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Jeu 20 Oct - 15:55
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Courbes féminines, ombres charmeuses, lippes qui n'attendent que les miennes, tentatrices aux griffes aiguisées. Pendant de longues années seule ton image a persisté, seule beauté qui avait la faveur de mes fantasmes. Cascade d'or qui régnait en maîtresse sur mon être, opalescences aux couleurs du ciel d'été qui estompaient le faciès de ces demoiselles, qui les rendaient si insignifiantes que je me fichais de leur simple existence. Bras qui ne voulaient que toi, lèvres qui ne voulaient parcourir que ton derme, cœur qui ne souhaitait battre que pour ta personne, âme qui n'avait pour seul rêve que de se lier à la tienne. De longues années à cultiver cette ire de sentiments passionnés, ce feu d'artifices incandescent de ressentis violent. Prunelles embrumées par ta présence jusqu'à ce que le voile ne disparaisse à cause de ton absence. La belle devient bête, l'être désiré devient l'être détesté. Tu étais toujours là, image gravée dans mon crâne, nymphe que je pouvais éloigner de mes pensées tant tu y étais ancrée, tant tu t'y étais immiscée au cours des années. Les affres de notre passion mutilant mon cœur brisé, dont les battements ne cessaient de s'interrompre, plaies sanguinolentes qui le lacéraient. Halo de cette haine colorée par les ténèbres que tu as glissé en moi. Voile d'insignifiance qui se retirent de leurs silhouettes, femmes qui deviennent réelles, qui m'attirent dans leur filet. Diablesse qui s'unissent à moi le temps d'une soirée, l'espace de quelques nuits. Simplement le temps pour que mon désir s'expriment, que mon envie de vengeance à ton encontre tire des perles salées de ton regard que je ne parvenais pas à oublier. Je me suis laissé aller, dans des draps parfumées, des bras pour ne plus penser, je me défonçais à la luxure sans jamais me lier, sans jamais aimer, sans jamais embrasser les lèvres de ces créatures de beauté. Elle n'était que des jouets, elle n'était que des poupées avec lesquelles je m'amusais, des princesses désabusées que je jetais sans le moindre regret. Délicatesse qui avait désertée mes mots, tendresse qui s'était échappé de mes gestes, douceur qui ne parvenait plus à entrer dans mon cœur. « J'ai jamais été doux après que tu m'ais tourné le dos. » Et lorsque tu étais là, il n'y avait que toi.

Dégoût qui masque le désir, dégoût qui me protège de ton aura maléfique, ton aura qui me séduit, ton aura qui me damne, ton aura qui me tue. J'ai toujours été attiré par toi, d'abord innocemment, simple enfant protégeant sa fée des dangers. Puis comme un adolescent pataugeant dans ses sentiments naissant, dans cet amour dont il ne savait rien, amitié qui bascule dans une tempête passionné. Ensuite comme un jeune homme, désir éternel qui me foudroyait dès que je te voyais, qui prenait possession de moi chaque fois que mes yeux se posaient sur toi, chaque fois que les songes de toi me faisaient rêvasser. Et enfin comme cet ancien amant qui contemple ce qu'il a perdu contre son gré, ce qu'il préfère détestait plutôt qu'aimer, moins dangereux, plus réciproque, plus facile. Je dompte ma propre folie en jouant les tentateurs, les bêtes sauvages, les créatures insoumises, loup, lion, serpent, je suis tout ça à la fois, je suis au dessus de toi. Je ne plane plus que dans ce monde de réalité exacerbé, ce monde emmêlé entre sentiments passés et désir refoulé. Promesses obsolètes, regrets du temps écoulé, amour brisé, peine effacé par la pureté éblouissante de tes opalescences. Mon regard qui se noie dans le bleu tentateur de tes yeux. Tu es contre moi, tu es à moi, pour toujours ma propriété privée. Puis tes prunelles s'échappent de l'étau des miennes, elles glissent non loin de moi, sur moi, sur mon derme marqué de cet ancre noir, de cet amour noir, de cet amour fou que j'avais pour toi. Preuve immortel de la véracité de tout ce que je t'ai toujours soufflé. Un sourire amusé étire le coin de mes lippes alors que je souffle. « Tu ne pensais quand même pas que j'allais l'effacer. » A jamais gravé, à jamais dans mon passé, à jamais dans ma vie, à jamais contre mon coeur fusse t il ébréché, brisé ou recomposé. Grand roi qui reste au dessus de toi, mais qui libère tes poignets de mon emprises, alors que je tourne un peu ton visage, cherchant ce « N » qui m'avait rendu fou, qui m'avait fait vibrer comme jamais. Lettre ténébreuse qui se dessine sous mes yeux, dans la semi clarté s'échappant des fenêtres. « Tu l'as toujours... » Pensée qui s'échappe loin de là, vers un autre horizon lorsque je sens le tempo de ton cœur accélérer, corps qui répond comme autrefois au moindre des mes gestes. Alors je continue de m'amuser, je continue de te provoquer un peu plus, brisant les limites que l'on ne devrait pas franchir, que l'on devrait pas détruire. Mes lippes n'effleurent plus seulement ta peau laiteuse, il la vénère, baisers volés, baisers arrachés avant que je susurre taquin. « Je suis peut être culotté mais je te fais de l'effet Sidney Arriston. » Eclat de rire qui se perd dans le silence, qui se perd dans la nuitée, qui se perd contre tes cheveux. Je devrais pas, je frôle l'interdit et ce seul sentiment ne fait que me contenter dans cette idée, ne fait que me pousser à continuer de jouer. J'aime repousser les limites, j'aime repousser tes limites. Et cette sensation déroutante de ton corps répondant au tien, de mon corps toujours fidèle aux tiens. Deux aimants qui se retrouvent enfin. « Non tu ne le feras pas, tu es trop bien là avec moi. » Effluves alcoolisés qui lentement s'efface, ivresse qui se noie dans tes mots. La réalité n'est plus biaisé, elle n'est presque plus embrumée et pourtant je suis toujours là face à toi, je suis toujours là et je bouge pas. Je ne veux pas, alors je continue de feindre, je continue à jouer, je continue parce que je voudrais que ça ne cesse jamais. Lèvres qui effleure les tiennes le temps d'une seconde, simple caresse, presque un rêve avant que mon front ne se pose contre le tien. « Il y a deux ans j'aurais pas hésité à t'embrasser. » Sauve moi, aide à moi à te détester parce que je suis en train de perdre pied.
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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Jeu 20 Oct - 22:02
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Encore une fois j’ai dû disparaitre, des fois je t’aime, des fois je te hais. Pour ne pas dire que j’ai tout donné, j’ai donné tout autant que toi.

