AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

N'oubliez pas de voter pour le forum et de up le sujet bazzart. On compte sur vous ♥
Merci de privilégier les bizuts !

Et tu feras des grandes choses quand t’auras trouvé lesquelles | Dana & Teddy
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

 :: A Walk on San Francisco :: Pacific Heights :: Quartier résidentiel
avatar

Story of your life
I want you to know:
Tell you about my friends :
Newbie Ciscan
Voir le profil de l'utilisateur
Ciscan depuis le : 09/10/2016
age : 26
messages : 35 Localisation : San Francisco
MessageSujet: Et tu feras des grandes choses quand t’auras trouvé lesquelles | Dana & Teddy Mer 26 Oct - 22:26
Et tu feras des grandes choses quand t'auras trouvé lesquelles
« C'est quoi Dieu ? » Tu vois quand tu fermes les yeux et que tu désires un truc très fort ? Bah Dieu, c'est le mec qui s'en fout. The Island Δ Dana & Teddy.

À chaque rentrée c’était la même histoire : Teddy devait s’efforcer de reprendre contact avec tous ses amis, perdus de vue durant l’été. Bien qu’ayant beaucoup moins de congés que lorsqu’il était étudiant, il s’était tout de même octroyé un long mois de vacances en août, durant lequel il était, entre autres, rentré dans son pays natal. La France. C’était d’ailleurs plus pour voir ses frères et sœurs que ses parents car, ce n’est pas qu’il se fichait d’eux comme de l’an quarante, mais un peu quand même. Il avait mieux à faire que de faire des ronds de jambes devant ses géniteurs afin de s’assurer qu’il ne se fasse pas déshériter. Le reste de ses congés, il l’avait passé entre San Francisco et l’Espagne, où il était allé en parfait touriste, confiant son chiot à son frère resté en France. Ce n’est pas qu’il ne voulait pas l’emmener avec lui, mais il se disait qu’il serait mieux dans la fraîcheur bretonne qu’en plein cœur de la canicule propre au Sud de l’Europe. C’était un maître responsable, eh !

Ainsi, il avait passé la quasi-totalité de son mois d’août à des kilomètres du pays, et lorsque lui était là, en juillet et en août, c’étaient ses amis qui étaient partis. Comme tous les étés, finalement, tout le monde s’en allait à un bout ou à l’autre du monde – ou des États-Unis, mais c’était déjà non négligeable –, et on ne faisait que se croiser. C’était d’ailleurs la seule raison pour laquelle Teddy aimait la période de la rentrée : enfin, il pouvait renouer avec la plupart de ses amis. Parce que bon, il n’aimait pas faire dans le sentimental, mais ne pas les voir pendant plusieurs mois faisait qu’ils finissaient par lui manquer, mine de rien.

Parmi ses amis religieusement perdus de vue tous les étés se trouvait Dana. Ancienne collègue devenue avec le temps l’une de ses amies les plus proches, ils se débrouillaient toujours pour partir au moment où l’autre rentrait de vacances, comme si quelqu’un tout là-haut s’amusait à jouer un peu avec leur sort. Teddy ne croyait pas en Dieu, mais il fallait avouer que ce genre de coïncidences qui se répétaient immanquablement, année après année, le poussait à se questionner sur l’existence d’un vieux barbu omnipotent, et peut-être un peu plus malicieux que le racontait la légende. Et non, il ne parlait pas du Père Noël.

Il l’avait donc recontactée sitôt de retour sur le sol américain. Malheureusement, leurs obligations et emplois du temps respectifs ne leur avaient pas permis de trouver une plage horaire de temps libre commune avant ce soir de fin d’octobre. Teddy l’avait ainsi invitée chez lui, aimant recevoir. Ce n’était pas pour autant qu’il aurait rangé son appartement – quelle naïveté que de croire cela ! – qui, comme toujours, était dans un désordre monstrueux. Et c’était encore pire depuis qu’il avait adopté son chiot, Rizo. Il avait bien tenté de remettre un peu d’ordre la semaine passée, mais ses yeux s’étaient posés sur la console de jeux abandonnée sur sa table basse de son salon, et il y était resté scotché toute l’après-midi sans plus avancer son rangement.