Poignets sortit de ton emprise masculine pour mieux me dominer d’une autre manière. Me faire tourner la tête d’un simple geste de la main, comme si j’étais une poupée de chiffon en me susurrant d’un ton presque ironique que je suis bien bête de croire que t’aurais pu faire enlever cette preuve d’amour qui trône avec fierté sur ton torse. M’effacer de ton corps pour mieux m’effacer de ta vie aurait pu être une idée. Une splendide idée pour t’aider à aller mieux. Mais le voulais tu ? Surement pas plus que moi. Cette idée ne m’était jamais passé à l’esprit. Je l’aime mon tatouage à ton honneur, celui que tu es en train de regarder. Toi qui fut, est et sera éternellement le roi de mon cœur. ‘’N’’ royal, une majuscule glisser au creux de mon oreille. Endroit discret et pourtant si présent, si signifiant pour moi. Le premier tatouage, celui pour lequel on se lance à corps perdu dans une aventure dont on ne sait rien. Une douleur qu’on cherche nous-même. Laisser une trace, une trace de toi sur moi. Toi la personne qui fit mon bonheur pendant dix-neuf longues années de ma vie. Un amour passionnel, fusionnel presque irréel qu’on a nourrit de nos baisers et de nos coups de gueules. Et pourtant voilà maintenant des semaines qui s’écoulent, des semaines où nous nous confrontons l’un à l’autre. Des jours entiers que tu fais mon malheur, de ma pauvre existence un enfer quotidien et pourtant je suis là, ce soir à te regarder droit dans les yeux, te laisser me dominer, plonger tes lèvres sur mon corps de faible. J’ai le cœur débordant de sentiment refoulé, de sentiment que je m’efforçais d’éloigner pour mon bien. Combien de filles supporteraient-elles ce que tu me fais vivre ? Combien n’en auraient que faire de ton affaire de drogue à Londres ? Je présume que beaucoup auraient tiré un trait définitif sur toi et pourtant je suis là moi. Je m’offusque que tu puisses croire un instant que j’aurai pu, que j’aurai eu le courage de faire ça, t’effacer de moi, comme si notre amour n’avait été qu’une simple relation parmi tant d’autre. Ton corps qui se penche encore contre le mien et déposant de tendre baiser dans mon cou, je frisonne mais je ne perds pas le nord. Je fronce les sourcils « Pourquoi ça t’étonne que je l’aie encore … ? » J’ai besoin de savoir, comprendre que tu penses réellement que je ne t’ai jamais aimé. J’ai besoin de l’entendre pour pouvoir te repousser. Sans ça, je n’ai pas la force de le faire.

Yeux qui se ferment à chaque passage de ton souffle chaud sur ma jugulaire, je commence à avoir du mal à faire la différence entre le Nikola du passé et celui du présent. Entre celui qui m’aimait d’un amour fou et celui qui me hait, qui se joue de moi. J’ai du mal à discerner si c’est pour m’affaiblir ou simplement les vieilles habitudes qui te font agir comme ça. La limite commence à se flouter s’effacer de mon esprit. Ce qui me semblait faux commence à me paraître vrai. Je perds le nord je perds la tête. Tu me fais de l’effet et tu le sais, je n’ai pas envie de dire des mots juste pour te contredire, c’est l’évidence malheureusement. Je ne peux pas mentir face à toi, mon corps réagit trop puissamment contre le tien. Alors je choisi le silence des lèvres pour laisser exprimer quelques seconde mon corps. J’en oublie que je dois te repousser. Bien au contraire, je m’aventure dans le même jeu, la spirale de l’enfer avec toi. Je suis la Eve qui croque dans la pomme timidement. Je veux voir l’emprise que j’ai sur toi, si ce n’est qu’à sens unique cette attirance qui ne connait jamais d’overdose. Est-ce qu’il n’y a pas que moi qui le ressens ce feu ardent dans mes veines ? Je n’ai plus le contrôle de mes mains qui viennent se poser sur tes omoplates. Les glissant glisser tout le long de ton dos. Je profite de ta tête plongé dans mon cou pour me mordiller la lèvre. Ta peau douce, ton corps brulant au contact de mes mains froide. Je me stoppe là mais j’en veux plus, toujours plus. Tu relèves la tête vers moi et je souris narquoisement, je te toise de mon regard le plus innocent, je bats des cils deux fois d’affilée. « T’as raison je vais profiter que tu sois à mes côtés pour mieux t’emmerder quand t’auras décidé de changer d’avis … » Car tu le feras, je le sais. Une trêve avant la guerre, la vraie. Un presque baiser, battement de mon cœur qui se font irrégulier. Je n’aurais qu’à tendre les lèvres pour être contre les tiennes mais non … Je me contente de tenir tête, mes yeux ancrés dans les tiens, front contre front. Simplement nous sans nos armes, sans notre public, sans nos crises. « Hésiter, c’est déjà presque céder tu sais … » Deux ans que mes lèvres ne sont pas posé sur les tiennes, lèvres qui deviennent tout à coup la chose la plus désirable dans ma tête. Je les fixe avec envie, une envie folle d’y succomber. Je ne sais pas comment je fais pour ne pas plonger mes lèvres sur les tiennes, de ne pas produire ce que je ne dois surtout pas faire… Tu veux plus de moi … C’est me faire du mal que d’y céder… Mais pourtant je mets mon cerveau un instant en pause. J’avance un peu mon visage laissant mon nez se frotter contre le tien, à la limite de fléchir, de te céder mes lèvres une bonne fois pour toute. Et je ferme les yeux, je me perds dans ma folie. J’envoie valser mes principes lorsque nos lèvres se touchent. Juste un instant, le quart d’une seconde. Un dixième de seconde de pur bonheur jusqu’à que du bruit se fasse entendre. Les sons de deux jeunes filles complètement éméchés résonne derrière l’épaisse porte en bois de notre appartement, le fracas d’une porte et des « chuuut » bien trop fort.

Je me raidis contre toi en décalant mon visage du tien. Putain qu’est-ce que j’allais faire là ?! Je te repousse te laissant tomber sur le matelas à mes côtés et je remonte la couverture sur nos deux corps, recouvrant nos têtes et je prie fortement pour qu’aucune des deux ne rentre dans ma chambre pour s’allonger. Je plisse les lèvres ainsi que les yeux lorsque j’entends leurs pas passer devant ma porte en ricanant et les bruits se font de moins en moins fort lorsqu’elles sont enfin dans leurs chambres. Je lâche un soupire de contentement et je me mets à rire doucement, je colle ma tête à ton bras pour étouffer mon rire. « Tu me fais faire n’importe quoi … » Rire de la frustration, du stress d’être découvert dans le même lit et de l’incongru de la situation… Je fais plus que n’importe quoi, je vais le regretter de m’être laisser emporter.

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Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Ven 21 Oct - 15:13
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Deux marques indélébiles de cet encre noir présent pour l'éternité. Deux marques venu démontrer une affection sans limite, une affection que même la douleur, la souffrance ne pouvait freiner. Deux marques qui aujourd'hui se toise pour raconter deux histoires bien distinctes. Il y a celui que je porte, ton prénom, six lettres, symbole de l'amour ravageur que je pouvais te porter, des sentiments débordant que je n'éprouvais que pour toi. Déclaration que mes lippes ne parvenaient pas à souffler, mots qui ne trouvaient aucune cohérence, palabres que j'étais incapable de formuler. Homme qui ne sait pas manier les mots s'ils ne sont pas mauvais, s'ils ne sont pas menaçant. Homme qui n'avait des choses à prouver à personne, personne à part toi. Exception parmi la horde, éclat d'or qui brillait bien plus que tout les autres, amour que je pensais, à l'instar de ces six lettres près de mon cœur, éternel. Puis il y a cette initiale masquée dans la cascade dorée, cette folie que tu as pourtant gardée. Juste une illusion, un mirage, un amour que tu pensais immortel, mais qui n'était qu'un simple amour de jeunesse, un amour d'adolescent que tu as vu mourir lorsque tu te trouvais derrière les barreaux empoisonnées. Amour qui n'était que fausseté, peut être un attachement qui s'était forgé avec le temps, ou un peu d'affection, mais rien de plus. Jamais tu ne pourrais m'aimer, jamais tu ne m'a aimé, comme moi je l'ai fais. « Parce que tu as cessé de m'aimer, si tu l'as seulement fait un jour. » Voix froide, éclat de glace qui surgit du volcan que je suis depuis que j'ai débarqué. Je ne les regrette pas ces mots, déteste moi donc pour les avoir dis, jette moi hors de ta chambre. Tu ne pourras jamais me faire sentir coupable d'être honnête, de te la vérité, en face, les yeux dans les yeux, sans mensonges d'aucune sorte. Je suis l'incarnation du mauvais garçon, l'incarnation de l'interdit, celui qui attire mais auquel on ne s'attaque pas. Je suis malhonnête, je suis un menteur, je suis un putain de manipulateur. Mais avec toi, avec toi j'ai jamais fais ça, j'ai toujours pué l'honnêteté pour ne jamais risquer de te voir filer. Et au final, au final t'es quand même parti… Sur un autre navire, sur un autre continent, loin de moi, loin de celui que tu prétendais pourtant aimer tant.

Je balaie le passé, le temps d'une soirée, j'oublie les plaies que tu fais saigner. Je veux jouer, jouer avec ma poupée préférée. Petite princesse de porcelaine que je câline pour mieux exploser, pour mieux détruire, pour mieux briser. Le loup rode, le loup séduit, le loup s'apprête à te dévorer. Nous sommes connectés, deux entités liées, deux entités faites pour respirer ensemble, lèvres contre lèvres, à puiser le même souffle de vie, pour ne pas vaciller, pour ne pas sombrer. L'un sans l'autre on dit adieu à ce bonheur qui ne montrera jamais le bout de son nez, l'un avec l'autre on se voue à se détester jusqu'à l'un de nous tombe pour entraîner l'autre dans sa chute. On est voué à de damner, voué à chuter, voué à se tuer, alors autant le faire avec application, autant prendre soin des détails, autant rendre la chose amusante. Peau qui s'embrase sous ton contact, tu glisses sur mon derme le feu ardent de la passion qui éclate avec le désir, tu fais brûler mes veines d'envie, d'envie de toi. Image qui se fracasse dans mon esprit, souvenir de toi, de ton corps nu contre moi, de ton corps nu sous les draps, de ton corps nu qui n'était voué qu'à moi. De tes lippes d'où s'extirpaient le plaisir, celui que je te donnais, celui que tu prenais lorsque l'on jouait à ces jeux interdits dans lesquels se perdent les amants maudits. Formes que je connais par cœur, traits de ta silhouette que je n'oublierais jamais. « Pour le moment j'ai pas encore décidé de changer d'avis. » Lèvres qui s'effleurent sans jamais vraiment se toucher, compétition qui s'instaure entre nous, c'est à celui qui craquera le premier. Deux années que je n'ai plus goûter à tes lèvres, deux années à en oublier la saveur de tes baisers. Je me souviens de ces fois où je me jetais sur tes lèvres devant ces mecs bien trop insistant, pour leur montrer que tu étais mienne. Ces lippes que je volais le matin pour que tu pense à moi toute la journée, celle que je quémandais le soir venu lorsque tu m'avais bien trop manqué. Baiser chaste, devenue embrassades passionnées. Le feu a rapidement pris de l'ampleur entre nous, feu qui rencontre l'essence, incendie de nos corps que l'on ne pouvait calmer, que l'on ne pouvait tarir, que l'on ne pouvait éteindre. Envie qui me serre les tripes, je voudrais tellement craquer, je voudrais tellement te les voler de nouveau. Mais j'ai bien trop de fierté, j'aime bien trop gagné, je veux que ça soit toi qui craque, je veux que tu me montres que même si t'as agis comme la pire des garces, je fais toujours naître ce feu en toi, cette flamme ardente qui décore tes tripes et qui fait trembler ton cour. Montre moi. Prouve moi. Calme moi. Quelques seconde, un rien, un simple baiser voler, caresse que l'on penserait regrettée. Puis plus rien, brutal retour à la réalité, corps qui se fracasse, qui tombe de la falaise lorsque tu me repousses, lorsque mon dos retombe lourdement sur le matelas. Rires que je voudrais étouffer, demoiselles sur lesquelles je voudrais bien hurler. Désir qui disparaît tel une volute de fumée, désir envolé dans l'ivresse des parasites. Je te laisse te coller contre moi, je te laisse regretter de ton côté, je te laisse baragouiner des mots que je n'entends pas, que je n'écoute pas. Je ferme les yeux l'espace de quelques secondes, rapide réflexion avant de laisser la bête en moi agir, le loup agripper sa proie pour la glisser sur lui, petite poupée que j'attire au dessus de mon corps. Position qui s'inverse, toi et moi sous la couette, toi sur moi sous la couette, moi sur toi, ou toi sur moi ferait un joli morceau. Tes lèvres je viens les chercher, tes lèvres je viens les voler, fierté que je vois s'écailler alors que la caresse précède le fiévreux baiser. Je me fiche des idiotes imbibées qui ricane dans les chambres d'à côté, je me fiche de cette haine que je te hurle du matin au soir. Doigts qui s'emmêlent dans tes cheveux, passion qui incendie ce putain de lit, alors que je te serre un peu plus contre moi. Fragile princesse que je ne veux pas briser, que je veux protéger, ce soir en tout cas, juste ce soir. Poumon qui se vide, air qui manque et lippes qui finissent par se séparer lorsque mes mains glissent le long de ton corps jusqu'à tes cuisses. Souffle chaud qui finit par lâcher ces quelques mots. « Ca veut pas dire que je t'ai pardonné... » Et pourtant y a que dans tes bras que je me sens réellement en paix…
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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Ven 21 Oct - 18:58
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Encore une fois j’ai dû disparaitre, des fois je t’aime, des fois je te hais. Pour ne pas dire que j’ai tout donné, j’ai donné tout autant que toi.

Mal-être qui se propage dans tout mon corps, cœur qui ne s’arrête jamais de tambouriner. Sacré organe qui aime trop fort, qui brûle trop fort pour cette même et unique personne. Manque qui se fait ressentir. Le manque de toi, de ton corps et de cette bouche incendiaire. Infâme sensation d’insatisfaction qui s’insinue jusque dans ma tête. Sensation étrange qui se rajoute à ma liste de symptôme de femme frustrée. Mes lèvres me brulent maintenant que je ne ris plus. Elle réclame une dose de toi. Mes lippes charnues, lèvres qui me caractérise ne demande qu’une dose de toi. Des lèvres qui ont eu le malin plaisir de frôler les tiennes juste une demi seconde pour mieux m’enterrer, me faire souffrir de ne pas en avoir eu plus. Je hais cette sensation, je hais la vie d’être si conne. Gâcher un tel moment … Puis ce silence de mort qui nous entourent alors que dans la pièce d’à côté les filles ne s’arrêtent pas de rire et ça m’irrite. J’ai tout sauf envie de rire tout de suite. Ni d’entendre leurs voix qui viennent de me déboussoler, qui ont gâché le seul moment d’intimité que nous allions partager. Je soupire désabusement plongeant ma tête contre le coussin et fermant les yeux pour me calmer. J’aimerai m’endormir, je ne veux plus ressentir cette passion qui dévore mes entrailles pour l’être que je suis censé détester. Je me sens comme une allumette trop vite craqué, à peine la flamme allumée quelle s’est éteinte instantanément. Comme la dernière allumette présente dans le paquet, celle qui devait donner de l’espoir, notre dernier espoir. Celle qui devait nous éclairer mais qui n’a pas eu sa chance.

Des secondes, des minutes je ne sais pas combien de temps passent lorsque tu me tires jusqu’à toi. Me faisant ouvrir les yeux par la surprise alors que je me retrouve sur toi. La bouche mi- ouverte de stupéfaction, Les mains placés de part et d’autre sur ton torse. L’une sur ton cœur, un cœur qui bat régulièrement mais fort contre mes doigts et l’autre sur ton épaule, épaule d’un homme grandit, murit. Un corps presque comme avant mais plus tout à fait, beaucoup plus fort. Une enveloppe charnelle que j’ai envie de découvrir et redécouvrir. Connaitre chaque parcelle de ton corps comme si c’était la première foi. La couette nous recouvrant entièrement, ne laissant aucune particule de lumière bleuté nous envahir. Le noir complet. Juste des souffles chauds qui s’entrechoquent dans cette bulle construite de tissus. Un étau qui se resserre autour de nous lorsque tu attires ma tête vers la tienne pour celer une bonne fois pour toute nos lèvres. Ta main qui se perd dans mes cheveux alors que profite de ce baiser comme si il est le dernier que nous allons nous donner. Certainement, surement mais je ne laisse pas de place pour mon cerveau dans cette équation parfaite que nous formons actuellement. Alors je m’accapare mon dû, tes lèvres qui seront à jamais mienne, que tu le veuilles ou non Nikola. Je remonte ma main jusqu’à ta joue, ta nuque que j’agrippe pour toujours nous rapprocher, je picore tes lèvres, je les maltraite pour en garder le meilleur souvenir. Pour que chaque sensation reste ancrée dans un coin de ma tête lorsque notre relation sera totalement détruite, que même me détester ne sera plus ta priorité. Que je ne sois qu’un vieux décombre de ton passé, un simple tatouage regretté sur ta peau, un nuage sombre qui s’éloignera de ta personne. Respiration saccadée, entrechoquée lorsque nos deux visages s’éloignent l’un de l’autre. Des secondes à récupérer notre souffle, j’étouffe de chaud dans cette bulle alors je tire sur cette couette, je la jette derrière nous et un rayon de lune vient se poser sur le lit, sur ton visage et tes lèvres gonflés, rougit par les tourments que je leurs ai réservés en un seul baiser. Aussi rouges sont tes lèvres que mes joues, par l’intensité de mes actes, actes manqués des deux dernières années.

Mains qui se glissent de mes hanches jusque sur mes cuisses, laissant place à une trainée de frissons délicieux, mains qui commencent à passer tout doucement sous les coutures de ma combinaison de soie. Bien heureuse d’avoir choisi cette tenue pour dormir, je serai presque à me promettre chaque soir de réitérer l’histoire alors que tu m’annonces déjà la couleur de la suite des évènements. Je m’empêche de lever les yeux au ciel ou de soupirer. Je sais que tu ne me pardonnes pas, non pas si simplement, pas si facilement. Pas grâce à un seul et unique baiser échangés alors que des effluves d’alcool brunies sont glissés dans tes veines, imprégné à ta peau. Je l’ai senti l’odeur de l’alcool lorsque mes lèvres étaient contre les tiennes, lorsque ton souffle est venu se glisser contre le mien. Mes yeux glissent sur ton torse et ma main dessine du bout du doigt ton tatouage, mon prénom que j’apprécie un peu trop sur ton pectoral. « Je sais … Je ne me faisais pas d’illusion… » Voix boudineuse alors que tes mains continuent leurs avancées, je me délecte de se toucher. Elles remontent tout doucement les mains du mâle faisant tomber un peu plus chaque rempart qu’on a posé de nos côtés. Elles remontent jusqu’à frôler la cicatrice, cette immonde cicatrice que m’a valu un accident de voiture avec notre ancien coloc’. Une cicatrice que j’oublie, qui commence à faire doucement partie de moi. Une marque que j’ai du mal à accepter, une trace que tu ne connais pas. Mon sang ne fait qu’un tour et ton touché m’électrise, me fait grimacer. Je repousse ta main pour que tu n’en touche pas plus. Que tu ne sois pas dégouté par la fine trace encore boursouflé, pas encore assez vieille pour s’être résorbé. Je te fixe un instant avant de tourner mes opalescences ailleurs, ton regard me brule et je me décale bien trop gênée et dégouté de moi-même. Je te coupe bien avant que tu puisses donner ton grain de sel. « Y’a vraiment rien à dire sur ça. » Non je n’ai définitivement pas envie d’en parler, je suis bien trop complexé par mon corps. Je me sens tellement conne d’avoir oublié un détail si important que je coupe tout contact physique. Je m’allonge sur le côté, je ne veux plus parler. « Bonne nuit Nik. »

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Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Dim 30 Oct - 0:44
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Sulfureuse bataille qui s'engage, les ténèbres en ont terminées de leur lutte sanglante contre la lumière de l'astre sacré, les ténèbres ont choisis de faire une trêve, les ténèbres s'éteignent contre tes lippes. Mes lèvres pour les tiennes, mes lèvres contre les tiennes, mes lèvres qui déchirent les tiennes, mes lèvres qui torturent et chérissent ces précieuses lippes qui leur ont bien trop manqué. Résurrection, aimants qui se retrouvent enfin, après avoir déchirés d'autres paires qui n'étaient jamais les bonnes, après avoir tenté d'exister contre d'autre sourires qui ne valaient jamais celui là. Renaissance, poumons qui puisent l'air vitale qu'ils ont tant recherchés, deux années à inspirer cet air saturé qui lentement les tuer. Tu me fais vivre autant que tu me fais mourir. Tu es celle qui me poignardes pour mieux me ramener à la vie, tu es celle qui recompose les morceaux éparpillés de ce cœur brisés avec la fureur de tes mots, avec la grâce de tes mouvements, avec la passion de tes baisers. Mais je me laisserais pas berner, je tomberais pas dans ce piège bien trop dangereux pour nous deux. Je pourrais plus t'aimer parce que t'as changé, parce que celle que j'ai aimé ne m'aurait jamais quitté, parce que nous deux c'est du passé. Nostalgie d'instants d'avant que l'on a partagé, vague retour dans une époque que tu n'avais pas encore contaminé de ta lâcheté et que je n'avais pas entaché de ma cruauté. Whisky qui me tire vers ces moments qui ont fanés, vers ces volutes de notre passé qui reprennent vie dans ton lit. Parfaite illusion de notre passion, parfaite illusion de cet incendie que nos corps pouvaient provoquer après s'être écharpés.

J'étais insuffisant à la poursuite de ton bonheur, j'étais insuffisant à la vie que tu aspirais. Ce poids que tu traînais et qui t'empêchait de t'envoler vers la poursuite de tes rêves. Je t'aurais supporter dans le moindre de tes desseins, je t'aurais fais traverser n'importe quelle tempête, j'aurais toujours été là, pilier inébranlable éternellement présent. Une absence, une seule et unique absence, destin qui glisse entre mes doigts destin qui se joue de moi, destin que je ne contrôle pas et te voilà partir. J'aurai voulu te sortir de là, j'aurai voulu briser tes chaînes, j'aurai voulu défoncer tes barreaux empoisonnés pour pouvoir te retrouver, pour pouvoir te délivrer. Si tu savais comme tu m'as manqué, si tu savais comme le manque de toi m'a déchiré et continué de me torturé. Si tu savais combien de fois j'ai rêvé de laisser de nouveau mes mains glisser sur ton derme, sur ton corps qui n'appartenait et n'appartient qu'à moi. Égoïste, possessif, ma propriété, la princesse que j'avais dérobé. Les songes les plus noirs n'étaient pas ceux qui me sortaient de ce sommeil que je désespérais à trouver. Non les plus affreux, les plus horribles se déroulaient lorsque je rêvais de toi, lorsque je partageais mes draps avec toi, lorsque nos cœurs battaient ensembles, lorsque nos corps dansaient ensemble dans un ballet endiablé, soupirs de plaisirs qui emplissaient la pièce, qui nous menaient jusqu'à l'extase. C'était comme si tu étais encore là, comme si tu n'étais jamais parti là bas, si loin de moi. Sentiment de plénitude, extase qui entravait mon corps de damné alors que je planais, alors que j'aimais, que je t'aimais, réveil doux, réveil parfait lorsque mes mains te cherchaient dans le lit, pour ne trouver que ce vide glaçant, pour comprendre qu'il ne s'agissait que d'un rêve, un mirage. C'était ça le pire, c'était le plus horrible, ma propre vie, mon propre songe charbonneux. Alors ce soir je profite, ce soir je joue avec le feu, ce soir je recrée ces nuits doucereuses et demain le masochiste ressentira à nouveau le vide, à nouveau la douleur, à nouveau cette impression de chute libre, de corps qui tombent d'un millier d'étages pour venir s'écraser sur le sol glacé.

Je sais même pas si je pourrais te pardonner un jour, si je pourrais murmurer les mots saints que tu attends tant. Non je pourrais pas, non je pourrais jamais. Je te hais, c'est fort, c'est puissant, c'est éternel et ça me lie à toi. Dernier lien, plus solide que le précédent, plus cohérent, plus réciproque aussi sûrement. Plus jamais je ne pourrais te confier ce cœur que tu as trop malmené, torturé, laminé. Une part de moi le voudrait, une part de moi le souhaiterait, mais mon esprit refuse, mon cerveau hurle de m'éloigner de ta présence reine des tourments, mon cœur te tourne le dos. Alors je pose cette limite, j'érige ce mur de glace, froideur dans la chaleur de notre étreinte. Je me protège de toi, je me protège du mal que tu pourrais et que tu me feras si je te laisse cette place que tu ne mérites pas. Jouet passager que je finirais par jeter avec autant de facilité que toi, lorsque c'était moi qui tournais entre tes doigts.
Mains qui jouent, qui s'amusent, qui glissent entre la douceur de ta peau et celle de la soie. Rose pâle qui sied parfaitement au teint de la poupée. Je connais chaque centimètres du corps de cette femme que j'ai tellement aimé explorer, corps qui a mûris, qui a légèrement changé. Léger détail qui me fait froncer les sourcils, légère boursouflure qui ne se trouvait pas là avant, étrangeté qui a pris part sur cette peau, changement qui laisse présager le pire. Opalescences qui ne comprennent pas se fracassant dans ton regard fuyard alors que tu prends la parole avant moi, alors que tu me coupes la paroles, que tu balaies mes mots avant même que je n'ai pus les souffler. Brûlure de toi sur moi qui disparaît alors que tu files, alors que tu reposes à mes côtés, quelques centimètres nous séparent, semblable pourtant à des mètres. Cruelle distance que tu instaures entre nos deux corps, pénitence que tu m'infliges à cause de ce pan de ta vie que tu fuis, pan de ta vie que je ne connais pas, moi qui pensais tout savoir de toi. Mais ça, ça c'était avant… « Bonne nuit ? Sérieusement ? Tu te fous de ma gueule Sidney ? » Ascenseur émotionnel, vertigineux voyage que je poursuis en ta compagnie, tu continues inlassablement le même jeu. Tu me fais monter haut et tu me fais descendre si bas. J'en peux plus de ces jeux qui nous tue, j'en peux plus du chaud et du froid que tu souffles, j'en peux plus de ce trépas dans lequel tu finiras par me mener. Mais cette nuit c'est moi qui dirige, c'est moi qui impose les règles, c'est moi le roi et toi la proie. « Laisse moi voir. » Lumière de ta table de chevet que j'allume rapidement avant de fondre sur toi, ton dos contre mon torse, ma main qui trace des cercles apaisant sur ton ventre, mon nez qui se promène dans ton cou. Ce soir je suis un autre, ce soir je suis celui que tu as aimé, enfin que je pensais que tu aimais. Léger murmure à ton oreille, léger baiser qui se perd dans ton cou. « C'est moi, c'est Nikola, tu sais que tu peux tout me montrer, y a pas de gênes entre toi et moi, y en aura jamais... » Puis le loup se glisse au dessus de toi, front contre front, yeux dans les yeux. Aucune haine dans mon regard, aucune rage dans mes prunelles, juste cet éclat, cet éclat qui renaît, celui qui a toujours veillé sur sa fée, qui a passé des années à te couver. Tissus que je relève lentement pour découvrir l'objet de mes questionnements, mais le tissu se bloquent, le tissu refuse de me dévoiler ton secret. Alors rapidement, bien trop vite, vil serpent, je dénude la fleur, je laisse mes yeux glisser sur ce corps parfait, ce corps qui m'a bien trop manqué, opalescences qui ne s'y attardent pas pour ne pas te gêner mais qui se concentrent sur ta fine cicatrice. Doigt qui la retrace, cœur qui se serre, cour qui ressent la souffrance que tu as du ressentir de plein fouet avant de tracer des cercles apaisant sur sa peau et de recouvrir ton enveloppe charnelle de la couverture. Je baisse les armes, j'abandonne le premier, j'ai plus envie de jouer un rôle, j'ai plus envie de faire celui qui ressent rien face à toi. Non j'en peux plus, pas après ça, pas avec ça, pas quand t'es comme ça. Tendrement je t'attire, légèrement je te berce, main qui frotte doucement ton dos, main qui se perd dans tes cheveux. « Eh...princesse...qu'es ce que tu as fais quand j'étais pas là ? » Langue qui ripe, surnom qui s'enfuit, instant inimaginable qui pourtant se produit.
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MessageSujet: Re: Pillowtalk my enemy my aly * SIkola Dim 30 Oct - 11:02
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Sikola
Encore une fois j’ai dû disparaitre, des fois je t’aime, des fois je te hais. Pour ne pas dire que j’ai tout donné, j’ai donné tout autant que toi.