À défaut d’accueillir Dana dans un loft rangé, il pouvait leur concocter à tous deux un bon repas. Ça, au moins, c’était dans ses cordes – le contraire aurait été quelque peu inquiétant, au vu des quatre années qu’il avait passées à apprendre l’art culinaire. Ils étaient depuis peu en automne, et à l’approche d’Halloween, il avait décidé de préparer un potage à la citrouille en guise d’entrée, histoire de faire honneur à cette fête. En plat principal, il avait dû lutter contre sa tendance naturelle à cuisiner de la viande, qui était selon lui le meilleur aliment que la Terre ait généré. Pas trop le choix lorsque son hôte était végane… À la place, il avait porté son choix sur des galettes de légumes, accompagnées de tofu et de riz assaisonné. Enfin, pour le dessert – qui était la meilleure partie du repas, inutile de se voiler la face –, il avait concocté plus tôt dans l’après-midi une tarte au citron meringuée. Un repas riche, en perspective ; seulement, Teddy adorait aussi bien préparer que déguster de la nourriture, aussi il avait tendance à être particulièrement généreux et appliqué dans ce domaine. Il partait toujours du principe qu’il valait mieux avoir trop à manger que pas assez.

Il avait donc passé toute l’après-midi à cuisiner, mais le résultat en valait la peine. Avec un petit sourire satisfait, il balaya du regard sa cuisine. Dans le réfrigérateur reposait le dessert, et sur les plaques électriques mijotait toujours la soupe. Les éléments devant constituer le plat principal étaient quant à eux soigneusement posés sur le plan de travail, prêts à être cuits lorsqu’il serait temps.

L’heure de rendez-vous sur laquelle s’étaient arrêtés les deux amis approchait à grands pas, aussi Teddy se chargea de dresser la table, évitant du mieux possible le petit Golden Retriever qui lui courait entre les jambes. Il était déjà suffisamment maladroit comme cela, inutile que son chiot vienne lui compliquer la tâche… Heureusement, il parvint à installer couverts et assiettes sans difficulté particulière, étant habitué à effectuer ce genre de tâche grâce à son métier.

Il n’avait désormais plus grand-chose à faire, si ce n’est attendre l’arrivée de Dana. Il aurait évidemment pu lancer la cuisson du plat principal, mais le temps que son amie se pointe, qu’ils mangent leur entrée et qu’ils se lancent dans de grandes discussions, cela risquait d’être froid. Mieux valait donc attendre qu’elle soit là. Son tablier, qui était avec le temps devenu comme une seconde peau pour le jeune homme, était toujours passé dans sa nuque tandis qu’il tournait la soupe pour s’assurer qu’elle ne brûle pas.

Son chiot, jappant à ses pieds, se rappela à son bon souvenir, et constatant qu’il était plus ou moins l’heure de son dîner, Teddy attrapa son sac de croquettes et en remplit sa gamelle, avant de regarder le petit animal se ruer sur son écuelle, un sourire amusé aux lèvres. Il savait par avance qu’il suffirait d’une petite minute pour que le récipient soit totalement vide ; ce chien était un véritable aspirateur sur pattes. Et cela ne manqua pas, rapidement il eut ingurgité son repas. Manifestement pas rassasié pour autant, il posa ses pattes sur les genoux du jeune homme accroupi à ses côtés et le regarda d’un air implorant. Teddy éclata de rire en le voyant faire ; il ne pouvait nier qu’il avait une bouille plutôt irrésistible dans son genre, mais il n’oubliait pas pour autant qu’il ne devait pas trop nourrir Rizo, sans quoi il serait en mauvaise santé. Caressant affectueusement son petit crâne, il lui dit avec une moue navrée :

- Désolé mon grand, tu vas devoir attendre demain matin pour en avoir plus… Et me regarde pas comme ça, t’avais qu’à pas t’empiffrer comme ça aussi !