Paupières qui se ferment alors qu’un millier d’éclat de souvenirs viennent s’imposer dans mon esprit. Réminiscence d’un moment vécu dont je n’ai pas toute les parties. Des bribes de ce jour précis qu’il a essayé de me raconter, il a vraiment tenté de me rafraîchir la mémoire de me détailler au plus possible ce qu’il s’est passer ce jour-là dans son pick-up mais j’ai encore beaucoup de trou noir du moment. Malgré les séances chez la psychologue, les marques sur mon corps et les vidéos de surveillance qu’on a pu me présenter c’est le trou noir. Cicatrice qui me brule dès que j’y pense. C’est l’effet placebo, je suis la victime de mon propre cerveau. Il se joue de moi en me faisant mal alors que la partie est insensible. Un stress post traumatique comme l’appelle le docteur qui me suis depuis l’accident et j’ai du mal à m’y faire c’est vrai car je l’ai vu cette fameuse lumière blanche dont tout le monde parle, je l’ai senti le sang, ce liquide vermeil sortir d’entre mes lèvres lorsque la voiture a basculé et que je n’ai réussi qu’à tourner la tête vers mon ami pour voir si lui il était toujours en vie. Ce n’était pas lui qui était dans un état inquiétant, c’était moi. Opalescences qui restent scellés quand ta voix se fait entendre. Mots lassés, fatigués, agacés par mon comportement bipolaire. Si seulement tu savais comme je suis sérieuse, qu’il n’y a pas une once de foutage de gueule alors je ne réponds pas. Je me fais silencieuse en espérant que t’en feras de même mais c’est un rêve, c’est utopique que de croire ça de toi Nikola. T’es pas un mec qu’on peut dompter, un mec qu’on peut raisonner c’est toi qui décide encore et toujours.  

Lumière qui vient me faire plisser les yeux, ce halo que tu te permets d’allumer pour mieux m’observer. Le serpent qui vient entourer sa proie de son propre corps. Main qui vient se poser sur mon ventre et visage qui se niche dans ma chevelure. Je frisonne mais je ne me démonte pas. Jusqu’à que ta voix se fasse douce au creux de mon oreille que tes palabres viennent apaiser mes pensées de tes mots les plus doux, tes mots les plus réconfortants, ta voix la plus suave et s’en parler de tes lèvres qui viennent se poser à la naissance de mon cou pour enfoncer le clou. Je succombe. Je ne dis rien mais je te laisse faire, même lorsque tu viens te positionner au-dessus de moi. Mon regard se soude au tien, l’appréhension contre la confiance. Un dur combat que je décide de perdre, je ne peux rien te cacher. Jamais. « C’est tellement laid … » Mots qui se fonde dans un murmure, parole qui vient te donner la permission de regarder. Voir l’étendue des dégâts. Examiner de plus près l’horreur. Je baisse le regard gêné, attristé alors que ta main glisse jusqu’au tissu qui cache ma jambe pour le remonter mais ce n’est pas assez, il ne remonte pas suffisamment pour te laisser fixer un bout du chapitre dont tu ne connais pas l’existence, pas encore. Tu remontes ton regard vers moi lorsque l’impasse s’impose à toi, un rempart que j’aurais aimé que tu ne passes pas, que tu te désistes te rendant compte que cette marque te dégoutera, que cette boursoufflure qui prend place sur ma cuisse est hideuse elle enlaidit un peu plus l’imperfection que je suis. Mais non, t’en veux plus encore et encore tu veux vraiment la voir de tes propres yeux et c’est tout naturellement que tu viens faire glisser les bretelles de ma combinaison en satin. Je laisse faire la chose, complètement désarmée par la situation. Tout se précipite bien trop rapidement. Le tissu tombe en même temps que ma fierté, mon amour propre. Le vêtement fini sa course au sol et je suis mise à nue physiquement comme mentalement. Je ne bouge pas, je ne me cache pas ce n’est pas la pudeur qui me frappe mais ta délicatesse. L’homme à l’instinct animal n’a pas sa place dans ce tableau il ne me dévore pas du regard mais il constate, il la voit, il la scrute et ose même passer son doigt dessus. Je grince des dents pour ne pas émettre une grimace face à ce geste que je ne m’autorise pas moi-même. Personne n’y touche. Pas même les médecins, plus depuis que les points de suture ont cicatrisés. Et je te fixe attendant une réaction, une moquerie alors que ton visage se fait sérieux. Je fronce les sourcils en voyant l’air dévasté que tu prends. Je veux arrêter le spectacle, je suis prête le faire. Je veux couper ce moment une bonne fois pour toute. Le chassé d’un geste de la main mais ta curiosité prend naturellement fin d’elle-même alors que tu fais glisser ton regard jusqu’à moi ainsi que le drap sur mon corps. Moment de silence qui s’installe, je ne sais pas ce que tu penses, ce que tu crois. Je fixe un point imaginaire sur le plafond en retenant mes larmes. Aller Sidney soit forte craque pas maintenant si lui l’a vue plus rien ne peut t’atteindre maintenant, aller ressaisie toi merde. Ce n’est rien. Juste une cicatrice comme des milliers de personne en ont. Pourquoi en faire des tonnes ? J’ai beau me répéter ça j’ai du mal à m’y faire. Mal à me rendre compte qu’elle ne me défigure pas, qu’elle n’est pas ignoble comme je peux le croire. Qu’elle fait tout simplement partie de moi et qu’elle raconte un bout d’histoire, qu’elle va m’aider chaque jour de ma vie à me rendre compte de l’importance de cette chance qu’on a d’exister, chance qui a failli mettre enlevée.
Proximité qui s’était envolé, proximité que tu viens rechercher subitement. Je me retrouve dans le creux de tes bras en quelques secondes. Mon palpitant contre le tien, mon corps couvert que par se fin drap contre le tien. Seule barrière qui dresse les limites de notre nouvelle relation. Maintenant que nous sommes les amants maudits, deux personnes qui s’aimaient trop qui ne peuvent plus rien être. Je ferme les yeux quand ta main vient à la rencontre de mes cheveux. Je me console de cette ancienne relation par ta tendresse folle actuelle. Je me délecte de tes attentions, de ta pitié avant que le soleil ne se lève, avant que la vie triste que nous menons ne reprenne son cours. Langue qui se délie pour faire bondir mon cœur d’entendre ce surnom sortir de tes lèvres. Je me rends compte de beaucoup de chose tout à coup. Premièrement tu n’es plus bourré, tout ce que tu fais est assuré. Ce n’est pas l’alcool qui te fait agir bêtement car l’homme que j’ai en face de moi c’est toi. Le vrai Nikola Aaron King sans ses limites, barrière de protection ni le venin que tu aimes tant me cracher.  Deuxièmement, malgré le temps séparé, malgré les erreurs du passé il y a des choses qui ne changent pas. Des mots qui restent, des fragments de sentiments que tu n’as pas oubliés toi non plus et je n’en doute plus de l’amour que t’as pu ressentir pour moi. C’est bien moi qui ai foiré en partant comme une voleuse.

Courage que je prends à deux mains alors que je m’assois confortablement entre tes jambes, mon dos collé à ton torse chaud. Je ramène mes cheveux sur mon épaule nue et je joue de mes doigts avec les pointes. « J’ai… J’ai eu un accident il y a quelques mois avec Sahel. » L’opération déminage des bombes commence tout doucement. Première bombe désamorcée. Je prends une infime respiration en lâchant mes cheveux pour attraper le drap et le malmener. « Un gars a grillé un feu rouge et il m’est rentré en plein côté passager… » Je lâche brusquement le drap et pose ma main sur sa jambe que je caresse. « C’est ma faute, j’étais dans un sale état ce jour-là j’ai appelé Sahel complètement dans le brouillard et il est venu me chercher. Si je ne l’avais pas appelé, rien ne se serait passé. » Cœur qui va faire sa chute au creux de mes entrailles, je me sens tellement coupable, toujours autant même des mois après. « Il a juste eu un bras cassé et des égratignures lui. Moi par contre … Le foie explosé, des côtes fêlées et un bout de vitre dans la jambe. » J’hausse les épaules et fait glisser le drap qui couvre ma jambe pour regarder moi-même ma propre cicatrice. « Et un arrêt cardiaque. » Je reprends rapidement en te sentant te contracter derrière moi. « Mais c’est courant après un choc et des traumatismes comme ça, le corps et le cœur ne tiennent pas le coup. » Je touche la cicatrice qui est bien moins rouge qu’avant et je tourne mon visage vers toi. « Les horribles traces sur mon corps sont peut-être le prix que je dois payer pour avoir fait du mal aux gens que j’aime. Surtout toi. »

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Sans solitude, sans épreuve du temps, sans passion du silence, sans excitation et rétention de tout le corps, sans titubation dans la peur, sans errance dans quelque chose d'ombreux et d'invisible, sans mémoire de l'animalité, sans mélancolie, sans esseulement dans la mélancolie, il n'y a pas de joie. — Pascal Quignard.
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Pillowtalk my enemy my aly * SIkola
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