Il rit de nouveau avant de se redresser pour se rincer les mains. L’hygiène était la règle d’or lorsque l’on cuisinait, et son chiot n’était pas des plus propres, de même que ses croquettes. Jetant un petit coup d’œil à l’heure qu’affichait l’horloge numérique de son four, il tripotait machinalement le pansement entourant le haut de son index, vestige de sa maladresse lorsqu’il avait coupé le tofu en cubes, quelques dizaines de minutes plus tôt. Baissant les yeux vers le petit bandage, il laissa échapper un léger soupir. Malgré les années de pratique, il était toujours incapable de cuisiner sans se blesser. Si encore cela n’arrivait que de temps à autre, ce ne serait pas si inquiétant que ça ; le souci est que cela se produisait bien plus souvent.

La sonnette retentit tout à coup, le faisant sursauter et le tirant brusquement de ses pensées par la même occasion. Essuyant ses mains encore humides sur son tablier, il se rendit dans l’entrée de son loft et appuya sur le bouton servant à déverrouiller la porte de l’immeuble, déduisant sans même chercher à s’en assurer que c’était bien Dana qui avait sonné. Il ouvrit ensuite la porte d’entrée, attendant que son amie surgisse de l’ascenseur ou de la cage d’escalier. Lorsqu’elle apparut dans son champ de vision, un large sourire prit place sur son visage tandis qu’il se dirigeait vers elle pour l’étreindre. Cela faisait plusieurs mois qu’ils ne s’étaient pas vus, et comme toute amie proche qui se respecte, elle lui avait bien évidemment manqué.

- Dana, je suis content de te voir ! Comment vas-tu ? Je compte sur toi pour me raconter tout ce que j’ai raté cet été, hein !

Il se détacha alors d’elle pour ne pas l’étouffer et attrapa son chiot qui bondissait partout autour de la jeune femme, le prenant dans ses bras pour tenter de canaliser cette petite boule de poils intenable.

- Rizo, laisse-la respirer un peu enfin !, le gronda-t-il gentiment.

Relevant alors les yeux vers son amie, il lui dit en souriant :

- Au fait, t’as jamais eu l’occasion de rencontrer ce grand gaillard. Alors Dana, je te présente Rizo ! Rizo, Dana.

Il prit délicatement l’une des pattes avant du chiot pour qu’il fasse coucou à la jeune femme, comme le grand enfant qu’il était. S’effaçant alors pour la laisser pénétrer dans l’appartement, il lui dit gentiment :

- Ne reste donc pas sur le pas de la porte, entre, je t’en prie !

Il ne se rendait même pas compte du débit auquel il parlait, ni même du nombre de mots qu’il enchaînait, laissant à peine l’occasion à son amie d’en placer une. Teddy le moulin à paroles était de retour, et il n’était pas prêt de se taire.
© GASMASK



Et comment on fait si je n'arrive pas à t'oublier ? La vérité c'est que des fois tu me manques tellement que j'ai l'impression de crever tant ça fait mal, car la vie perd tout son charme sans toi.
Revenir en haut Aller en bas
Et tu feras des grandes choses quand t’auras trouvé lesquelles | Dana & Teddy
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» une recontre aux dents pointues (pv Antonio et Jasper Torn)
» Les gens font parfois de drôles de choses quand parle leurs coeurs [ feat Zeus]
» Perle M. Adámasto ≈ Les gens font parfois de drôles de choses quand parle leur coeur
» [M/LIBRE] Quand on a trouvé le grand amour on ne le lâche plus, même lorsque l’objet de tout vos désirs vous supplie d’abandonner.
» « Seuls les désirs scandaleux font les grandes choses » ft. Renan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Cisco's Way :: A Walk on San Francisco :: Pacific Heights :: Quartier résidentiel-
Sauter vers: